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  • Qu’est-ce qu’on sème au parc Saint Roch de Ciney !

    DSC_0128.jpgCe week-end des 20 et 21 mai, ECOLO organisait l’action « Qu’est-ce qu’on sème ! » dans de nombreuses communes et régions de Wallonie et de Bruxelles. Il s’agissait d’une vaste distribution de 20.000 sachets de semences de coriandre, de roquette et de laitue pour jardins, balcons et cuisines accompagnés de tracts et de stickers « afin d’attirer l’attention de tous sur la nécessité vitale de conserver notre souveraineté alimentaireAvec l’opération Qu’est-ce qu’on sème ! mobilisons-nous pour la liberté : celle de semer, de cultiver, de choisir ce que nous mangeons, de préserver notre santé et de construire notre avenir ! »

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    DSC_0131.jpgA cette occasion, les militants Ecolo Ciney, dont le co président Patrick Dupriez, organisaient au Parc St Roch le dimanche 21 mai, parallèlement une bourse d'échange de graines, plantes, semis, pour le jardin ou le potager.

  • 118 participants à la 8e fête des voisins du quartier du Tienne à Ciney !

    DSC_0156.jpgLa première fête des voisins du quartier du Tienne à la Justice de Ciney avait réuni il y a 7 ans 70 participants. Depuis, d’année en année, son succès n’a fait que s’amplifier, tant en maintenant sa formule de balade gourmande à travers les rues du quartier. Cerise sur le gâteau, comme à chaque organisation du quartier, les cieux étaient plus que cléments. Cette année, tout a débuté par une balade à pied de 5 km, suivie de l’apéro du Tienne (un genre zizi coin coin, secret de fabrication de Jacques) chez le président Michel Hastir, l’entrée rue Pondire, la soupe, rue des Sergents chez Claudine et Alphonse, le trou normand rue du Tienne à la Justice chez Anne Marie, le plat principal préparé par un traiteur rue de la Closière et la salle pour le dessert et la fin de journée.

    DSC_0145.jpgComme pour chaque fête des voisins, chacun recevait une pochette confectionnée par Bernadette Dumont dans laquelle on pouvait ranger son verre et les couverts.

    Les prochains rendez-vous du quartier du Tienne sont la fête du Tienne les 1er et 2 juillet et la brocante dans les rues du quartier le 2e dimanche de septembre.

    En cliquant, en haut, à droite, sur l'album intitulé "fête voisins Tienne Justice", vous découvrirez 27 photos prises à l'apéro

  • Sentiers d'art en Condroz-Famenne du 26 mai au 4 juin sur Gesves et Ohey

    Vous avez sans doute déjà entendu parlé de « La Fête de Mai » à Gesves ? Cette année, grande nouveauté, la Maison du Tourisme Condroz-Famenne s’associe avec l’ASBL Vagabond’Art (organisatrice de la Fête de Mai) pour proposer un nouveau Sentier d’Art de plus de 40 km avec 10 œuvres de land’art dont 2 abris artistiques et poétiques.

    L'édition 2017 se déroulera du 26 mai au 4 juin, et cette année, Gesves et Ohey seront les 2 premières communes concernées par cette nouvelle aventure... 10 oeuvres (réalisées par des artistes venant de plusieurs pays, dont une artiste qui nous vient d'Inde) sur les 40 premiers km de la boucle ! 

    Affiche sentiers d'art.jpgLe concept

    « Sentiers d’Art en Condroz-Famenne » est un nouveau produit touristique de randonnées attractif et unique en Wallonie qui, d’ici 2019, s’étendra sur plus de 120 km dans les Vallées des Saveurs (Ciney, Gesves, Hamois, Havelange, Ohey, Somme-Leuze).

    L’objectif ? Une grande boucle parsemée de plus de 30 œuvres land ‘art réalisées à travers les Vallées des Saveurs par des artistes belges mais également internationaux. Des boucles plus courtes permettront aux familles de réaliser des circuits entre 10 et 15 km. Un réseau d’aires de bivouacs le long des sentiers et des chemins verra le jour d’ici 2019 et des abris « poétiques » permettront aux randonneurs de s’abriter et se reposer une nuit au cours de leur progression sur la boucle.... Ce projet s’inspire de « La Fête de Mai » organisée depuis de nombreuses années par l’ASBL Vagabond’Art et concentrée actuellement sur la Commune de Gesves.

    A PARTIR DU 04 JUIN, DECOUVREZ LE 1ER TRONCON DE PLUS DE 40 KM ENTRE SOREE (GESVES) ET LIBOIS (OHEY) PONCTUE DE 10 ŒUVRES LAND’ART DONT 2 ABRIS ARTISTIQUES ET POETIQUES. Le sentier est gratuit, accessible toute l’année, 24h/24, 7j/7 et pour tous les usagers non-motorisés. Des plus petits boucles de 10-15 km sont proposées tout au long du Sentier d’Art.

    Demandez le programme (toutes les entrées sont gratuites)

    A partir du vendredi 26 mai

    Ils débarquent... les artistes posent leurs valises pour 10 jours dans notre belle région ! Ce ne sont pas des vacances mais bien de la création avec et dans la nature ! Durant toute la semaine, rencontre des 10 artistes au travail sur le Sentier d’Art entre Sorée et Libois. Les artistes nous viennent d’Inde, de France, du Danemark, des Pays- Bas et de Belgique !

    Carte du circuit et lieux d’implantation des œuvres pour découvrir les artistes au travail dès le 26/05 : www.sentiersdart.be

    Le samedi 27 mai dès 19h au château Ferme de Baya à Goesnes (Ohey)

    Présentation des artistes au grand public par deux comédiens, Louise et Jai. Souper tout en musique avec "Made in Belgium Duo", formation atypique unissant violoncelle et accordéon. Repas (un verre d’apéro, plat et dessert : 10 €). Réservation souhaitée au 0475/94 23 40 ou 0472/29 14 64)

    Le vendredi 2 juin dès 19h : Babel Café à la Ferme de la Bergerie (derrière l’Eglise) à Sorée (Gesves)

    Soirée méli-mélo, musique, papotes et échanges avec les artistes.

    20h30: projection du film muet "The Neighbours" de Buster Keaton, animé musicalement par "La Petite Fanfare de la Grande Vie" 21h30 : On chante avec « The Voices », dirigée de main de maître par Pascal Chardome. Durant toute la soirée, bières spéciales, craquouillis de Tonkin, cornets de pâtes et autres joyeusetés.

    Le samedi 3 juin dès 18h30 : Fiesta Latino à la Ferme de Résimont à Evelette (Ohey)

    EvelettadelOheyto vous propose sa Fiesta Latino ! Mettez du piment dans votre soirée avec des animations danses endiablées jusqu’au petit matin ! Olé ! (avec Damien Oger de salsa- motion.be) Repas aux saveurs colorées

    De quoi danser, boire, manger et bien rigoler toute la soirée Repas : 10 € (sur réservation souhaitée au 0497/06 77 06)

    Le dimanche 4 juin dès 10h : Journée inaugurale et Festive du Sentier d’Art Gesves et Ohey

    Site principal : La ferme de la Bergerie, rue de la Bergerie,1 à Sorée (derrière l’Eglise)

    Dès 10h : Accueil en musique et remise des cartes du Sentier d’Art

    Entre 10h et 17h : balades libres et découverte des œuvres et des artistes sur le sentier d’art 2017 (40 kilomètres entre Sorée et Libois) Des petites boucles pédestres seront proposées sur la carte disponible gratuitement au point d’accueil (durant toute la journée)

    Si vous le souhaitez, des navettes vous déposeront et vous reprendront à l’endroit de votre choix (Départ toutes les heures- Pause entre 12h45 et 13h15 - dernier départ 16h30)

    12h30 et 13h30 (A la ferme de la Bergerie) : Pique-nique (3€) en fanfare et/ou pains saucisses (3€) – grâce au soutien de l’Apaqw.

    Entre 14h et 16h: Contes pour tous par Karine Moers (ancien cimetière de Sorée, près de l’œuvre ‘Valmik : The Anthill » de Shilpa Jogelkar »)- animation offerte par la Province de Namur

    De 14h à 16h30 Animations lecture paysagère sur un site d’exception

    Animations pour enfants : jeux en bois toute la journée dans la ferme et grimage « nature » de 12h à 14h et de 16h à 18h. De 12h30 à 16h30 : animations artistiques

    Bar et grignotages durant toute la journée sur le site de la ferme de la Bergerie.

    18h30 : Jambon au miel grillé au feu de bois et ses accompagnements : 12 €

    (sur réservation auprès de Evelyne : 0479/26 29 63)

    21h : On danse avec les « Those Fucking Bells" (musique irlandaise)

  • La place Monseu à Ciney piétonne ? Vous pouvez réagir à la proposition Ecolo

    Voici un communiqué de presse signé par Ecolo Ciney ! A vous de réagir 

    Quelle fierté ce mardi dans les yeux de nombreux cinaciens de voir trôner le clocher remis à neuf sur la Collégiale !

    Cet événement réjouissant était certes important, mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin dans la valorisation du patrimoine et dans l’embellissement de notre ville! En effet, pour Ecolo la pose du nouveau clocher et la rénovation de la Collégiale ne doit pas éclipser le défi qui nous attend : rendre Ciney plus propre, plus agréable, plus convivial, plus accueillant tant pour les citoyens que pour les touristes et les visiteurs d’un jour.

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    Ciney mérite un projet ambitieux pour demain :

    La Place Monseu piétonne !

    Ce mardi lors de la pose du clocher, la Place Monseu a été rendue aux piétons, et comme à chaque fois que la place est libérée de ses voitures, les cinaciens ont pris possession de cet espace public avec beaucoup de plaisir, générant de nombreuses rencontres et une belle convivialité. Cette situation devrait être permanente !
    En effet, avez-vous déjà pris un verre place Monseu avec vue sur les voitures ? Bof…

    Le parking de la place Monseu pourrait être réduit à une vingtaine d’emplacements (PMR, parents avec jeunes enfants, etc.), libérant ainsi de la place pour un espace de convivialité, une plaine de jeu, des bancs, de la verdure, des œuvres d’art… Notre centre-ville doit être à l'image de ce que nous voulons : un lieu de rencontre et de convivialité : pas un parking !

    Si on s’ouvre un peu sur ce qui se fait autour de nous, on se rend compte par exemple qu’il y a 40 ans, la Grand Place de Bruxelles était un vulgaire parking ! Difficile à croire quand on sait qu’aujourd’hui elle est considérée comme une des plus belle place du monde et qu’elle jouit d’une renommée internationale, drainant de très nombreux visiteurs. Un choix politique courageux à l’époque a permis cette transition !

    Des pedibus/des rangs à vélo pour désencombrer les abords des écoles

    La mobilité reste un défi au centre-ville, en particulier aux heures de pointe ! La mise en place de dispositifs qui évitent l’entrée des voitures dans le centre devrait être envisagée en partenariat avec les écoles. De nouveau il ne s’agit pas de réinventer la roue, mais de prendre le meilleur de ce qui se fait déjà ailleurs !Voyez par exemple, ce qui se réalise à Namur ou à Acoz.

    Des services qui facilitent la ville pour tous : fontaines publiques, toilettes publiques, parkings vélos sécurisés,...

    Il n’est pas toujours simple ni pratique de passer du temps en centre-ville pour flâner ou faire ses courses, notamment en famille avec des enfants, ou pour des personnes âgées ou à mobilité réduite.

    Des petits aménagements pourraient pourtant rendre le centre-ville « enfants admis » et PMR bienvenus : installer des toilettes publiques pour les petits besoins pressants, placer des fontaines publiques pour se désaltérer, aménager des parkings vélos pour répondre à l’utilisation croissante des vélos électriques par toutes les tranches d’âge, en particulier les 3 x 20.

    Quand les écolos redessinent l'espace public…

    Tout au long de cette année 2017, Ecolo Ciney organise des rencontres ouvertes à tous, qui sont autant d'occasion de se pencher sur des thématiques importantes pour imaginer Ciney, demain. Notre dernier rendez-vous portait justement sur les questions relatives à l'aménagement de l'espace public. Les participants se sont prêtés au jeu, et c'est en dessinant notre commune idéale que nous avons échangé idées, projets, réalités.

    Les 3 propositions expliquées précédemment sont notamment le fruit de ces rencontres durant lesquelles les participants souhaitaient retrouver une ville où on respire, où l'on peut prendre le temps d'être ensemble, petits et grands. Quand les écolos redessinent l'espace public, c'est pour plus d’autonomie, plus de convivialité, plus d’espaces de rencontre et plus de nature.

  • Ciney retrouve le clocher de sa collégiale !

    Situation avant:

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    situation après: 

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    Comme pour l"opération "chantiers ouverts des travaux de la Collégiale le 7 juin dernier, c'est près de 2.000 personnes qui ont envahi sympathiquement la place Monseu pour y vivre, d'un peu plus près la pose du clocher de la Collégiale qu'elle avait perdu le 14 juillet 2010 à 16h30 lors de la tempête qui s'était abattu sur Ciney et sa région.

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    DSC_0036.jpgC'est en présence des ministres fédéraux Borsus et Bellot, des représentants de la province de Namur, des autorités communales de Ciney au grand complet, de la plupart des représentants politiques de la région, du chanoine Huet, du doyen de Ciney et de ses vicaires, des membres de la fabrique d'église de la Collégiale et surtout, de beaucoup de curieux que s'est déroulée la délicate opération de la montée et de la pose du clocher. Alors que toutes ces opérations devaient durer près 1h30, 20 minutes ont suffi pour que tout soit bien fixé, sous l'applaudissement de la foule présente et des fumées multicolores que les ouvriers, au sommet de la tour, ont déclenché.

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    DSC_0074.jpgAvant la montée du clocher et sa bénédiction par le doyen Renard, Jean-Marie Cheffert, bourgmestre, a retracé toute l'historique des travaux, qui devraient se terminés en avril au mai 2018: nous retrouvons un des symboles de Ciney. Quand la Collégiale sera réouverte au culte, les paroissiens seront contents de la retrouver et de quitter l'église des Capucins dont le parking et l'accès ne sont pas aisés. Dans la 3e phase, une horloge sera posée sur le clocher et les heures sonneront.

     

     

     

     

     

     

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     (merci à Mike pour cette superbe photo )

    Plus tôt que prévu, chacun a eu l'occasion de prendre une verre offert par la ville et de rapporter un galopin souvenir chez lui avec l'effigie de la Collégiale comme avant !

    En cliquant, en haut, à droite, sur l'album intitulé "Pose clocher Collégiale", vous découvrirez 104 photos prises ce matin.

     

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  • Noces de brillant pour Nelly et André Fortemaison de Natoye

    DSC_0035.JPGC’est en présence du Collège communal au grand complet, d’amis et de leur famille, que Nelly et André Fortemaison ont célébré le 65e anniversaire de leur mariage à la salle Concordia. Avant de donné lecture de l’acte de mariage et de leur remettre une médaille à l’effigie de nos souverains par le Palais royal, Luc Jadot, bourgmestre, a rappelé que deux figures emblématiques du village de Natoye étaient fêtées : DSC_0034.jpgvous avez marqué de votre empreinte la vie associative, service et disponibilité sont le leitmotiv de votre vie. André Fortemaison est né à Aye le 22 octobre 1927. Il a travaillé durant 40 ans à la société nationale du logement à Bruxelles. Conseiller communal durant 46 ans, il a siégé d’abord à Natoye pendant 18 ans avant les fusions. Ancien président des 3 x 20, président d’honneur de la Commission Consultative des Aînés (dont il a été le premier président), président de la section apicole, secrétaire et trésorier à la Concordia dès 1960, secrétaire de la foire de Natoye à l’époque et tous les deux toujours actifs dans le jumelage avec Valgorge (ils s’y rendront encore cette année en juillet). Nelly Burlet est née à Natoye le 28 octobre 1930. Elle a notamment travaillé au bureau à la Grande carrière de Spontin, chez Laloux, marchand de grain, puis chez son successeur, l’ACBI, à Ciney. Le couple s’est rencontré lors d’une kermesse à la gare à Natoye. Ils se sont mariés le 21 mai 1952 à Natoye. De leur union sont nés 2 enfants, 3 petits-enfants et 2 arrière-petits-enfants.

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  • 100 après, commémoration franco-belge des évacués français à Natoye

    C'est en présence des autorités communales de Hamois, des représentants des 3 communes françaises de Fouqièrees-les-Lens, Brisey-Méricourt et Ribemont, des représentants de la Maison de la mémoire, des enfants de l'école communale de Natoye et de nombreux curieux que s'est déroulée, en ce 12 avril, une commémoration des évacués français chassés de l'Aisne et du Pas-de-Calais par l'occupant allemand vers notre région il y a un siècle.

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    Qui se souvient encore aujourd'hui de ces milliers de civils français - femmes, hommes et enfants - des départements de l'Aisne et du Pas-de-Calais, chassés de France par l'occupant allemand et évacués de force vers la province de Namur, entre autres ?

    Début 1917, les Allemands repositionnent leur ligne de front vers la « ligne Hindenburg » qui part d’Arras jusqu’à Soissons, d’une longueur d'environ 150 km. Dès lors, La population occupant le « no man’s land » entre cette ligne et les positions alliées se retrouve en situation très périlleuse.

    L’état-major allemand décide l’évacuation forcée de 143.000 personnes vers la Belgique, principalement vers les provinces de Hainaut (32.000), Namur (41.000), Luxembourg (10.000), liège (35.000) et la région Bruxelloise (25.000). Près de 3.000 personnes arrivent dans les villages de l’entité hamoisienne au printemps 1917, après une évacuation, sans ménagement. Ils sont transportés en wagons à bestiaux, plus que sommairement aménagés, où se mêlent le désarroi, la peur, l’affolement et les cris. Plusieurs personnes âgées en meurent.

    Bien que subissant aussi les affres de l’occupation, la population locale accueille relativement bien les évacués, même si le choc culturel de la rencontre avec des populations issues des corons miniers du Pas-de-Calais a été important.

    Voici le court récit d’un évacué, l'abbé Léopold Ledoux, vicaire de Lens

    Après des mois d'occupation allemande, les Lensois suivent de près les avances des armées alliées. "Les Canadiens se sont emparés des hauteurs de Vimy et bientôt, les autorités allemandes songent à évacuer. D'ailleurs les bombardements sont si fréquents et si meurtriers que la vie n'est plus tenable en ville. Au mois de mars, les Allemands font évacuer 6.000 personnes en cinq nuits. Quel lugubre départ ! Le Vendredi saint, nous subissons une véritable pluie de fer. Le bombardement, commencé à 10 heures du matin, ne cessera qu'à 4 heures du soir, sans interruption".

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    Quelques jours plus tard, les opérations d'évacuation de la ville s'accélèrent. "Le mercredi 11 avril à 10 heures, l'ordre arrive disant que tout Lens doit être évacué pour 15 heures. Pas de voitures ni pour les bagages ni pour les vieillards ni pour les enfants. Emportez ce que vous pouvez dans vos bras. Les trois vicaires se rendent aux trois chapelles pour enlever le Saint- Sacrement. Les uns emportent leurs paquets sur une brouette, les autres sur une voiture d'enfants et nous sommes divisés par caravanes de 1.500 personnes avec un cavalier allemand à notre tête".

    La population lensoise entame ainsi un exode de plusieurs jours dans des conditions difficiles.

    "La neige tombe, le froid est vif, les obus nous poursuivent et tombent à côté de nous dans le marais. Nous traversons Loison, Harnes, Courrières et notre caravane s'arrête à Oignies. C 'est là notre première étape".

    Hébergés dans des écoles et des maisons, les Lensois passent deux jours sur place, avant de reprendre leur marche en direction de Dourges. Là, ils embarquent dans des trains qui les mènent en Belgique. "Depuis trois ans, nous n'avons pas vu un train. Nous devons embarquer. Le froid est encore rigoureux. La neige couvre le sol. Notre voyage n'est pas terminé". Après avoir traversé Mons, Charleroi, Namur et Ciney, les évacués sont répartis dans les différents villages des environs. "Le sort me désigna pour Jeneffe. Quelle joie pour un réfugié quand il constate qu’il est reçu à cœur ouvert par des personnes charitables. Ce fut mon cas »

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    Répartition des évacués (au total 2547)

    Faucoucourt (316) et Wissignicourt (186) de l'Aisne à Hamois  

    Achéry (424) et Brissay-Choigny (104) de l'Aisne à Natoye

    Fouquières (201), Noyelles (31), Lens  (161) et Billy-Montigny d(6)u Pas-de-Calais à Emptinne

    Avion (80), Méricourt (159) du Pas-de-Calais, Rouvroy (3) et  Anizy-le-Château (2)  de l'Aisne à Achet

    Drocourt (66! Avion (65) et Beaumont/Lens (36) du Pas-de-Calais à Scy

    Avion !90) et  Méricourt (169) du Pas-de-Calais à Mohiville

    Fouquières du Pas-de-Calais 448 (et d'autres localités non précisées) (estimation) à Schaltin

    DSC_0010.jpgLuc Jadot, bourgmestre a rappelé les 9 millions de morts de la première guerre mondiale: "depuis 2013, nous commémorons dans notre commune cette guerre comme beaucoup de Français, de Belges, ... Nous avons confié à la Maison de lMémoire de rappeler tout ce qui s'est passé entre 1913 et 1919. Cette année, nous commémorons plus précisément l'arrivée chez nous des Français de l'Aisne et du Pas-de-Calais en 1917, évacués de force en Belgique et venus principalement en province de Namur. Des enfants  ont fréquenté nos écoles communales, certains y même fait leur communion! Leur retour s'est effectué entre 1917 et 1919. Un devoir de mémoire s'impose en réponse à toutes les dérives actuelles."

    DSC_0011.jpgJean Hermant, adjoint au maire de Fouqières-les-Lens remercie tous les habitants de la commune de ce qu'ils ont fait pour les réfugiés français. Tout comme Marie-Pierre Aldouli, adjointe au maire de Brisey-Méricourt: "100 ans après, c'est important d'être ici !"

     

     

     

     

     

     DSC_0014.jpgVoici le discours d'Emilie Martial, de la commission culture de Ribemont

    Nous sommes très heureux de pouvoir aujourd’hui participer aux commémorations données ici à Natoye et c’est avec une grande émotion que nous vous remercions de rendre hommage à nos aïeux oubliés. Merci également d’impliquer les communes concernées par l’évacuation à votre cérémonie et de créer aujourd’hui une passerelle entre nos deux régions frontalières.

    Le quotidien des civils a été pendant fort longtemps occulté des travaux de recherches historiques.

    A partir de 2013, afin de commémorer le Centenaire de la Grande Guerre dans l’Aisne un mouvement citoyen s’est instauré dans les campagnes afin de collecter des archives sur la Grande Guerre. Des élus de communes, des associations d’Anciens Combattants, des sociétés historiques mais aussi des particuliers ont commencé à se pencher sur le sujet et à mettre à jour : des lettres, des carnets de guerre, des photographies, des dessins, etc.

    C’est à cette époque que j’ai pris contact avec Marie-France Mulet-Lesage, retraitée passionnée de la Grande Guerre, qui avait constitué un dossier faisant état de faits totalement méconnus et s’étant déroulés chez nous, dans la Vallée de l’Oise. Ce fut le point de départ d’une longue collaboration qui aboutit trois ans plus tard à l’organisation de la marche « La Grande Guerre dans la Vallée de l’Oise. Témoignages de civils et de militaires ».

    Dans un premier temps, notre travail se concentra sur le Bataille de Guise, c’est-à-dire les combats de fin août 1914 à Ribemont et aux alentours. Ces faits sont relatés par l’officier Charles de Menditte dans ses carnets de guerre. Il qualifie la bataille de la cote 140, à peu de distance de Ribemont comme « La minute la plus douloureuse de sa vie militaire ». Ce recueil et les archives collectées à l’époque, en 2013 et 2014, ont été transmis aux professeurs du collège de Ribemont afin de faire connaitre cette mémoire et la partager.

    Le projet « L’œil du Tigre » mené par une classe de 3e du collège de Ribemont en est l’aboutissement. Les élèves se sont approprié l’histoire oubliée de la mémoire collective. Les collégiens ont organisé une cérémonie en juin 2015 devant une assemblée nombreuse. Une œuvre mémoire a été érigée, réalisée par les élèves, en métal et pierre et inscrivant le souvenir dans la terre à l’emplacement du fait d’arme de la cote 140.En recherchant et compilant des archives sur l’histoire locale, nous avons pu voir se dessiner les réalités sociales de cette guerre dans notre canton : l’exode de 1914, les contraintes de la vie sous l’administration militaire allemande, la déportation et l’internement de civils en Allemagne, les vagues d’évacuations, le rapatriement, le retour des civils et la vie des civils au sortir de la guerre survivants dans des ruines. Pour ne citer que la commune de Brissay- Choigny, durant ces 4 années de guerre, ses habitants ont évacué à Natoye et Emptinne, d’autres ont été déportés à Güstrow, Parchim, Rastatt. Certains reviendront, d’autres non.

    Il s’avérait nécessaire de rendre compte du quotidien des civils, de transmettre la mémoire d’événements vécus par nos aïeux. En septembre 2016, nous avons organisé une journée de marche commentée à travers les communes de Ribemont, Villers-le-Sec et Pleine-Selve afin de retracer l’histoire méconnue du territoire rattaché à la Kommandantur de Ribemont. Ce parcours mettait en évidence le contexte militaire et ses répercussions sur la vie de la population locale, les particularités de la zone occupée et les vagues d’évacuations, vers la Belgique, les rapatriements par la Suisse, pour ensuite rejoindre Evian-Annemasse.

    Les déplacements subis par les civils constituent des expériences marquantes, traumatisantes. Certains monuments aux morts de notre région rappellent la gravité de ces déplacements forcés.

    Aujourd’hui, avec vous, autour de ce beau projet, nous redonnons à entendre la voix des évacués de la Grande Guerre, des migrants comme on les appelle aujourd’hui. Nous vous sommes très reconnaissants de transmettre cette mémoire de guerre, de la faire partager au plus grand nombre afin de contribuer à une meilleure connaissance historique mais aussi et surtout d’ouvrir les yeux sur les réalités de la guerre, des guerres, sa violence, ses déchirements et les mouvements de populations qu’elle impose.

    Malgré le contexte particulièrement difficile pour les uns et les autres, malgré les tensions, les civils belges ont fait preuve de solidarité, de dignité envers les évacués français. Les correspondances retrouvées témoignent de l’accueil des civils français par la population belge. Des amitiés se sont forgées et ont perduré parfois même pendant plusieurs années.

    « Quelle joie pour un réfugié quand il constate qu’il est reçu à cœur ouvert par des personnes charitables ». Par ces quelques mots, l’abbé Ledoux rendait hommage aux villes, villages de Belgique et à leurs habitants de les avoir accueillis malgré l’occupation allemande dont ils étaient eux-mêmes victimes.

    Quel beau message humanitaire et de fraternité ainsi offert aux populations françaises contraintes à l’exil dans des conditions effroyables.

     

     

     

     

     

     

    DSC_0015.jpgAvant le dévoilement d'une plaque commémorative et d'un panneau explicatif de l'arrivée des Français dans les villages de la commune de Hamois, Madeline Burton, élève de l'école communale de Natoye a lu une lettre émouvante qu'une certaine Madeline aurait pu écrire il y a cent ans sur son arrivée à Emptinne après être descendue du train à Haversin.

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    Pour découvrir les 31 photos prises ce vendredi après-midi, il suffit de cliquer, en haut, à droite, sur l'album intitulé "Inauguration Natoye 1917"

  • 90 Cinaciens à Semur-en-Auxois pour le 55e anniversaire du jumelage avec Ciney

    DSCN3962.JPGCette année (fin avril, début mai), c’était au tour de Semur d’accueillir leurs jumeaux de Ciney pour la 55e rencontre et ceux de Höhr-Grenzhausen en Allemagne pour le 30e anniversaire de leur jumelage en présence d'une grande partie du collège communal. Si une cinquantaine de Cinaciens avaient préféré s’y rendre en voiture, un car avait été spécialement affrété de Ciney avec 40 personnes à bord. Si, une partie des Cinaciens étaient logés dans un VVF, les autres étaient logés chez leurs jumeaux, dont Denise Marquet, la plus ancienne du jumelage avec Semur. Henri Focant, échevin, avait rejoint Semur le lundi pour la partie officielle à la mairie.

    C’était aussi la première fois qu’une forte délégation du Royal Cercle Instrumental, dirigé par Martial Pêtre, s’y rendait. Leur but était l’organisation d’un concert avec l'école de musique Auxois Morvan, dirigé par Alain Gérard le dimanche en fin d’après-midi. 45 musiciens belges et français ont enchanté le public présent qui se souviendra encore longtemps de leur interprétation de Rabbi Jacob.

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    divers plus jumelage2017 a semur 787.JPGNotons que comme Didier Cornil, président du jumelage belge avait oublié de prendre son instrument de musique, ses amis français n’ont pas hésité à lui décerner le diplôme de musicien sans instrument ! Lors de la première soirée, après les discours des présidents belges, français (Christian Arnalsteeen) et des maires français et allemand, des paniers avec spécialités des 2 régions ont été échangés. Au cours du repas et d’une soirée dansante, Catherine Sadon, maire de Semur et son adjointe Valérie Grandjean ont été intronisés membres d’honneur de la confrérie du Franc Thour. Pour le côté visite touristique, les Cinaciens ont pu découvrir une ferme de charolais et le barrage du lac à Pont et le village de Flavigny pour ceux qui ne le connaissaient pas.

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    divers plus jumelage2017 a semur 764.JPGLe comité cinacien du jumelage avec Semur se compose de Didier Cornil, président, d’Ariane Rase, secrétaire, Patrick Antoine, trésorier, Luc Robereck, Jean-Marie Raty et son épouse, Denise Marquet, Jean Leclerc (président d’honneur) et son épouse, Antoine Vandenabeele, Bernard Dekoninck, Robert Lefebvre, Benoît Jean Baptiste et Nicolas Renneson.

    Le retour des Français avec une délégation allemande est prévu du 19 au 21 mai 2018 à Ciney. Les membres de l’école de musique de Semur seront bien évidemment présents