Vernissage de l'expo "1917, le tournant de la guerre" à l'OCTC de Hamois

 

Pour découvrir les 42 photos prises lors du vernissage de l'expo qui se déroule jusqu'au 5 juin, de 14h à 18h à l'OCTC de Hamois, il suffit de cliquer, en haut, à droite, sur l'album intitulé "Expo Hamois, mai 2017".

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DSC_0106.jpgDiscours de Jacques de Cartier d'Yves, président de la Maison de la Mémoire

Je remercie sincèrement monsieur le conseiller provincial pour son discours. Je saisis à nouveau cette opportunité pour remercier la Province de Namur et, en particulier, Mélodie Brassinne de la cellule du patrimoine culturel pour son soutien précieux et sa collaboration efficace dans l'organisation de l'exposition parallèle à la nôtre sur le thème "14-18, le grand brassage des populations". Je saisis cette occasion pour vous informer de notre journée de commémoration franco-belge du vendredi 12 mai prochain qui nous permettra de nous souvenir de la tragédie des évacués français des départements de l'Aisne et du Pas-de-Calais, chassés de France en 1917 par l'occupant allemand et évacués de force vers nos provinces, nos villes et nos villages. Ils sont plus de 2500 à avoir séjourné dans les sept villages de l'entité. Une plaque et un panneau historique explicatif seront inaugurés en leur souvenir ce 12 mai à 14 h 30 sur la place devant l'église de Natoye. Vous êtes toutes et tous cordialement invités à participer à cette cérémonie.

1917..."Et l'espoir changea de camp".

Aujourd'hui, nous inaugurons donc la cinquième exposition de notre cycle de commémorations de la Première Guerre mondiale. Elle évoque les évènements majeurs de l'année 1917 et tout d'abord l'entrée en guerre des Etats-Unis d'Amérique, fait déterminant pour l'issue finale de ce conflit mondial. L'année 1917 souligne aussi d'un trait rouge toutes ces offensives inutiles et fort coûteuses en vies humaines : le "Chemin des dames", Bullecourt, Vimy, Arras, Cambrai, Ypres et Passchendaele, Caporetto sont autant de croix plantées au prix du sang sur le chemin tortueux qui devait conduire à la victoire... 1917 ouvre avec fracas la porte du changement en Russie, la fin d'un monarchie plus que tricentenaire, la révolution bolchévique et une ère d'incertitudes, de combats fratricides en prélude à l'idéal soviétique. Ici encore, ce fut en payant le prix fort en vies humaines, le nombre exact de victimes restant enfoui dans le tombeau des statistiques...

Nous sommes heureux de vous présenter, en complément à l'exposition de 2016 consacrée aux tranchées, une collection unique d'objets d'artisanat de tranchées jamais présentée au grand public, rassemblée depuis de nombreuses années par un amateur passionné.

Il était enfin utile de rappeler que la Première Guerre mondiale est le premier conflit industriel de l'Histoire et que la technologie a vite pris une place prépondérante dans ce conflit. Nous ne pouvons que rester perplexes devant cette capacité qu'à l'humain de fabriquer en très grand nombre et de manière très perfectionnée les outils de sa propre destruction... Vous pourrez ainsi découvrir le développement gigantesque de l'artillerie et son rôle capital dans les deux camps des belligérants, la montée en puissance de l'aviation, née peu de temps auparavant, et son utilisation à des fins multiples ainsi que la première apparition des tanks sur le champ de bataille et le poids, au propre et au figuré, que cette arme va bientôt prendre dans la conduite des opérations militaires.

Comme d'habitude, deux conférences sont prévues durant cette période d'expositions : le vendredi 12 mai à 18 heures, Jean-Luc Lefèvre nous parlera, ici à l'OCTC, du "Printemps 1917, des évacués français en Condroz namurois" et le vendredi 19 mai à 20 h cette fois, toujours à l'OCTC, le colonel BEM Bruno Smets évoquera un "Retour à Sarajevo, éclairage sur l'échec yougoslave". Nous ne doutons pas que vous serez nombreux à venir écouter ces deux orateurs.

Avant de conclure, je remercie, une fois encore, tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à faire de cette exposition un futur succès. Alain vous les détaillera dans quelques instants, mais je m'en voudrais de ne pas citer les autorités et services communaux pour leur soutien sans faille, les collectionneurs, prêteurs d'objets aussi intéressants que rares, tous ceux qui n'ont pas compté leurs heures de travail pour atteindre le but fixé... par notre infatigable et dévoué commissaire des expositions Alain Piette, les journalistes de tous les médias qui assurent notre publicité et nos amis de la Confrérie de la Gatte d'Or qui sont fidèles à ce rendez-vous annuel de la Maison de la Mémoire avec leurs délicieux produits de bouche.

DSC_0107.jpgDiscours d’Alain PIETTE, commissaire des expos 14-18,

Pour la 5ème fois depuis 2013, nous avons de nouveau rendez-vous avec l’Histoire ! Un siècle, tout juste, nous sépare des événements que nous illustrons dans l’exposition que nous vous proposons dès aujourd’hui et ce, durant un mois.

Comme chaque année, procédons au macabre décompte des jours de guerre. Aujourd’hui, 05 mai 1917, il y a exactement 1006 jours que la 1ère guerre mondiale a débuté. Et les belligérants en ont encore pour 555 journées de guerre !

A l’Ouest, rien de nouveau, pour paraphraser le célèbre titre de Erich Maria Remarque.
Rien de nouveau, dans le sens où les offensives inutiles et terriblement meurtrières ont encore entraîné la mort de centaines de milliers de militaires et de civils, et tout cela pour rien !  
Le front occidental n’a quasiment pas bougé. A l’Est, l’armée russe subit de multiples revers et la révolution bolchevique va bientôt la forcer à demander un armistice. Sur le front austro-italien, l’armée italienne ne parvient pas à prendre le dessus. Pire, dans un peu moins de 6 mois, elle va connaître la pire de ses défaites à Caporetto, un véritable désastre pour l’Italie.

Au Moyen-Orient, l’empire Ottoman vit également un véritable cauchemar. Les Britanniques vont remporter victoire après victoire et se rendre maître des grandes villes allant de Jérusalem à Bagdad.

Mais cette 4ème année de guerre est encore plus mondiale que jamais. Un grand pays va devenir notre allié en entrant dans le conflit de plein pied. Les Etats-Unis vont enfin nous prêter main forte.

Sur l’Yser, par un curieux paradoxe, les soldats belges tiennent le coup en face d’une armée allemande qui n’arrête pas de s’embourber dans la terre de Flandre.
Sans doute, cela tient-il à ce que nos soldats considèrent comme une garde sacrée le fait de conserver, libre, ce petit bout de Belgique sur lequel ils tiennent depuis si longtemps. Et cela, malgré les terribles privations, les conditions de vie inhumaines, l’éloignement de plus en plus douloureux avec leur famille, leurs proches, et la mort qui peut vous tomber dessus, à tout moment et souvent sans prévenir.

Nous avons également le plaisir d’accueillir la superbe et très émouvante exposition organisée par la Province de Namur, qui a pour titre « 14-18 – Le grand brassage des populations » et qui a pour thème, entre autres, de parler de ces milliers de personnes du Nord de la France, qui chassées de chez elles par les Allemands, ont été envoyées , de force dans notre pays et plus particulièrement dans notre Condroz.

Nous remercions tous les responsables du service historique de la Province et tout particulièrement Mme Mélodie BRASSINE pour avoir bien voulu associer leur exposition à la nôtre.

Puisque nous sommes aux remerciements, nous les adressons tout particulièrement à la Commune de Hamois, à son bourgmestre Luc JADOT, à ses deux échevins, Pierre-Henri ROLAND (échevin de la culture) et José TATON (échevin des travaux), ainsi qu’à son équipe, pour leur aide particulièrement efficace dans la préparation du montage de l’exposition et le déplacement du canon du Musée de l’Armée.

Un immense merci également au club d’aéromodélisme « Le Spirit of St-Louis » de Modave, spécialement à Monsieur BURTIN (président) et à ses amis du club. D’abord, pour la démonstration dont nous venons d’être les spectateurs mais aussi pour les magnifiques avions exposés.

Merci aussi au Musée de l’Armée pour le prêt du superbe canon allemand de 105 mm qui rehausse notre manifestation et tout particulièrement le général POCHET, directeur et Ellen LEFEVRE, du service de gestion des collections du Musée.

Merci aussi à ceux qui nous ont prêté des objets ou des documents ou qui nous ont aidés de près ou de loin pour la préparation de cette exposition
Il s’agit de :

   -   André BAR

   -   Jean-Marie de BRUYN (journaliste)

  • Jacques de CARTIER d’YVES
  • Benoît de CARTIER d’YVES
  • Joseph CLETTE
  • Amand COLLARD
  • Guy DEGRUNE
  • Bernard DESCLEE
  • Jean, David et Nicolas DIDION de la firme C.G. Mat. S.A.
  • Francine DUTILLEUX
  • Jean EVARISTE
  • Francis GAUTHIER
  • Jean-Marie GILLET
  • Christian GREGOIRE
  • Benoît GUILLEAUME
  • Roland de TIMARY et Dany KOHL (du Musée « Héritage » de Goesnes »
  • Luc JADOT
  • Françoise LECHIEN
  • et Mme LECLEF-DEREPPE
  • Jean-luc LEFEVRE
  • Emilie MARTIAL
  • Michel MOTTE (Journaliste l’Avenir)
  • Agnès et Brigitte DERBOIS
  • Marie-Pierre ABDOULI
  • Michel TIMPERMAN
  • Jean-François d’OULTREMONT
  • Walther SCHMIDT
  • Marie-Paule SCHOUBBEN

     -   Jean-Baptiste van EX

  • Jean-Pierre HENROTIN
  • Guido SMEYERS (cornemuse)

DSC_0105.jpgMais surtout mon ami Patrick HILGERS qui m’a une nouvelle fois prêté de nombreux objets de sa fabuleuse collection et Serge NOEL qui a bien voulu exposer une partie de son incroyable collection d’artisanat de tranchée (sans doute une des plus belles de Belgique !).

Ensuite, un tout grand merci aussi à l’équipe de l’O.C.T.C. où nous nous trouvons. Je pense à Stéphanie SENZOT, Sarah LECLERCQ et Marie de MOREAU, qui sont toujours prêtes à nous rendre service de manière très sympathique.

Merci aussi à mes confrères et consoeurs de la Maison de la Mémoire.
Tout d’abord à mes confrères de la Commission des expos 14-18 : notre président d’honneur, M. Jean Marie GILLET, notre président M. Jacques de CARTIER, Joseph CLETTE et notre bourgmestre M. Luc JADOT.

Merci aussi aux confrères et consoeurs qui sont venus travailler à la réalisation de cet événement, en particulier à Claude ROUARD, véritable « cheville ouvrière » de cette expo mais également à Claudine WARNON, Daniel ROSSOMME, Joseph CLETTE et Gilbert CELLIER.

Grand merci à Marie SCHMIDT-NICAISE qui a encore réalisé des miracles en restaurant d’anciens vêtements datant de plus de 100 ans et en en créant quelques autres, en se servant de patrons d’époque !

Merci aussi aux membres de la confrérie de la « Gatte d’Or » qui vont nous régaler, comme chaque fois, de leur divin breuvage dans quelques instants.
Rendez-vous l’année prochaine, même date, pour la 6ème exposition sur le thème de la grande guerre qui aura pour titre « 1918 – l’offensive libératrice ».

Du discours introductif de Luc Jadot, bourgmestre, retenons cette phrase: "nous sommes tous des migrants !" (il faisait trop froid pour prendre note, désolé)

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