Dinant - Page 5

  • Le gouvernement fédéral valide la construction d’un nouveau Palais de Justice à Dinant

    Illu-Palais8.jpgLa Ville de Dinant vient d’apprendre avec joie ce vendredi la décision du gouvernement fédéral de valider la construction d’un nouveau complexe destiné à accueillir la Justice et les Finances à Bouvignes-Dinant. Une décision qui met un terme à de longues années de procédure.

    Les autorités dinantaises saluent la décision du gouvernement fédéral et remercient la Régie des Bâtiments, qui n’a eu de cesse de gérer ce dossier dans des conditions difficiles, ainsi que les parlementaires régionaux qui se sont impliqués dans ce dossier.

    Illu-Palais2.jpg

    « La construction de ce nouveau complexe constitue une pièce maitresse dans le redéploiement des activités publiques présentes sur le territoire de la ville de Dinant », se réjouit le bourgmestre de Dinant Richard Fournaux. « Ces nouveaux bâtiments permettront d’améliorer considérablement les conditions de travail du personnel employé dans les services de la Justice et des Finances et également d’assurer un bien meilleur service aux citoyens de l’arrondissement Dinant-Philippeville. »

    Illu-Palais3.jpg

    Cette décision valide par conséquent le projet urbanistique réalisé par la Régie des Bâtiments et les cabinets d’architecture AUPA, CERAU et l’Atelier d’architecture de Genval. Un projet qui ajoutera une plus-value incontestable au paysage urbanistique dinantais.

    Illu-Palais7.jpg

    Suite à cette décision, les autorités dinantaises vont pouvoir entamer avec la Régie des Bâtiments les discussions concernant le bâtiment qui abrite aujourd’hui le Palais de Justice

  • Près de 300 patronnés de la régionale Ciney-Dinant-Beauraing ont envahi les rues de Schaltin

    DSC_0001.JPGDes cris, des rires et des chants, voilà ce qui a animé le village de Schaltin en ce premier samedi du printemps. La régionale CDB (Ciney-Dinant-Beauraing) a invité ses neuf patros (Gesves, Schaltin, Purnode, Leignon, Havelange, Hamois, Assesse, Mémapofaiba et Neffe) pour un Interpatro mémorable. Les Schaltinois ont eu droit à une invasion de près de 300 jeunes, malgré quelques défections vu les conditions météo peu encourageantes. Pendant cette journée, les enfants ont relevé des défis pour contrer une invasion martienne et sauver notre belle planète. Ils ont couru, prouvé leur force, leur agilité, la finesse de leurs cinq sens et bien d’autres compétences. La rencontre était aussi mise à l’honneur, les activités mélangeant les enfants d’âges et de patros différents.

    DSC_0002.JPG

    Ce type d’évènement permet aux jeunes de vivre des moments forts et de faire de nouvelles rencontres et aussi de se serrer les coudes quand des giboulées ou de fortes pluies font leur apparition. Ils apprennent à passer au-dessus des différences et à s’ouvrir aux autres. Aussi, comme à chaque activité patro, les enfants améliorent leur débrouillardise, leur dépassement de soi et leur ingéniosité. Bref, une journée grande en apprentissage et en nouvelles rencontres avec même la venue de rayons de soleil !

    DSC_0005.JPG

  • 30 millions d’euros pour rouvrir la ligne Dinant-Givet ?

    130 personnes à l’écoute du Suisse Markus Rieder à Dinant

    Lire la suite

  • Tout sur les événements à Dinant célébrant le bicentenaire de la naissance d’Adolphe Sax

    DSC_0049.jpgIl n’y avait que du beau monde vendredi en fin de journée à l’hôtel de ville de Dinant lors de la présentation officielle des événements programmés en 2014, année marquant le bicentenaire de sa naissance à Dinant. Voici la quasi intégralité des différents discours prononcés à l’hôtel de ville. La soirée s’achevant avec la première du «Mystère Sax » par les DéSaxés à la salle Bayard de la Maison de la Culture de Dinant.

    DSC_0002.jpgIntervention de Richard Fournaux, bourgmestre et président de l’AIAS

    Permettez-moi ce 07 février 2014 d’ouvrir officiellement, non pas  la cérémonie des Magritte, des oscars ou des césars, mais celle de   l’ensemble des festivités commémorant le Bicentenaire de la naissance d’Adolphe Sax, notre génial inventeur dinantais. Madame la Ministre, en votre qualité de responsable notamment de la culture en Fédération Wallonie-Bruxelles vous nous faites l’honneur de rehausser de votre présence, cette cérémonie. Même si vous l’avez compris, notre démarche n’est pas seulement culturelle ; elle vise  aussi à promouvoir un certain développement économique et social. Peut-être l’ignorez-vous mais vous partagez un point commun avec Adolphe Sax. Rassurez-vous, il s’agit dans les faits, d’un autre point commun puisque 165 ans après Adolphe Sax, vous aussi avez été décorée de la Légion d’honneur française.

    Mais avant de vous en faire part, et surtout que vous puissiez adapter à partir de ce 07 février, votre curriculum vitae, je voudrais réaffirmer ici l’engagement des autorités communales de poursuivre à long terme, notre association d’images entre la ville de Dinant et Adolphe Sax.

    Je dois aussi en ma qualité de Bourgmestre de la cité des copères et donc, aussi d’Adolphe Sax, me réjouir d’avoir pu constater récemment que tant l’Etat fédéral que notre Fédération Wallonie Bruxelles s’appropriaient aussi Adolphe Sax pour en faire, à l’instar du chocolat, du surréalisme ou de la BD, une nouvelle histoire belge. On se souviendra, par exemple, de la campagne mondiale organisée autour de ces différentes images à l’instigation du Gouvernement fédéral.

    DSC_0003.jpgIntervention de Fadila Laanan, ministre

    Ma présence à vos côtés ce soir illustre le soutien indéfectible qu’apporte la Fédération Wallonie-Bruxelles, aux côtés de la Province de Namur et de la Ville de Dinant, aux activités menées par l’Association Internationale Adolphe Sax depuis plus de 20 ans. La convention que j’ai signée avec ses responsables au mois d’avril dernier lui garantit d’ailleurs une subvention annuelle de 35.630 euros jusqu’en 2016. Marc BAEKEN le rappellera dans quelques instants, le saxophone symbolise aujourd’hui tout autant votre ville que la dinanderie ou les célébrissimes couques de Dinant et de Rins que je mettais des heures à déguster lorsque j’étais enfant. Le Gouvernement fédéral, la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles veulent associer le saxophone à la bande dessinée et au chocolat, pour en faire l’une des images représentatives de notre pays. C’est tout profit pour votre ville.

    Ce soir, je tiens particulièrement à mettre en évidence l’attention accordée par Dinant, et ses opérateurs culturels, ses acteurs associatifs, touristiques et économiques, et ses responsables communaux, au saxophone. Vous valorisez bien sûr un patrimoine et une histoire, celle de votre célèbre natif Adolphe Sax. En témoignent son musée éponyme et les sculptures qui ponctuent la visite de votre ville.

     

    Vous mettez aussi ce patrimoine en résonnance avec les artistes d’aujourd’hui. Vous n’avez pas oublié que ce génial facteur d’instruments était aussi un excellent musicien diplômé du Conservatoire Royal de Bruxelles avant d’être professeur au Conservatoire de Paris.

    Votre projet de ville articule la création artistique, la culture populaire et le patrimoine. Il retisse des liens entre vos différents quartiers. Il rend progressivement aux Dinantaises et aux Dinantais le plaisir d’habiter dans une commune vivante, rénovée et ouverte sur le monde. Une commune où, si l’on est de passage, il est agréable de s’arrêter et de se promener pour découvrir ses musées et ses chemins de traverses. C’est pour cette raison que Paul FURLAN, Ministre des Pouvoirs locaux, de la Ville et du Tourisme de la Région Wallonne, m’a demandé, faute de pouvoir nous rejoindre ce soir, de vous annoncer sa décision de principe de cofinancer la construction du kiosque « le Tour de Monsieur Sax ».Cet investissement, consenti avec la Ville de Dinant et la Province de Namur, poursuit votre travail de réhabilitation urbaine et de redéploiement touristique et culturel.

    DSC_0004.jpgIntervention de Marc Baeken, de la Maison de la Culture de Dinant

    07 février 2014! Voilà des mois et des mois que cette date occupe nos esprits, hante, aussi parfois – nos nuits. Il faut bien le reconnaître ! En effet, vous le savez, nous entamons le bicentenaire de la naissance d'Adolphe Sax le jour du 120e anniversaire de son décès ! Paradoxe, erreur, plaisanterie?

    Trêve de plaisanterie. Adolphe Sax, c'est du sérieux et soyez rassurés: le choix de ce 7 février n'a d'autre objectif que de vous offrir une gestation de 273 jours ou, plus simplement 9 mois pour nous conduire au 06 novembre 2014, date effective de l’anniversaire de la naissance du petit Adolphe, rue Neuve, à Dinant. Mais bon, que venait-il donc faire dans cette cité; dans cette petite ville française pour quelques mois encore; dans cette presque ville hollandaise, si c'était pour la quitter?

    Qu'importe ! La question ne lui fut pas posée et quoi qu'en disent les mauvaises langues: Dinantais il fut, Dinantais il reste. Dinantais, il est à nous et voulons le fêter !

    Ce n'est pas anodin et implique que toutes et tous nous puissions répondre. Non pas pour se justifier, mais tout simplement pour montrer notre préoccupation de conserver à Dinant son statut de ville touristique, de ville culturelle, notre souci d'encourager nos visiteurs, nos "invités" à découvrir autrement notre cité. En effet, les études historiques expliquent avec intelligence quand, comment et pourquoi cette petite ville de Meuse a gagné ses galons, dès la seconde moitié du 19e siècle, devenant même, depuis l'invention de l'excursion scolaire, une destination que la presque totalité des écoliers du Royaume visitèrent durant plusieurs décades. Hélas, si l'écrin magnifique est toujours aussi beau – hors période de travaux –, force est d'admettre qu'à l'heure de la mondialisation et du vol "low cost", le choix d'un séjour "soleil garanti" dans un hôtel "all inclusive" ne se pose guère lorsqu'il faut choisir entre les plages de sable fin et un week-end en bords de Meuse où, même certains printemps, il peut pleuvoir, un peu, beaucoup, déraisonnablement!

    DSC_0006.JPGLes plus pessimistes considèreront que nous ne pouvons rien contre la force des grands flux économiques et que ce n'est pas Dinant qui va inverser la tendance! Certes, mais rien n'empêche de réfléchir, encore et encore, et de voir ce que nos associations ou institutions, qu'elles soient publiques ou privées, peuvent faire ensemble. Et Sax dans cette "galère"? J'y viens, rassurez-vous!

    A la fin des années 80, suite au constat d'une diminution importante de l’impact touristique dans notre région, il fut, sans véritable réflexion, décidé de chercher des investisseurs susceptibles de consacrer – c'était la grande mode – des millions de francs dans la construction d'un vaste "Center Park" devant accueillir 10 à 15.000 visiteurs/jour pour découvrir les monuments du monde reconstruits à l'échelle 1/1. Le résultat ne fut pas à la hauteur des espoirs mais les tensions locales entre les "contre" et les "pros" animèrent de nombreux débats.

    Dès lors, le Centre Culturel et tout ce que la Ville comptait de forces vives (Syndicat d'Initiative/Académie/Maison du Tourisme/Jeune Chambre Economique/Association de Commerçants/Mouvements d'Education Permanente) furent donc associés à la démarche, animée par un coach extérieur susceptible de nous obliger à ne pas nous égarer dans des dynamiques virtuelles, où le rêve frôle l'utopie mais où les résultats ressemblent à de gros pétards mouillés!

    DSC_0014.jpgIl fut donc décidé de repenser les choses et de chercher une "locomotive" à laquelle accrocher le nom de Dinant, de notre vallée, de notre région. La réflexion menée permit de lister une quarantaine de thèmes, personnages, faits d'armes ou autres manifestations ayant marqué la cité. Après avoir vérifié comment exploiter l'un d'eux, à l'échelle de 20 ans au moins; après avoir réfléchi à l’implication maximale de la population, dans un modèle ascendant; après avoir mesuré l’intérêt des publics et populations susceptibles de "prendre le train", Sax et le saxophone furent retenus.

    La suite, vous la connaissez: 5 concours internationaux, bientôt 6 en novembre prochain, aujourd'hui considérés comme la compétition la plus importante au monde, 8 concours nationaux, des rassemblements de centaines de saxophonistes, d'harmonies; des enregistrements, des commandes d'œuvres, des participations aux Congrès mondiaux, des concerts, des commémorations, des billets de banque, des livres et aujourd'hui, un bicentenaire, organisé entre février et décembre prochains.

    Peu au départ, mais beaucoup aujourd'hui, les instances de WBI (Wallonie-Bruxelles International), de l'AWEX (Agence Wallonne à l'Exportation) œuvrent grandement à la valorisation emblématique de Sax et donc de notre Cité. Ce 28 janvier dernier, ces dites instances en synergie avec les Services du Ministère des Affaires Etrangères réfléchissaient – ensemble – à amplifier le mouvement, partout dans le monde où notre Pays peut se faire remarquer, au Brésil (Coupe du Monde), à Venise lors de sa Biennale, au cours des futures visites royales ou princières. Partout, le Saxophone et donc Dinant seront - peut-être/certainement -  bientôt invités.

    Enfin, sachez qu’en décembre dernier, la Conférence générale de l’UNESCO, réunie à Paris, a décidé d’inscrire le « 200e Anniversaire la naissance d’Adolphe Sax » au calendrier des célébrations auxquelles l’Organisation s’associera et de créer un logo spécifique.

    Si reconnu "dehors", à l'autre bout de la planète, encore fallait-il s'inscrire dans le panorama urbain et tout mettre en œuvre pour rendre à Dinant le statut d'une ville vers laquelle on va, pour y découvrir du nouveau, du différent. Encore fallait-il que le touriste improvisant sa venue chez nous puisse trouver "trace" de Monsieur Sax. Le but ultime, vous le savez depuis, est d'organiser les "choses" afin que ce touriste s’arrête le plus longtemps possible, alors que le temps moyen révélé par l'analyse nous apprenait que ce dernier ne restait que 2 ou 3 heures, soit un temps économiquement et culturellement peu important. Il fallait donc augmenter le temps de la promenade et offrir, outre ce qui déjà attire le chaland, de nouvelles activités, élargir ce que les sociologues appellent le "cercle magique" du cœur de ville. Ainsi est né Sax and the City : la Maison de la Pataphonie, la Maison de Monsieur Sax, le Parcours des Anamorphoses, le Saxophone géant du pied de la rue Saint-Jacques, l'Espace Sax, le Parcours des Sens du Patrimoine vers Bouvignes, la Maison du Patrimoine Médiéval Mosan et, sur le Pont, Art on Sax et ses 28 saxophones géants, en clin d’œil à l'Europe.

    Dans quelques semaines, suite à la réfection des trottoirs, des empreintes de pas en laiton vont faire lien entre certaines activités et, dans quelques mois, pour la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le 27 septembre donc, la première pierre du nouveau kiosque sera scellée à l’entrée du Bois du Casino.

    Kiosque (© G. Clarenne).jpgDessiné par l’architecte Gérard Clarenne, nommé "Le Tour de Monsieur Sax", ce nouvel "objet" renforcera donc l'offre de la "promenade découverte" d'une cité qui, depuis 25 ans, accroche chacun de ses wagons à la locomotive internationale Adolphe Sax. Ce kiosque, il sera non seulement pensé comme l'amorce d'une revitalisation d’une magnifique promenade qui, si on ne le sait plus aujourd'hui, permet de rejoindre la Citadelle par un superbe chemin ponctué de points de vue sur la vallée. En outre, si ce kiosque devra être beau, emblématique aussi, tout ou partie de son armature sera objet de lecture, offrant aux visiteurs des informations sur Sax, ses inventions, la musique de son temps. Il sera donc aussi un édifice "à lire", un monument de culture. Mais patience, nous en reparlerons le moment voulu.

    Les Vitrines de Monsieur Sax©Johan De Moor.jpgC'est donc tout naturellement que naquit l'idée des Vitrines de Monsieur Sax, clins d'yeux malicieux, humoristiques, caustiques mais toujours affectueux de nos meilleurs dessinateurs ou caricaturistes belges à un des leurs, un Homme de CULTURE ! Toutes et tous, à leur façon, ont croqué le grand génie nous offrant pour un an une magnifique exposition urbaine, riche, amusante et pleine de poésie. Cet anniversaire, nous le fêterons donc mais, mystère, Les 200 de Monsieur Sax n’en diront pas davantage ce soir ! La gestation ne fait que commencer.

    Clepsydre (©AIAS - Ph. Dehuit) (2).jpgCette belle gestation, nous avons voulu – aussi – la concrétiser; ces neuf mois de patience, d'attente et d'espoir, nous allons les décompter et c'est à Bernard Tirtiaux, Grand Maître Verrier que nous avons confié l'insoluble mission de matérialiser le temps, lui donnant vie, le partageant dans la transparence du verre dont il est magicien. Qu’il nous soit permis de remercier Bernard, ce grand Passeur de Lumière ; remerciements auxquels j’associe Benoît Regniers, Mehmet Missirli et Jean Lelotte, les membres de son équipe qui, depuis des semaines, sans relâche, ont taillé, coupé, collé, poncé et réalisé cet « objet » de 4 tonnes, arrivé cette nuit ! La Clepsydre de Monsieur Sax, cette œuvre, son œuvre, vous allez aussi la découvrir, l'entendre et la voir vivre tout au long de l'année.

    Posée pour quelques temps au cœur de la ville, elle sera plus tard installée en bord de Meuse comme une invitation à cheminer sur nos chemins de halage ou sa Croisette. Comme vous l'aurez compris, si ce Kiosque, la Clepsydre, les Vitrines de Monsieur Sax doivent exister pour eux-mêmes, ils s'inscrivent bien dans la démarche qui vise à conforter le temps de promenades offrant des parcours, des maisons à visiter (Sax, Pataphonie, Patrimoine) des pauses, des respirations, des points de vue à découvrir, le tout dans un périmètre pas trop large, accessible, multilingue et…, merci, Monsieur Sax, unique!

    DSC_0008.jpgIntervention de Bernard Tirtiaux, maître verrier et créateur de la clepsydre trônant désormais sur le parking de l’hôtel de ville de Dinant

    Certains êtres sont traversés par la lumière et leur personnalité ou leurs ouvrages défient le temps. Adolphe Sax fait partie de ces raretés. J’irai jusqu’à dire que ce formidable luthier n’est pas seulement pour moi un grand inventeur mais un véritable bienfaiteur de l’humanité. Imaginez ce monde sans saxophone. Quel appauvrissement, quelle carence, quel déficit musical et émotionnel ce serait ! Totalement bizarroïde, cet instrument sensuel a rallié à ses sonorités chaudes et veloutées une foule innombrable de musiciens. Qui ne connait pas dans son entourage un saxophoniste ? Si je m’en tiens à mes propres enfants, je vous dirai que mon cadet est praticien professionnel de cet instrument.

    Vous imaginez sans mal mon enthousiasme quand l’Association Internationale Adolphe Sax et la Ville de Dinant, via Marc Baeken et Francis Henry de Frahan, se sont adressés à moi pour la conception d’une Clepsydre en verre destinée à comptabiliser jusqu’à la date anniversaire de sa naissance le passage « in utero » de son génial ressortissant. Pareil projet ne pouvait que titiller ma fibre atisane autant que paternelle, mon goût pour les défis. Un petit croquis griffonné sur une table de bistro à proximité de la collégiale déboucha sur une maquette figurant un saxophone émergeant d’un morceau tourmenté du fleuve comme si la Meuse dans ses turbulences avait materné la conception de l’instrument.

    DSC_0041.JPGPour figurer ce coin prélevé de Meuse, du verre turquoise jouant de ses sinuosités. Pour évoquer le saxophone, des anneaux de verre, des touches bleues, des lames. Pour rendre le ruisselant de l’eau, du verre encore, toujours le verre cueillant la lumière dans sa masse, accrochant l’œil par des reflets inattendus, déployant et fondant dans le transparent sa gamme de tons. Si le verre est mon matériau privilégié, la lumière tient place au centre de mes aspirations. Captive de cette sculpture, la lumière nous ramène à l’éclat du cher homme, prophète en son pays, bien au-delà de son passage sur cette terre. Elle nous mène aussi à vous, Dinantaises et Dinantais, pour le simple bienfait, je l’espère, de vous ensoleiller le cœur.

     

    Intervention de Marc Terwagne, administrateur, présentant les divers événements en 2014 sur Dinant

    2014-03-02 Senzoku Gakuen College Fanfare Orkest (1).JPGDivers concerts et spectacles émailleront cette année de bicentenaire.

    Des spectacles de tous genres, styles et horizons, afin de témoigner de la richesse et de la diversité de l’héritage d’Adolphe Sax, inventeur polymorphe. Sax, c’est en effet bien plus que le brevet n° 3226 du 21 mars 1846 !

    - Le dimanche 2 mars à 15 h, place au Senzoku Gakuen College Fanfare Orkest, à coup sûr l’événement musical de la première partie de l’année !

    Voilà un concert qui s'inscrit tout à fait dans l’esprit du projet de l’association Sax. Nous entendrons un programme musical de haute tenue, du répertoire classique et des œuvres plus contemporaines, notamment des compositions de Jan Van der Roost, Alain Crepin et de compositeurs japonais, sous la direction de Sotaro Fukaishi et Jan Van der Roost. La qualité des solistes n'est pas en reste : Glen van Looy, jeune prodige de l'euphonium, cet instrument héritier de la famille des saxhorns, une autre grande invention d'Adolphe Sax, Simon Diricq, premier lauréat du CIAS 2010, et Hiroshi Hara, soliste attitré de l'orchestre, qui revient pour la 4ème fois à Dinant (finaliste en 1998, 1er lauréat en 2002, membre du jury en 2010).

    - Le banquet de la Sainte-Cécile le mardi 22 et mercredi 23 avril, c'est du théâtre, un presque-seul-en-scène de Jean-Pierre Bodin qui revient à Dinant 17 ans après son premier passage. Tous ceux qui l'ont vu ont gardé un souvenir émerveillé de ces représentations. Évocation à la fois sincère et malicieuse des aléas de la vie de tous ces petits groupes de musiciens amateurs, fanfares et harmonies qui animent nos villes et villages.

    2014-05-06 Récital pour Objets Abandonnés...®MelisaSteinI (6).jpg- Le 6 mai, sans doute le plus ancien de nos fidèles : Max Vandervorst ! Concepteur des salles et des animations de la Maison de la Pataphonie, explorateur de musique pataphonique depuis plus de 25 ans, il sait mieux que quiconque comment faire usage des objets les plus banals, des objets du quotidien pour bercer le monde de musique. Il nous revient accompagné du pianiste Marc Hérouet avec son nouveau spectacle Récital pour objets abandonnés et clavier tempéré.

    LES DIMANCHES DE MONSIEUR SAX ©AIAS (5).JPG- Avec l’été reviennent les Dimanches de Monsieur Sax du 29 juin au 7 septembre. Des concerts déambulatoires de terrasse en terrasse, de 14 à 17 h. Depuis la place Saint-Nicolas, puis le long du boulevard de Meuse jusqu’à l’espace Sax, où notre cher Adolphe nous attend patiemment sur son banc chaque dimanche. Toujours quelques groupes de dixieland (le jazz des origines, celui  de la Nouvelle-Orléans au tournant des XIXe et XXe siècles), mais aussi de la musique klezmer, des échos sud-américains, des fanfares plus contemporaines, etc.

    Force aérienne.jpg- En automne, place au jazz ! Nous accueillons La Boîte de Jazz, une initiative de Jacques et Stéphane Mercier, qui tourne de ville en ville depuis plusieurs mois déjà, avec Dinant comme ultime étape et donc apothéose de la tournée. La boîte de jazz, c'est une vraie boîte, toute noire à l'extérieur, qui viendra se poser chez nous du 15 au 26 octobre. A l'intérieur, un petit club de jazz vintage avec son décor, ses tables, son bar... Jacques Mercier, bien connu comme ancien animateur de la RTBF, sera le barman narrateur ; son fils Stéphane, une des valeurs sûres du saxophone jazz en Belgique, assurera la partie musicale, accompagné d’un pianiste, d'un acteur et d’une chanteuse. Ils nous raconteront en mots et en notes la grande histoire du jazz, ses racines et ses évolutions ultérieures, et évoqueront les grands noms qui ont fait sa légende.

    - Enfin, après la Toussaint et l’événement de prestige de ce bicentenaire, dont Alain Crepin vous parle dans un instant, nous clôturerons l'année par un dernier concert, en accueillant le mardi 16 décembre à la Collégiale la Musique de la Force aérienne, manière de rappeler le rôle essentiel d’Adolphe Sax dans la réforme des musiques militaires.

    Hommage au saxophone, ce concert offert par l’École royale militaire proposera un programme de grande qualité musicale, évoquant la Grande Guerre, sous la conduite du chef Matty Cilissen, avec en soliste l'un des futurs lauréats du 6e CIAS.

    DSC_0011.jpgIntervention d’Alain Crepin, administrateur de l’association internationale Adolphe Sax

    Pour rafraichir vos oreilles, j’ai pensé que quelques notes de saxophone, non « désaxées », pourraient, si besoin en est encore, renforcer votre adhésion à nos projets, tout en vous démontrant combien A. Sax a envahi nos vies à tous.

    A. Sax constitue à lui seul une véritable révolution dans le monde musical ; beaucoup de pages de l’histoire de la musique, n’auraient jamais vu le jour sans les idées géniales de notre dinantais.

    Il a non seulement inventé 2 familles d’instruments : les saxophones bien sûr mais aussi les saxhorns, mais il a aussi perfectionné pas mal d’instruments à vent et par ses recherches et innovations acoustiques, il a permis aux compositeurs de laisser libre cours à leurs exigences techniques de plus en plus sophistiquées. Tous les jours le saxophone ravi vos oreilles de ses sonorités et ce, partout dans le monde et dans tous les styles de musique. Dès l’invention du saxophone, G Bizet lui donne une place de choix dans la musique classique (extrait de l’Arlésienne). Gershwin, Prokofiev, Ravel, et plein d’autres, suivront son exemple, tous à la recherche d’une « pâte de son » inimitable. (Extrait des tableaux d’une exposition) En fait, savez-vous qu’A Sax est à l’origine de la naissance de 4 formes d’orchestres à vent que vous entendez tous les jours :

    DSC_0012.jpg-       La fanfare, conçue d’abord au Benelux, elle s’est développée jusqu’en Afrique et au Japon (venez le 2 mars…….).

    -       La plus belle utilisation des saxhorns, le brass band s’est d’abord développé dans les pays Anglos–saxons et envahit les pays latins depuis peu.

    -       Partout dans le monde tous les orchestres d’harmonie utilisent l’instrumentation prévue par Sax pour les musiques militaires. (Extrait des chasseurs ardennais).

    -       Et enfin Glenn Miller n’aurait pas pu développer un des piliers du jazz : le big band, sans l’arrivée des saxophones qu’il a si subtilement utilisés. (Extrait d’ « In the mood »).

    Si vous allez au resto ou au cinéma : impossible d’éviter le sax ! (Extrait de la panthère rose).

    Et la publicité ! Elle « abuse » souvent des charmes du saxophone. (Extrait de Chostakovitch).

    A. Sax est donc partout mais ses inventions sont relativement récentes ; mis à part les instruments électroniques, le saxophone est la dernière invention d’instrument acoustique. Notre instrument est donc constamment en évolution et les concours de Dinant constituent réellement un élément moteur de cette évolution. A chaque édition, le Concours international de Dinant accueille des représentants de nouveaux pays non seulement parmi les candidats, mais aussi au sein des membres du jury. En quelques éditions, notre concours est devenu un lieu de rencontre pour les saxophonistes du monde entier et La « référence » en matière de concours de saxophone.

    2014-10-28 6e Concours International Adolphe Sax (©AIAS - Ph. Dehuit).JPGNouveauté pour cette édition : devant le succès toujours grandissant (280 inscrits de 29 pays en 2010) (déjà ….inscrits pour cette année), nous introduisons une présélection sur vidéo. Un jury international se réunira en avril et déterminera les candidats « admissibles » aux épreuves éliminatoires de fin octobre.

    Ces épreuves ne sont pas pour l’élite du saxophone, ni pour des mélomanes plus qu’avertis, venez et écoutez : l’œuvre imposée vous séduira, elle est constituée de variations sur un thème de Paganini (extrait de Kalinkovich).

    Pour les ½ finale et finale, l’AIAS passe commande à un compositeur. Et plus tard, dans d’autres concours ou dans le répertoire des institutions supérieures, on retrouve les œuvres commandées depuis 1994 (date du 1er concours). Vous souvenez-vous de l’imposé avec orchestre de 2010 ? (Extrait de Waignein) Je l’ai entendu à Moscou, en Colombie, ou en Ukraine……Sans vous révéler le nom du compositeur de 2014, nous pouvons vous garantir qu’à côté des aspects techniques d’une partition de finale de concours international, il y aura cette année encore, largement place pour le charme envoûtant et toutes les facettes de notre magnifique instrument ! La présence de candidats de 29 pays et le retour de certains « anciens » (même lauréats) démontrent l’essor de notre concours et sa participation active au développement du répertoire de notre instrument. La magie internationale du langage musical, le professionnalisme de l’organisation, la qualité de l’accueil en famille (merci les bénévoles) et la joie de se retrouver dans la ville natale de Sax font du concours un événement inoubliable pour tous.

    DSC_0025.JPGIntervention de Mathieu Lalot, coordinateur de l’AIAS

    L’Association Internationale Adolphe Sax, forte d’un travail mené depuis plus de 20 ans pour accrocher le nom de Dinant à celui de Sax, voit en cette année spécifique son travail récompensé. En effet, les différentes niveaux de pouvoir prennent conscience que l’image de Sax peut-être un bon vecteur de communication, une image à faire valoir, que ce soit au niveau de la Province, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, au niveau fédéral, mais aussi à l’international grâce à des structures comme Wallonie-Bruxelles-International, l’AWEX, ou le Ministère des Affaires étrangères. L’AIAS a toujours cru en cette dynamique, si bien qu’en cette année d'anniversaire, elle a noué des contacts avec différentes organisations, qu'elle a prolongé dans une logique de partenariat quand cela était possible. Sax n’appartient pas à l’AIAS, il appartient aux musiciens, aux facteurs d’instruments et à tous ceux qui voudront bien en faire la promotion, rappelant le lien fort qu’il existe entre la Belgique et ce personnage hors du commun.

    Soulignons le travail du Festival de l’Eté Mosan et de Monsieur Ludovic De San, qui permettra au public d’apprécier le Bl!ndman Quartet, un quartet de saxophones qui va très loin dans la recherche de sonorités et qui propose une démarche innovante par rapport à l’instrument et son répertoire. Le concert sera à apprécier le Vendredi 08 août aux Jardins d’Annevoie.

    Adolphe Sax - Portrait 2 (© AIAS - Dinant) (2).jpgNotons également, la venue de la Musique des Guides qui interprètera, et c’est assez rare que pour être souligné, la Symphonique Fantastique de Berlioz. A cet égard, rappelons que Berlioz fut un grand ami et défenseur de Sax.

    Rappelons également que se déroulera les 25, 26, 27 juillet le Festival de Jazz de Dinant.

    Autre organisation dinantaise qui marquera le coup du bicentenaire par une disnée spéciale le 13 décembre, c’est la Confrérie des Quarteniers de la Flamiche Dinantaise. En effet, cette confrérie se réunit lors de disnées durant lesquelles les Quarteniers intronisent les nouveaux quarteniers. Lors d’occasions spéciales, des personnalités de différents horizons (politique, sportif, culturel, etc.) sont mises en lumière. Et même si Sax a déjà été fait citoyen d’honneur par les Quarteniers, ceux-ci ne pouvaient rater l’occasion de mettre à l’honneur le génial créateur et ses inventions. Avant de déguster un bon morceau de flamiche et un verre de Bourgogne.

     

    50EUR-SAX.jpgSax inspire vraisemblablement les grandes maisons belges. En effet, l’Hôtel des Monnaies et B-Post se sont intéressés à cet anniversaire. Ce matin, à l’initiative du Commissaire de l’Hôtel des Monnaies, Monsieur Gillard, deux pièces commémoratives ont été frappées, l’une en argent évoquant Sax jeune, dans un environnement dinantais (Collégiale, la Citadelle, le pont et les rochers), l'avers de la pièce a été gravé par Elles Kloosterman. La pièce en or représente l’inventeur en pleine force de l’âge. Le dessin est inspiré par un portrait d'époque réalisé par Edouard Millet de Marcilly. Le graveur de cette pièce est Luc Luycks. Ces deux pièces sont évidemment disponibles via l’Hôtel des Monnaies.

    B-Post elle aussi fera un clin d’œil à Sax en sortant deux timbres sur le saxophone. A partir de photos de Jacky Lepage que les Dinantais connaissent, une jeune designer, Elizabeth Drielsma, a organisé la conception visuelle des deux timbres. Ceux-ci révèlent une conception spécifique, la partie supérieure du feuillet comportera une finition en relief et une technique d'ennoblissement. Nul doute qu'ils feront la joie des collectionneurs. Une pré-sortie est prévue à Dinant, le 05 juillet, ici-même, grâce à une organisation conjointe du Cercle Philatélique de Dinant, de B-Post et de la Ville de Dinant. Les timbres seront disponibles dans tous les points poste à partir du 07 juillet.

    DSC_0007.jpgIntervention de Benjamin Briot de l’ASBL des Mougneux d’Coûtches)

    Comme vous le savez tous, la ville de Dinant se prépare à fêter le bicentenaire de la naissance d’Adolphe Sax. L'année 2014 verra émerger différentes activités pour fêter l'illustre citoyen. Parmi elles, le groupe des Mougneux d’Coûtches et des Géants de Dinant prépare activement un projet particulièrement original et ambitieux : la création d’un géant à l’effigie d’Adolphe Sax. Le projet est en route depuis plusieurs mois. En effet, la construction d’un géant, surtout s’il représente une personne historique, ne s’improvise pas. Les plans sont prêts et les corps de métier connus : un vannier s’occupera de la structure traditionnelle en osier, une école technique des vêtements d’époque (imperméables et légers), un artiste sculpteur de la tête la plus fidèle possible, une entreprise dinantaise pour la construction du saxophone en matière synthétique, robuste et léger à la fois et une entreprise athoise pour la construction de sangles, qui nous permettent de porter le géant au niveau de la tête et des épaules. Le budget est proportionnel à la taille du Monsieur : près de 10.000 € (3000 € pour le buste, 2000 € pour les vêtements, 2000 € pour la tête, etc…).

    Le Géant (© Dorian Demarcq).jpgMais le géant est garanti 100% belge ! En effet, l’investissement est conséquent car le défi est de taille : représenter au mieux ce Dinantais génial pour qu’il puisse être reconnu partout lors de nos sorties ! En effet, nous sommes un groupe folklorique dinantais, représentants officiels de la Couque de Dinant, qui animons également les géants Guinguet et Cafonette ainsi que le cheval Bayard lors d’une dizaine de sorties en Belgique et en France. Nous représentons à chaque fois dignement et fièrement la ville de Dinant. Ce folklore est surtout connu dans le Hainaut (à Ath) et dans le Nord de la France mais les géants dinantais existent depuis de très nombreuses années, de même que de plus en plus de géants apparaissent en province de Namur.

    Le groupe des " Mougneux d'Coûtches " et des Géants Dinantais a été (re)créé en 1978 par des anciens animateurs scouts à l'occasion du vingt-cinquième anniversaire du jumelage entre Dinant et Dinan. Guinguet et Cafonette sont reconstruits sur base des géants qui existaient jadis. Dix ans plus tard, en 1988, le cheval Bayard vient agrandir la famille. Le bicentenaire de la naissance d’Adolphe Sax en 2014 est un tel événement qu’il semble important de marquer le coup. Un nouveau géant comme Adolphe Sax, c’est 30 ans de visibilité pour la ville de Dinant ! Il va sans dire que le nouveau géant portera fièrement un saxophone à sa taille. Ce dernier ne sera toutefois pas en cuivre et n’émettra aucun son… sauf si un bricoleur de génie pouvait nous fournir un mécanisme simple et léger. Avis aux amateurs !

    Statue Sax - Rue Sax (© AIAS - Dinant).jpgIntervention de Geneviève Lazaron, députée provinciale

    C’est un honneur pour moi d’être parmi vous ce soir. Je me permets d’insister sur le mot honneur car aujourd’hui à Dinant, ce n’est pas aux autorités politiques que doivent revenir les honneurs mais bien aux multiples forces vives, tous domaines confondus, qui ont oeuvré et oeuvreront encore beaucoup pour l’organisation de ces festivités grandioses, à la hauteur de l’ambition de la Ville de Dinant de se positionner dans le paysage mondial de la culture et du tourisme.

    Si le soutien financier des institutions publiques, à tous niveaux de pouvoir, est important, tout autant d’ailleurs, que celui des partenaires de manière plus générale, je souhaite particulièrement rendre hommage à ce qui en a été fait.

    En référence à la passion d’Adolphe Sax, je ne peux mieux comparer cette organisation à un énorme orchestre. Entre les « partitions » - je fais référence ici à la multitude de dossiers qui ont dû être réalisés et expédiés un peu partout - et le « concert » en apothéose qui débute ce soir et qui durera presque toute l’année : quel tempo, quelle originalité, quelle créativité, quelle ouverture à tous les publics…bref, quel exploit !

    DSC_0043.jpgLa reconnaissance par l’UNESCO et son association au 200ème anniversaire de la naissance de l’artiste dinantais attestent d’ailleurs de la qualité incontestable du programme présenté ! La Province de Namur est fière de son association à ce projet titanesque que ce soit au travers du soutien structurel à l’Association Internationale Adolphe Sax et au Centre Culturel Régional, mais aussi via sa participation aux grands concours internationaux et encore par le partenariat commune/province dédicacé au futur kiosque qui complètera le parcours de la promenade du « Bois du Casino ». Ce projet d’installation d’un kiosque à Dinant a été accueilli par l’institution provinciale avec beaucoup d’intérêt et d’attention.

    Outre l’aspect symbolique du kiosque dans sa dimension de mobilier urbain, il s’agit, via le choix stratégique de son emplacement, d’une réhabilitation de l’espace scénique dinantais. Situé à proximité du centre culturel régional, visible de la rue, éloigné des nuisances sonores du trafic, ce kiosque sera idéalement positionné pour accueillir les acteurs culturels locaux et d’ailleurs. Indépendamment de sa mission première, son pourtour sera didactique et informatif puisque les soubassements afficheront des informations sur la vie d’Adolphe Sax et la musique qui a été la sienne…

    DSC_0031.JPGL’appellation : « le Tour de Monsieur Sax » est emblématique et vient compléter l’originalité du projet qui sera accessible à tous, à tout moment. Une ouverture à la culture à laquelle je suis très attachée.

    En outre, et pour donner une impulsion culturelle complémentaire au concept du kiosque, la Province de Namur a choisi cet emplacement pour y installer quatre « chaises poèmes » en hommage à Henri Michaux, poète Namurois aujourd’hui disparu .Un autre grand projet culturel fédérateur entre la Province et ses communes.

    Dinant est un immense chantier culturel, l’offre s’y développe et s’y étoffe. Ayant fait de la Culture l’un des piliers de notre politique provinciale pour cette législature, nous ne pouvons que nous en réjouir.

    Gardons à l’esprit que la Culture, dans toutes ses expressions, joue un rôle précieux dans le développement humain et celui de la démocratie. Et que dans les mois à venir, Dinant sera l’une des villes phares tant à l’occasion des festivités du Bicentenaire de la naissance d’Adolphe Sax que pour des commémorations de la première guerre mondiale. 

    En cliquant, à droite, sur l'album "Commémoration Sax 2014", vous découvrirez toutes les photos prises vendredi soir à Dinant.

  • Des pièces à l'effigie d’Adolphe Sax, né à Dinant, frappées par la Monnaie Royale de Belgique

    10EUR-SAX-VZ.jpgC’est ce vendredi 7 février à 11h que les premières pièces de collection à l’effigie d’Adolphe Sax, mondialement célèbre pour avoir inventé le saxophone et né à Dinant le 6 novembre 1814, ont été frappées par la Monnaie Royale de Belgique. Les autorités communales de Dinant étaient présentes à Bruxelles, à quelques heures de la présentation officielle, à l'hôtel de ville, de toutes les manifestations commémorant le bicentenaire de sa naissance à Dinant.

    Il s’agit de deux pièces, une en argent de 10 euros et une en or de 50 euros, pour célébrer le 200e anniversaire de la naissance d’Adolphe Sax.

    La pièce en argent de 10 euros, de frappe belle-épreuve et d’un diamètre de 33mm, sera frappée à 15.000 exemplaires et pèse 18,75g.

    50EUR-SAX-VZ.jpgLa pièce en or de 50 euros, également de frappe belle-épreuve, d’un diamètre de 21 mm, sera elle frappée à 1000 exemplaires et pèse 6,22g.

    Pour la première fois depuis que la Belgique participe au programme européen d’émission de pièces commémoratives lancé en 2004, les deux pièces présentent un avers différent.

    La pièce en argent de 10 euros porte un portrait du jeune Adolphe Sax tel qu’il apparaissait sur les billets de 200 francs émis par la Banque Nationale de Belgique dans les années nonante. S’y ajoute une vue typique de Dinant avec son pont De Gaulle, sa Collégiale Notre-Dame, ses rochers et sa Citadelle.

    L’avers de cette pièce de 10 euros a été gravé par le médailler néerlandais Elles Kloosterman.

     

    50EUR-SAX.jpgSur l’avers de la pièce d’or de 50 euros, nous retrouvons un portrait de Sax plus âgé, semblable à celui réalisé par son ami Edouard Millet de Marcilly. A côté du portrait, le graveur de la Monnaie Royale de Belgique Luc Luycx a représenté un saxophone.

    Le revers reprend la carte et les douze étoiles de l’Union Européenne, le nom du pays dans les trois langues nationales ainsi que la valeur nominale de la pièce.

    On trouve sur l’avers des deux pièces l’emblème du programme « Europe », caractéristique des émissions communes. Ce logo a été créé par le graveur de la Monnaie Finlandaise, Hannu Veijalainen.

  • Programme des commémorations de la guerre 14-18 prévues à Dinant

    image002.jpgCe vendredi matin, dans les locaux du CPAS de Dinant (lieu symboliquement choisi car il n’a pas été détruit lors de la première guerre, a accueilli ceux qui ont souffert dans un hôpital qui y a été installé, …), en présence de toutes les forces vives impliquées dans l’organisation de la commémoration de la guerre 14-18, le programme complet des commémorations a été présenté.

    Les Territoires de la Mémoire, Espère en Mieulx, les Amis de la Collégiale, le Cercle d’Etudes Charles De Gaulle, la Maison du Tourisme, la Compagnie du Rocher Bayard, le Centre Culturel, le Syndicat d’Initiative, le CPAS, la Citadelle, la Maison du Patrimoine Médiéval Mosan et l’Interfédérale Royale des Associations patriotiques se sont associés à la Ville de Dinant pour commémorer les victimes dinantaises de la guerre 14-18.

    La mise à sac de Dinant : rappel historique, par le professeur Axel Tixhon

    images-1.jpegLe 2 août 1914, l’Allemagne transmet à la Belgique un ultimatum rédigé par le comte von Moltke dès le 26 juillet. Elle réclame le passage de ses troupes par le territoire belge pour prévenir une invasion française. Le Roi Albert refuse cette demande qui ne respecte pas les conditions de neutralité imposées à la Belgique. Le 4 août, au matin, des cavaliers allemands traversent la frontière belge et tentent de passer la Meuse entre Visé et Liège. L’objectif est de s’assurer rapidement le contrôle des voies de communication pour permettre aux cinq divisions d’armée (un million de combattants) de gagner, sans perdre de temps, le nord du territoire français. Dès le passage des frontières, la progression des armées allemandes s’apparente à une course contre la montre. Aucun retard n’est toléré.

    La IIIe armée allemande dirigée par le général von Hausen est, en fait, l’armée royale de Saxe. Elle entre en Belgique après le 15 août, après avoir effectué sa concentration dans la région de Bitburg. Durant les premières journées de la guerre, elle entend les premiers récits d’atrocités commises par les supposés francs tireurs belges. Ces rumeurs décrivent les Belges comme des tortionnaires capables d’achever les blessés, de torturer les cadavres et d’empoisonner les soldats allemands. Les troupes allemandes qui pénètrent sur le sol belge sont donc persuadées qu’elles risquent d’être attaquées par des tireurs embusqués, aussi appelés « francs-tireurs », constituant de véritables armées commandées par les élites civiles et surtout religieuses.

    images-2.jpegLe mot d’ordre est alors de se préparer à une résistance armée de la part des populations, et de l’anticiper par des mesures d’une extrême rigueur vis-à-vis de celles-ci. Alors que toutes les forces allemandes opèrent vers le sud, l’armée saxonne est la seule à devoir emprunter un itinéraire partant de l’est vers l’ouest. Pour effectuer cette traversée, elle choisit d’emprunter les passages de Dinant, Houx et Hastière. Elle se heurte, néanmoins, à une forte résistance qu’elle attribue à de faibles troupes françaises épaulées par les habitants de ces localités. Des tentatives  d’entrer à Dinant et de prendre le pont avaient déjà échoué le 15 août et la nuit du 21 au 22 août. Alors que l’Etat-Major préparait l’offensive du 23 août, des rumeurs de combats contre des civils lui avaient été communiquées depuis Marche et Dorinne. Aussi, les troupes allemandes conçoivent leur prise de Dinant comme un affrontement violent avec ses habitants.

    Lorsque l’ordre d’offensive générale est donné, le 23 août, ces troupes sont situées sur le plateau dominant la ville de Dinant, qui a la réputation d’abriter des francs tireurs partisans de la France. Le général von Hausen commande alors à ses troupes de massacrer les Dinantais comme le prouve le témoignage d’un soldat du 108e régiment d’Infanterie, qui faisait partie du 12e corps d’armée :

    images-3.jpeg« On nous a donné l’ordre de tuer tous les civils qui nous tiraient dessus, mais en réalité les hommes de mon régiment et moi-même avons tiré sur tous les civils que nous avons trouvés dans les maisons d’où nous soupçonnions que les coups étaient partis. De cette façon, nous avons tué des femmes et des enfants. Nous ne l’avons pas fait de gaieté de cœur, mais nous avions reçu des ordres de nos officiers supérieurs pour agir de cette façon, et pas un seul soldat dans l’armée d’active ne voudrait désobéir à un ordre du commandement supérieur. ».Dans ses mémoires, le général von Hausen décrit la journée du 23 août de la manière suivante:

    « Le forcement de la Meuse se présentait comme une opération très difficile. Il pouvait même, d'un moment à l'autre, mettre l'assaillant dans une situation désespérée, si la population de Dinant prenait part à la bataille. Après avoir avancé jusque dans la partie de la ville située sur la rive est, la troupe se heurta à des habitants armés dont la participation à la résistance semblait avoir été organisée militairement. De toutes les maisons, dont les toits, les fenêtres et les caves avaient été préparés pour la défense, partait un feu terrible pour l'assaillant. Le peuple aveuglé usait de toutes les perfidies ; on vit même des femmes et des jeunes filles se mêler à la bataille. Ainsi se déroula à Dinant un combat de rues du plus grand acharnement et qui dut être mené sans merci. La conduite des habitants, si contraire au droit des gens, retarda la construction du pont projeté pour le passage de la 23e D. I. ».

    Au total, 674 civils furent exécutés. Dans le quartier de Leffe, atteint tôt le 23 août, tous les hommes rencontrés par les troupes d’invasion sont passés par les armes. Plusieurs exécutions collectives ont aussi lieu à la cliche de bois (en face de l’abbaye) et à la Papeterie (actuelle salle « la Rochette » dans les fonds de Leffe). Les régiments qui empruntent la rue Saint-Jacques se « contentent » de fusillades plus sporadiques dans un quartier déserté après l’attaque nocturne du 21 août et soumis à un feu plus nourri venant de la rive opposée. Les soldats qui descendent par la Montagne de la Croix procèdent à un nettoyage systématique des maisons situées dans le quartier Saint-Nicolas (entre l’hôtel de ville et la prison). Les occupants (hommes et femmes) sont rassemblés dans une forge du quartier Saint-Roch ainsi que dans l’établissement pénitentiaire. En fin de journée, un groupe est conduit arbitrairement devant le mur Tschoffen, sur la place d’Armes. Une centaine d’hommes en âge de porter les armes est la victime des tirs d’un peloton d’exécution. Au même moment, une mitrailleuse est mise en action en direction de la cour de la prison. Les victimes y sont moins nombreuses.

    images.jpegAu sud de la ville, les troupes allemandes utilisent la route du Froidvau pour atteindre la Meuse. Tandis que le quartier est vidé de ses habitants, des barques sont envoyées, de l’autre côté de la Meuse, à Neffe pour sécuriser le passage de la Meuse. Les civils sont traqués. Certains de ceux-ci, ayant trouvé refuge dans un passage sous-terrain sous la voie ferrée, sont attaqués par des tirs de fusils et des jets de grenade. Des dizaines de morts sont retirés de l’aqueduc, dont des femmes et des enfants.

    Quelques instants plus tard, un groupe de civils maintenus sous surveillance au pied du rocher Bayard est poussée devant le mur de la propriété Bourdon. Prétextant un coup de feu tiré de la rive opposé, un officier allemand ordonne une exécution. Plus de 80 habitants sont tués dont des femmes, des personnes âgées, des écoliers et des bébés. Plusieurs familles sont exterminées.

    Sept fusillades ont été organisées par l’armée allemande, elles feront la moitié des victimes civiles à Dinant. De nouvelles exactions ont eu lieu les 24 et 25 août. Au total, ce sont 674 personnes qui ont été tuées lors du passage de l’armée allemande dans la cité des Copères. 80% du patrimoine bâti a été détruit.

    DSC_0007.JPG

    Programme complet des commémorations

    28 février : Conférence « Les Villes Martyres Belges d’Août 1914 : une histoire tragique, un destin commun ».

    En 1914, la Belgique fait l'expérience d'une invasion menée avec brutalité par les troupes allemandes. Des civils sont exécutés, des habitants sont pris en otages et leurs habitations sont anéanties. Dans le sillage sanglant de l'envahisseur, des villes sont particulièrement touchées. Visé, Aarschot, Andenne, Tamines, Dinant, Louvain et Termonde sont successivement saccagées. Cette communauté de destin, largement évoquée dès le début de la guerre, est encore renforcée à l'époque de la reconstruction et de la commémoration. Aujourd'hui, elle subsiste à travers un projet de célébration commune des événements douloureux d'août 1914.

    Par le professeur Axel TIXHON. Centre culturel de Dinant à 15h. Tel. : 082/21.39.39., 5 €.

    Affiche-Dinant2014.jpg15 mars : Projection du film « Les murs de Dinant  - Trois journées d’août 1914 ».

    En envahissant la Belgique le 04 août 1914, les troupes du Reich déclenchaient la première guerre mondiale et se heurtaient à une résistance inattendue de l’armée belge. Les 22, 23, et 24 août 1914, plus de 5000 citoyennes et citoyens belges sans armes ont été massacrés par des unités régulières de l’armée allemande. Leurs maisons ont été pillées et incendiées. 8 villes, 83 bourgs et villages belges ont été dévastés dans ce qui sembla être un accès de furie et de vengeance. Historien aujourd’hui professeur à l’INSAS, successivement journaliste, grand reporter, producteur et documentariste durant 33 ans à la RTBF, le réalisateur André Dartevelle signe, depuis une vingtaine d’années, des films documentaires. S’il crée des films au carrefour du cinéma-vérité et du cinéma social, il s’intéresse aussi aux thèmes de la mémoire. Les Murs de Dinant est le premier volet de Trois Journées d’Août 1914, un diptyque, un film en deux volets que le cinéaste a réalisé sur les atrocités allemandes du début de la grande guerre en Belgique. Sept "témoins" se souviennent des grands massacres de civils des 23, 24, 25 août 1914, commis à Dinant par les troupes allemandes. Descendants des familles victimes, ils racontent leur histoire familiale broyée par la tragédie, un héritage qui passe de génération en génération. Leurs récits révèlent les traces profondes que ces crimes contre l'humanité ont laissées, d'autant plus vives qu'aucune justice n'a sanctionné les coupables après 1918. Longtemps, la légende des francs-tireurs belges a servi de justification aux autorités et aux historiens allemands. A Dinant, alors qu’une délégation officielle allemande a reconnu les faits en 2001, la mémoire douloureuse persiste. André Dartevelle, le réalisateur, et des membres des familles victimes participeront à la séance de projection du film organisée au Centre Culturel de Dinant.

    Centre culturel de Dinant à 15h. Tel. : 082/21.39.39., 5,50 €.

    22 mars : Conférence, « Images de l’Invasion Allemande d’Août 14 : Regards Belges, Français et Allemands ».

    Alors que l'ensemble de la guerre 14-18 fut une longue suite de combats relativement immobiles, l'invasion allemande de la Belgique, en août 1914, s'est réalisée selon un vaste mouvement d'armées. Ces opérations ont laissé peu de traces iconographiques au moment même où elles se déroulèrent. Par contre, elles ont attisé l'imagination des artistes des différents pays belligérants, suscitant une grande variété de représentations des événements tragiques d'août 1914.

    Par le professeur Axel TIXHON. Citadelle de Dinant à 15h. Tel. : 082/21.39.39, 5 €.

    9 mai : Commémorations de l’Armistice de la Guerre 1940-1945.

    Signature d’une charte de parrainage entre l’Ecole Royale Militaire et la Ville de Dinant. Cimetière de la Citadelle.

    20 mai : Théâtre « Lettres à des Morts ».

    Lettres à des Morts est un recueil de lettres écrites par des parents, des épouses, des sœurs, des enfants, des amis aux soldats français qui se trouvent sur le front durant la guerre de 1914-1918. Ces lettres n’arriveront malheureusement jamais à leurs destinataires. Ceux-ci viennent d’être tués au combat. Ces lettres montrent surtout l’état d’esprit dans lequel se trouve la population civile pendant que des soldats se battent et meurent dans la boue des tranchées.

    Mise en scène André PATIGNY. Centre culturel de Dinant à 20h. Tel. : 082/21.39.39., 8 €.

    23 mai : Publication, « Dinant, août 1914 : les rives sanglantes ».

    Présentation du livre édité par l’asbl Espère en Mieulx. L’ouvrage collectif se singularise par son ancrage local et son expertise d’une tragédie que l’on croyait bien connaître. A la lumière de sources documentaires inédites − dépositions des victimes, souvenirs de famille, carnets de route de soldats, journaux des marches et des opérations militaires, … −, les auteurs revisitent, avec un regard critique, ces moments très douloureux pour la communauté dinantaise.

    Axel TIXHON, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Namur, précise le contexte général, depuis l’embrasement de l’Europe jusqu’à l’invasion brutale de la Belgique, en suivant pas à pas la marche de la IIIe Armée saxonne du général von Hausen, coupable d’exactions sur la Haute-Meuse. Dans son essai de reconstitution des batailles franco-allemandes, des 15 et 23 août 1914, Michel COLEAU, professeur d’histoire au Collège Saint-Guibert, de Gembloux, donne la parole à de nombreux habitants et combattants des deux camps impliqués dans l’action et épingle les errements de l’état-major français, dommageables pour la cité mosane. Dans un autre article, il décrit diverses traces matérielles évoquant l’infortune des civils fusillés, trop souvent méconnues dans le centre-ville et les villages avoisinants. Vincent SCARNIET, ancien commandant de l’Ecole du Génie, de Jambes, met l’accent sur l’organisation de l’appui médical et ses carences, au sein du 1er Corps d’Armée, à Dinant et à l’arrière des lignes défensives. Il revoit, chiffres à l’appui, le bilan des pertes françaises et dresse le répertoire des soldats tués au combat. La liste des 674 civils dinantais de même que celle des  rescapés des tueries collectives, établie par Michel KELLNER, documentaliste au Centre Culturel de Dinant, complètent cette étude très fouillée, agrémentée de cartes, d’encadrés et de nombreuses illustrations.

    Par Pascal SAINT-AMAND. Citadelle de Dinant à 11h. Tel. : 0477/383.673.

    20 juin : Cabaret, « Chansons de guerre, chansons de paix ».

    Par les Territoires de la mémoire. Centre culturel de Dinant à 20h30. Tel. : 082/21.39.39.

    21 juin : Vernissage de l’exposition « Il était une fois … Dinant en 14 ».

    L’exposition se tiendra du 21 juin au 5 octobre 2014. Par les Territoires de la mémoire et le Centre culturel de Dinant. Centre culturel de Dinant à 18h. Tel. : 082/21.39.39.

    30 juin : « 23 août 1914 : Dinant en ruines », inauguration de grands panneaux didactiques dans la ville.

    Ville de Dinant, 10h. Tel. : 082/213.271

    15 août : Inauguration de la statue en cuivre de Charles De Gaulle.

    Ville de Dinant, 11h. Pont de Dinant. Tel. : 082/213.271.

    16 août : Exposition consacrée au général De Gaulle.

    L’exposition se tiendra du 16 août au 30 septembre 2014. Ville de Dinant, Tel. : 082/213.271.

    18 au 24 août : Spectacle retraçant l’arrivée des troupes allemandes à Dinant, la prise de la ville et les massacres de civils. On cherche encore des figurants !

    Par la Compagnie du Rocher Bayard. Dinant et ses villages. Tel. : 0476/33.67.60

    23 août :

    A 10h30, célébration eucharistique présidée par l’évêque de Namur en hommage aux victimes du 23 août 1914 suivie de la bénédiction du carillon en la collégiale Notre-Dame de Dinant.

    DSC_0005.JPGA 15h, inauguration du mémorial aux victimes du 23 août dans les jardins du CPAS de Dinant.

    Ville de Dinant. Tel. : 082/213.271.

    13 et 14 septembre : Journées du patrimoine 2014. « Un parcours mémoriel autour des monuments commémoratifs aux victimes civiles dinantaises du 23 août 1914 ».

    Lors de l’invasion allemande en août 1914, la Ville de Dinant est l’objectif de la 3ème armée allemande pour la traversée de la Meuse. Des lourds combats opposent les Français qui tiennent la rive gauche aux troupes du Kaiser positionnés sur les hauteurs de la rive droite. La bataille du 15 août est marquée par la reprise de la citadelle aux Allemands par les Français toutefois au prix de lourdes pertes humaines côté français. Contrariés par ce retard, les troupes allemandes reviennent avec plus de 25.000 hommes le dimanche 23 août, convaincues de la participation de la population à leur récent revers et de la présence de francs-tireurs. Les ordres de l’état-major allemand pour Dinant sont terribles : piller, massacrer sans égard d’âge et incendier la ville. D’un bout à l’autre de Dinant, 674 personnes sont alors assassinées sommairement et la cité est détruite à près de 80 %. Dès la fin de la guerre, diverses associations patriotiques vont commémorer ces massacres en apposant des stèles et en érigeant des monuments du souvenir là où les crimes furent perpétrés contre les civils.

    Par Espère en Mieulx, visites à 10h et 14h les 13 et 14 septembre. Tel. 0477/383.673.

    DSC_0002.jpg11 novembre : Inauguration de la crypte restaurée des anciens combattants.

    Ville de Dinant, cimetière de Foqueux (route de Philippeville), à 12h. Tel. 082/213.271.

    16 décembre : Concert de la Musique de la Force Aérienne en clôture de l’année 2014 marquée par le bicentenaire de la naissance d’Adolphe Sax et les commémorations de la guerre 14-18. Tel. 082/21.39.39

  • Après 35 ans, MAtélé chamboule ses horaires dont sa boucle d'une heure !

    Dès le 25 novembre, le programme de MAtélé va changer !

    Lire la suite

  • Modifications de certaines lignes de la région de Dinant et Ciney, à partir du 1er septembre 2013

     

    images-2.jpegLe TEC Namur-Luxembourg informe ses voyageurs qu’une réorganisation de l’offre de transport dans la région de Dinant et Ciney sera effective à partir du 1er septembre 2013.

    Cette réorganisation constitue la dernière phase du plan d’économies auquel l’opérateur de transport est soumis. Elle implique d’une part une refonte de certaines lignes en fonction des flux les plus demandés et, d’autre part, une suppression de parcours ou de portions de parcours pas ou très peu fréquentés.

    Les lignes concernées sont les suivantes : 

    43/1

    Dinant – Ciney

    43/2

    Ciney – Mont-Gauthier

    47

    Ciney – Custinne (Ver)

    48

    Ciney – Bonsin

    57/1

    Ciney – Chevetogne – Leignon

    57/2

    Ciney – Leignon

    128a

    Ciney – Spontin – Yvoir

    128s

    Ciney – Natoye – Spontin

    430

    Dinant – Thynes – Ciney

    431

    Dinant – Spontin – Yvoir

    En particulier, les lignes 128a, 128s, 430 et 431 sont scindées et rebaptisées :

    128

    Ciney – Spontin – Yvoir

    129

    Ciney – Natoye – Spontin

    130

    Dinant – Thynes – Ciney

    131

    Dinant – Spontin – Yvoir

    Détail des modifications au 01/09/2013

    • Ligne 43/1 : Dinant – Ciney

    - L’itinéraire de la ligne Dinant-Ciney reste inchangé.

    - Pour mieux desservir l’hôpital Saint-Vincent à Dinant, trois parcours ont été ajoutés en milieu de matinée entre Dinant Gare et Sorinnes durant la période scolaire et lors des vacances.  De même, plusieurs parcours ont été ajoutés pour les écoliers et les travailleurs.

    - Les parcours de la ligne ont été adaptés aux heures de rentrée et sortie des écoles de Ciney et Dinant ainsi qu’aux heures des trains pour une meilleure correspondance en gares de Ciney et de Dinant. Seuls deux parcours en période scolaire et deux parcours durant les vacances, très peu fréquentés, ont été supprimés.

    - L’offre de transport reste inchangée le samedi.

    • Ligne 43/2 : Ciney – Mont-Gauthier

    - L’itinéraire de la ligne Ciney – Mont-Gauthier reste inchangé.

    - En période scolaire, cette ligne conserve uniquement les parcours destinés aux écoliers.

    - L’offre en période de vacances scolaire ainsi que le samedi est maintenue durant les mois de juillet – août, avec une meilleure répartition des horaires pour la desserte du Domaine de Chevetogne. Cette offre est réduite durant les autres périodes de vacances: 5 parcours ont été supprimés quotidiennement en vacances. Le samedi en-dehors de la période juillet-août, 2 parcours quotidiens ont été supprimés. 

    • Ligne 47 : Ciney – Custinne (Ver)

    - L’itinéraire de la ligne 47 a été modifié afin de desservir dorénavant le village de Corbion.  Les bus ne circuleront donc plus via la route de Bragard : l’offre se trouve donc améliorée étant donné qu’aucun arrêt n’est abandonné et que l’on desservira un nouvel arrêt situé au centre de Corbion.

    - Un seul parcours scolaire très peu fréquenté a été supprimé.

    • images.jpegLigne 48 : Ciney – Bonsin

    - L’itinéraire de la ligne Ciney – Bonsin reste inchangé.

    - Le TEC a maintenu les parcours scolaires. Seul un parcours est supprimé, faute de fréquentation.

    - En période vacances, l’offre est supprimée, pour les mêmes motifs de fréquentation.  Les villages de Pessoux, Sinsin, Scy et Bonsin ne seront plus desservis durant les vacances scolaires.  Quant aux villages de Barvaux, Failon, Maffe et Méan, ils restent toujours desservis par la ligne 98 en direction de Marche.

    • Ligne 57/1 Ciney–Chevetogne–Leignon : devient Ciney – Leignon
    • Ligne 57/2 Ciney – Leignon : devient Chevetogne – Leignon

    - L’offre de transport de ces 2 lignes est maintenue mais les itinéraires sont adaptés pour une meilleure lisibilité.

    - La desserte des villages de Barcenal, Bragard, Conneux et Conjoux ne sera plus assurée par la ligne 57/1 mais ces villages resteront desservis par la ligne 47 Ciney – Custinne (Ver).

    - La nouvelle ligne 57/1 Ciney – Leignon desservira les villages de Leignon et Chapois, qui ne seront donc plus desservis par la ligne 57/2.

    - La nouvelle ligne 57/2 Chevetogne – Leignon prendra dorénavant son départ à Enhet et non plus à Ciney, faute de fréquentation sur le tronçon Ciney-Enhet.

    - Cette nouvelle ligne desservira dorénavant le village de Chevetogne.

    - Faute de clientèle intéressée, le hameau de Reux ne sera plus desservi par le TEC.

     

    Réorganisation des lignes de bus desservant Ciney – Yvoir – Dinant 

    Les lignes ci-dessous sont scindées et redistribuées sur 4 nouvelles lignes citées ci-après, pour une meilleure lisibilité des horaires et des itinéraires

    Lignes supprimées

     

    128a

    Ciney – Spontin – Yvoir

    128s

    Ciney – Natoye – Spontin

    430

    Dinant – Thynes – Ciney

    431

    Dinant – Spontin – Yvoir

    Nouvelles lignes

     

    128

    Ciney – Spontin – Yvoir

    129

    Ciney – Natoye – Spontin

    130

    Dinant – Thynes – Ciney

    131

    Dinant – Spontin – Yvoir


    La ligne 128s Ciney – Natoye – Spontin est définitivement supprimée au vu du nombre très faible d’usagers intéressés. Elle ne circulait que les lundis à destination de Ciney pour le marché qui a lieu un lundi sur deux.

    Toutefois :

    - Les villages de Halloy et Braibant seront desservis par les nouvelles lignes :

    • 128 Ciney – Durnal – Yvoir
    • 129 Ciney – Dorinne – Yvoir
    • 130 Ciney – Thynes – Loyers

    - La desserte du village de Natoye restera possible via la ligne 66 Namur-Ciney.

    - Reuleau sera traversé par la ligne 129 allant de Ciney à Yvoir alors que Senenne sera parcouru par les lignes 128 Ciney – Durnal – Yvoir, 129 Ciney – Dorinne – Yvoir et 131 Dinant – Thynes – Spontin.

    - Spontin bénéficiera des bus assurant les nouvelles lignes 128 Ciney – Durnal – Yvoir, 129 Ciney – Dorinne – Yvoir et 131 Dinant – Thynes – Spontin.

    -Seul le hameau de Vincon est abandonné par manque de voyageurs.

    Localités desservies par les nouvelles lignes:

    Awagne

    130, 131

    Lisogne

    130, 131

    Bauche

    128

    Loyers

    130

    Braibant

    128, 129, 130

    Purnode

    129, 131

    Ciney

    128, 129, 130

    Reuleau

    129

    Crupet

    128

    Senenne

    128, 129

    Dinant

    131

    Sovet

    130

    Dorinne

    129, 131

    Spontin

    128, 129, 131

    Durnal

    128

    Thynes

    130, 131

    Evrehailles

    129

    Yvoir

    128, 129

    Leffe

    131

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     









    Les parcours fort fréquentés des anciennes lignes 128a, 430 et 431 ont été maintenus dans la nouvelle organisation, avec adaptation des horaires aux heures de rentrée et sortie des écoles de Ciney et Dinant mais également aux heures des trains pour une meilleure correspondance en gares de Ciney et Yvoir :

     

    -Les voyages de et vers Dinant ont été maintenus sur la nouvelle ligne 128 (prolongement en ligne 433 Namur – Mont/Dinant).

    -Les étudiants habitant Loyers auront toujours la possibilité de fréquenter les établissements scolaires de Dinant en empruntant la ligne 130 et puis la ligne 131 en correspondance à Thynes Eglise.

    - Certains parcours « heures creuses » ont été adaptés et maintenus en période scolaire et durant les vacances afin de permettre aux usagers de disposer de temps suffisant pour effectuer d’éventuelles courses à Yvoir et Ciney, toutes périodes confondues (scolaire, vacances, samedi).

    - Des voyages en période vacances ont été supprimés par manque de fréquentation : tous les parcours de la ligne 431 ont été abandonnés pour cette période étant donné qu’ils ne circulaient que le vendredi pour le marché de Dinant et que ce marché se tient maintenant le samedi.

    Le détail de cette nouvelle offre, y compris les cartes des lignes modifiées, sont disponibles sur le site infotec.be, à la rubrique « actualités à la une ».