Vie sociale - Page 4

  • Un arbre a été planté pour les 25 ans de la crèche des P’tits Loups d’Emptinne !

    DSC_0109.jpgComme il y a 5 ans, à l’occasion des vingt ans de la crèche des P’tits Loups d’Emptinne, une fête a été organisée en ce deuxième dimanche de septembre sur la place communale en présence des autorités communales, des bénévoles du conseil d’administration de la crèche, de ses animateurs et des dizaines de familles qui bénéficient de ses services.

    DSC_0133.jpgEn septembre 1992, un projet novateur voyait le jour sur la commune de Hamois et il tient toujours : à l’initiative de particuliers, de l’ASBL «Les Arsouilles » et du pouvoir communal, une MCAE ou Maison Communale de l’Accueil de l’Enfance, en d’autres mots, une crèche, ouvrait ses portes à Emptinne. Si la première implantation était située un peu plus haut dans le village, elle a trouvé refuge dans un bâtiment du 18e restauré aux normes de la petite enfance par les ouvriers communaux sous la présidence de Nathalie d’Aspremont.

    DSC_0129.jpgL’équipe des P’tits Loups se compose de 5 puéricultrices, d’une cuisinière et d’une assistante sociale. Elle est agréée pour l’accueil de 12 enfants âgés de 0 à 3 ans. A l’occasion des 25 ans de la crèche, ses responsables, plutôt que de procéder à un lâcher de ballons, ont préféré planter un arbre, appelé « petit Georges », à cause d’une histoire racontée aux enfants en ne perdant pas de vue que leur projet d’accueil met l’accent sur leur jardin aux enfants !

     

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    En cliquant, en haut, à droite, sur l'album intitulé "25 ans P'tits loups Emptinne", vous découvrirez 26 photos prises en fin de journée

  • Le projet mille-feuilles démarre ce vendredi 1er septembre à la Maison Citoyenne à Ciney

    Je dépose un livre, j'emporte un autre, je lis et je le rapport, et c'est gratuit !

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  • Fin des plaines d’été organisées par Jeunesse et Santé et la Ville de Ciney

    DSC_0001.jpgCette année, les plaines organisées par Jeunesse et Santé et la Ville de Ciney pour des enfants âgés de 3 à 12 ans se sont déroulées tout le mois de juillet à Ciney aux Forges, la première quinzaine de juillet et d’août à l’école communale de Leignon. Si, pour Ciney, on a compté une moyenne par semaine de 110 enfants, ils étaient près de 100 en permanence à Leignon. A chaque fin de quinzaine de la plaine, une petite fête était mise sur pied en présence des parents et des grands parents.

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    DSC_0017.jpgPour la dernière étape de la plaine, à Leignon, les responsables étaient Jérémie De Dorlodot et Alexandra Lahaut, aidés par une quinzaine d’animateurs, dont la plupart effectuaient leur stage. Le thème de la quinzaine était «personnages de films qui voyagent dans le temps et qui sont à la recherche d’animaux fantastique », tout un programme ! Comme tous les stages organisés par Jeunesse et Santé, les activités sont réparties par tranches d’âge : psychomotricité, bricolage, éveil artistique pour les plus petits, jeux de compétition, défis à relever, … pour les plus grands.

    En cliquant, en haut, à droite, sur l'album "plaines Leignon août 2017", vous découvrirez 20 photos prises lors de la petite fête de ce vendredi.

  • De plus en plus de succès pour la plaine communale de Hamois

    DSC_0120.jpgCette année, les plaines communales d’Hamois se déroulaient du 17 juillet au 11 août dans les locaux de l’OCTC et de la Boverie. Pas moins de 397 enfants ont été accueillis cet été, ce qui représente plus de 30% d’augmentation par rapport à l’an dernier où 272 enfants avaient été comptabilisés !

    DSC_0123.jpgSans aucun doute, une preuve de la confiance apportée par les parents en inscrivant leurs enfants aux plaines communales d’Hamois ! Encadrés par une équipe dynamique (Marie L., Elise, Alexis, Cyrielle, Manon, Carli, Eva, Augustin, Anthony, Théo, Malorie, Noémie, Alice, Clémentine, Zoé, Elaine, Logan, Dorian, Morgane, Corentin, David, Charlotte) sous la responsabilité de Jean-Luc Léonard, coordinateur, les enfants ont réalisé des bricolages et différentes activités sur le thème de l’espace tout au long des 4 semaines : soucoupes volantes, étoiles, masques d’Aliens, hand-spinners spatiaux, …

    DSC_0141.jpgExcursions à Chevetogne, promenades au bois de Cheumont, sur le Ravel, sport et jeux dans le hall de l’école, balades vélos, … figuraient aussi au programme. Le must était la journée fête spatiale avec 5 châteaux gonflables, des jeux en bois, la barbe à papa et les grimages. Chaque fin de semaine, un lâcher de ballons avec une petite carte accrochée, était organisé. Pour l’instant, les plus lointaines cartes reviennent de la région de Stavelot, à 60 km à vol d’oiseau de Hamois. Après ce lâcher, un barbecue et le passage du camion le Mont-Blanc ont clôturé chaque semaine.

    Les autorités communales étaient invitées le dernier vendredi, invités par leur collègue, Pierre-Henri Roland, échevin. Elles n’ont pu que se féliciter du travail fourni.

    En cliquant, en haut, à droite, vous découvrirez 47 photos prises ce vendredi.

  • Moissonnage à l’ancienne au Fond del Gotte à Mohiville !

    DSC_0078.jpgBeaucoup de passionnés, de curieux, de personnes qui ont connu le bon vieux temps des moissons, … se sont retrouvés en ce deuxième lundi d’août sur un terrain appartenant à Xavier Henin, le fils de Michel, à Mohiville, au lieu dit "Fond del Gotte", sur la route vers Porcheresse. Leur but, voir comment se déroulait une moisson dans les années 40 grâce à deux faucheuses-lieuses des années 40 et une moissonneuse des années 60 (moissonneuse accouplée à un tracteur d'époque) appartenant à Claudy Henin et René Pirlot. L’histoire de la moissonneuse est assez remarquable, Claudy Henin l’a acquise en France pour 100 euros lors d’une vente d’une ferme !

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    DSC_0094.jpgLes bottes moissonnées seront battues lors de la 3e rencontre de tracteurs anciens La Soupape qui tousse le dimanche 17 septembre à Mohiville à partir de 9h (renseignements et inscriptions pour les tracteurs : Claudy Henin, 083/61.20.77, 0477/36.93.73, www.murmuresdubocq.be).

    Pour découvrir les photos prises ce lundi, il suffit de cliquer, en haut, à droite, sur l'album intitulé "Moissonnage à l'ancienne.

  • Hamois vous accueille ce week-end pour l'opération Wallonie Bienvenue

    walloniebienvenueHamois171.JPG35 ambassadeurs, sites, ... vous ouvrent vous ouvrent leurs portes : expo de matériels agricoles anciens, visite d’un jardin exceptionnel, délices d’Italie, une maison rose, peintres, céramistes, couture, ébéniste, espace muséal, atelier floral, vannerie, promenades, restauration, expositions… Vous n'aurez que l'embarras du choix !

     

    walloniebienvenueHamois174.JPGRendez vous ces samedi 17 et dimanche 18 juin de 10h à 18h au départ de l'Office communal du Tourisme et de la Culture de Hamois, 25, rue d'Hubinne à Hamois pour y recevoir toutes les infos.

    Vous pouvez aussi surfer sur www.walloniebienvenue.be pour obtenir toutes les infos.

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  • 17e Jason Day organisé par le S.R.J. de Schaltin

    DSC_0018.jpgPour la 17e fois le Service Résidentiel pour les Jeunes de Schaltin a mis sur pied, dans la propriété de l’Institut, son Jason Day. Cette journée, axée principalement sur le fair-play et la bonne humeur au travers de quelques rencontres amicales entre clubs voisins, est l’occasion d’avoir une pensée pour ce garçon décédé accidentellement le 6 juin 2000 alors qu’il pratiquait son sport favori, le football.

     

     

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    En présence de la famille de Jason, des centaines de jeunes venus des U8 et U 12 du RCS Schaltin, du RCS Condruzien, du FC Sorée (et de leurs familles) et de toutes les sections de l’IS Schaltin venus participer au tournoi de football, Jean-Marie Paggen, directeur du S.R.J. a déclaré : « Comme à chaque fois, Jason continue à nous rassembler. Même si la famille de Jason va quitter prochainement notre pays, ils m’ont promis de revenir chaque année à Schaltin en souvenir de Jason. Cette année, Méan est absent. Ayons une pensée pour Jean-Claude Jadot, qui était venu à chaque fois accompagner les jeunes de son club ! Merci à Dany Lannoy et à son équipe pour l’organisation de cette journée. »

    DSC_0038.jpgComme à chaque fois, un petit cadeau est offert en souvenir à chaque participant après que le papa de Jason ait symboliquement arrosé le chêne planté à la mémoire de son fils il y a 16 ans. Cette année, chaque jeune joueur a reçu un bracelet éponge avec la mention Jason Day 2017.

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    En cliquant, en haut, à droite, sur l'album intitulé "Jason Day 2017", vous découvrirez 24 photos prises avant le début du tournoi.

  • 100 après, commémoration franco-belge des évacués français à Natoye

    C'est en présence des autorités communales de Hamois, des représentants des 3 communes françaises de Fouqièrees-les-Lens, Brisey-Méricourt et Ribemont, des représentants de la Maison de la mémoire, des enfants de l'école communale de Natoye et de nombreux curieux que s'est déroulée, en ce 12 avril, une commémoration des évacués français chassés de l'Aisne et du Pas-de-Calais par l'occupant allemand vers notre région il y a un siècle.

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    Qui se souvient encore aujourd'hui de ces milliers de civils français - femmes, hommes et enfants - des départements de l'Aisne et du Pas-de-Calais, chassés de France par l'occupant allemand et évacués de force vers la province de Namur, entre autres ?

    Début 1917, les Allemands repositionnent leur ligne de front vers la « ligne Hindenburg » qui part d’Arras jusqu’à Soissons, d’une longueur d'environ 150 km. Dès lors, La population occupant le « no man’s land » entre cette ligne et les positions alliées se retrouve en situation très périlleuse.

    L’état-major allemand décide l’évacuation forcée de 143.000 personnes vers la Belgique, principalement vers les provinces de Hainaut (32.000), Namur (41.000), Luxembourg (10.000), liège (35.000) et la région Bruxelloise (25.000). Près de 3.000 personnes arrivent dans les villages de l’entité hamoisienne au printemps 1917, après une évacuation, sans ménagement. Ils sont transportés en wagons à bestiaux, plus que sommairement aménagés, où se mêlent le désarroi, la peur, l’affolement et les cris. Plusieurs personnes âgées en meurent.

    Bien que subissant aussi les affres de l’occupation, la population locale accueille relativement bien les évacués, même si le choc culturel de la rencontre avec des populations issues des corons miniers du Pas-de-Calais a été important.

    Voici le court récit d’un évacué, l'abbé Léopold Ledoux, vicaire de Lens

    Après des mois d'occupation allemande, les Lensois suivent de près les avances des armées alliées. "Les Canadiens se sont emparés des hauteurs de Vimy et bientôt, les autorités allemandes songent à évacuer. D'ailleurs les bombardements sont si fréquents et si meurtriers que la vie n'est plus tenable en ville. Au mois de mars, les Allemands font évacuer 6.000 personnes en cinq nuits. Quel lugubre départ ! Le Vendredi saint, nous subissons une véritable pluie de fer. Le bombardement, commencé à 10 heures du matin, ne cessera qu'à 4 heures du soir, sans interruption".

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    Quelques jours plus tard, les opérations d'évacuation de la ville s'accélèrent. "Le mercredi 11 avril à 10 heures, l'ordre arrive disant que tout Lens doit être évacué pour 15 heures. Pas de voitures ni pour les bagages ni pour les vieillards ni pour les enfants. Emportez ce que vous pouvez dans vos bras. Les trois vicaires se rendent aux trois chapelles pour enlever le Saint- Sacrement. Les uns emportent leurs paquets sur une brouette, les autres sur une voiture d'enfants et nous sommes divisés par caravanes de 1.500 personnes avec un cavalier allemand à notre tête".

    La population lensoise entame ainsi un exode de plusieurs jours dans des conditions difficiles.

    "La neige tombe, le froid est vif, les obus nous poursuivent et tombent à côté de nous dans le marais. Nous traversons Loison, Harnes, Courrières et notre caravane s'arrête à Oignies. C 'est là notre première étape".

    Hébergés dans des écoles et des maisons, les Lensois passent deux jours sur place, avant de reprendre leur marche en direction de Dourges. Là, ils embarquent dans des trains qui les mènent en Belgique. "Depuis trois ans, nous n'avons pas vu un train. Nous devons embarquer. Le froid est encore rigoureux. La neige couvre le sol. Notre voyage n'est pas terminé". Après avoir traversé Mons, Charleroi, Namur et Ciney, les évacués sont répartis dans les différents villages des environs. "Le sort me désigna pour Jeneffe. Quelle joie pour un réfugié quand il constate qu’il est reçu à cœur ouvert par des personnes charitables. Ce fut mon cas »

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    Répartition des évacués (au total 2547)

    Faucoucourt (316) et Wissignicourt (186) de l'Aisne à Hamois  

    Achéry (424) et Brissay-Choigny (104) de l'Aisne à Natoye

    Fouquières (201), Noyelles (31), Lens  (161) et Billy-Montigny d(6)u Pas-de-Calais à Emptinne

    Avion (80), Méricourt (159) du Pas-de-Calais, Rouvroy (3) et  Anizy-le-Château (2)  de l'Aisne à Achet

    Drocourt (66! Avion (65) et Beaumont/Lens (36) du Pas-de-Calais à Scy

    Avion !90) et  Méricourt (169) du Pas-de-Calais à Mohiville

    Fouquières du Pas-de-Calais 448 (et d'autres localités non précisées) (estimation) à Schaltin

    DSC_0010.jpgLuc Jadot, bourgmestre a rappelé les 9 millions de morts de la première guerre mondiale: "depuis 2013, nous commémorons dans notre commune cette guerre comme beaucoup de Français, de Belges, ... Nous avons confié à la Maison de lMémoire de rappeler tout ce qui s'est passé entre 1913 et 1919. Cette année, nous commémorons plus précisément l'arrivée chez nous des Français de l'Aisne et du Pas-de-Calais en 1917, évacués de force en Belgique et venus principalement en province de Namur. Des enfants  ont fréquenté nos écoles communales, certains y même fait leur communion! Leur retour s'est effectué entre 1917 et 1919. Un devoir de mémoire s'impose en réponse à toutes les dérives actuelles."

    DSC_0011.jpgJean Hermant, adjoint au maire de Fouqières-les-Lens remercie tous les habitants de la commune de ce qu'ils ont fait pour les réfugiés français. Tout comme Marie-Pierre Aldouli, adjointe au maire de Brisey-Méricourt: "100 ans après, c'est important d'être ici !"

     

     

     

     

     

     DSC_0014.jpgVoici le discours d'Emilie Martial, de la commission culture de Ribemont

    Nous sommes très heureux de pouvoir aujourd’hui participer aux commémorations données ici à Natoye et c’est avec une grande émotion que nous vous remercions de rendre hommage à nos aïeux oubliés. Merci également d’impliquer les communes concernées par l’évacuation à votre cérémonie et de créer aujourd’hui une passerelle entre nos deux régions frontalières.

    Le quotidien des civils a été pendant fort longtemps occulté des travaux de recherches historiques.

    A partir de 2013, afin de commémorer le Centenaire de la Grande Guerre dans l’Aisne un mouvement citoyen s’est instauré dans les campagnes afin de collecter des archives sur la Grande Guerre. Des élus de communes, des associations d’Anciens Combattants, des sociétés historiques mais aussi des particuliers ont commencé à se pencher sur le sujet et à mettre à jour : des lettres, des carnets de guerre, des photographies, des dessins, etc.

    C’est à cette époque que j’ai pris contact avec Marie-France Mulet-Lesage, retraitée passionnée de la Grande Guerre, qui avait constitué un dossier faisant état de faits totalement méconnus et s’étant déroulés chez nous, dans la Vallée de l’Oise. Ce fut le point de départ d’une longue collaboration qui aboutit trois ans plus tard à l’organisation de la marche « La Grande Guerre dans la Vallée de l’Oise. Témoignages de civils et de militaires ».

    Dans un premier temps, notre travail se concentra sur le Bataille de Guise, c’est-à-dire les combats de fin août 1914 à Ribemont et aux alentours. Ces faits sont relatés par l’officier Charles de Menditte dans ses carnets de guerre. Il qualifie la bataille de la cote 140, à peu de distance de Ribemont comme « La minute la plus douloureuse de sa vie militaire ». Ce recueil et les archives collectées à l’époque, en 2013 et 2014, ont été transmis aux professeurs du collège de Ribemont afin de faire connaitre cette mémoire et la partager.

    Le projet « L’œil du Tigre » mené par une classe de 3e du collège de Ribemont en est l’aboutissement. Les élèves se sont approprié l’histoire oubliée de la mémoire collective. Les collégiens ont organisé une cérémonie en juin 2015 devant une assemblée nombreuse. Une œuvre mémoire a été érigée, réalisée par les élèves, en métal et pierre et inscrivant le souvenir dans la terre à l’emplacement du fait d’arme de la cote 140.En recherchant et compilant des archives sur l’histoire locale, nous avons pu voir se dessiner les réalités sociales de cette guerre dans notre canton : l’exode de 1914, les contraintes de la vie sous l’administration militaire allemande, la déportation et l’internement de civils en Allemagne, les vagues d’évacuations, le rapatriement, le retour des civils et la vie des civils au sortir de la guerre survivants dans des ruines. Pour ne citer que la commune de Brissay- Choigny, durant ces 4 années de guerre, ses habitants ont évacué à Natoye et Emptinne, d’autres ont été déportés à Güstrow, Parchim, Rastatt. Certains reviendront, d’autres non.

    Il s’avérait nécessaire de rendre compte du quotidien des civils, de transmettre la mémoire d’événements vécus par nos aïeux. En septembre 2016, nous avons organisé une journée de marche commentée à travers les communes de Ribemont, Villers-le-Sec et Pleine-Selve afin de retracer l’histoire méconnue du territoire rattaché à la Kommandantur de Ribemont. Ce parcours mettait en évidence le contexte militaire et ses répercussions sur la vie de la population locale, les particularités de la zone occupée et les vagues d’évacuations, vers la Belgique, les rapatriements par la Suisse, pour ensuite rejoindre Evian-Annemasse.

    Les déplacements subis par les civils constituent des expériences marquantes, traumatisantes. Certains monuments aux morts de notre région rappellent la gravité de ces déplacements forcés.

    Aujourd’hui, avec vous, autour de ce beau projet, nous redonnons à entendre la voix des évacués de la Grande Guerre, des migrants comme on les appelle aujourd’hui. Nous vous sommes très reconnaissants de transmettre cette mémoire de guerre, de la faire partager au plus grand nombre afin de contribuer à une meilleure connaissance historique mais aussi et surtout d’ouvrir les yeux sur les réalités de la guerre, des guerres, sa violence, ses déchirements et les mouvements de populations qu’elle impose.

    Malgré le contexte particulièrement difficile pour les uns et les autres, malgré les tensions, les civils belges ont fait preuve de solidarité, de dignité envers les évacués français. Les correspondances retrouvées témoignent de l’accueil des civils français par la population belge. Des amitiés se sont forgées et ont perduré parfois même pendant plusieurs années.

    « Quelle joie pour un réfugié quand il constate qu’il est reçu à cœur ouvert par des personnes charitables ». Par ces quelques mots, l’abbé Ledoux rendait hommage aux villes, villages de Belgique et à leurs habitants de les avoir accueillis malgré l’occupation allemande dont ils étaient eux-mêmes victimes.

    Quel beau message humanitaire et de fraternité ainsi offert aux populations françaises contraintes à l’exil dans des conditions effroyables.

     

     

     

     

     

     

    DSC_0015.jpgAvant le dévoilement d'une plaque commémorative et d'un panneau explicatif de l'arrivée des Français dans les villages de la commune de Hamois, Madeline Burton, élève de l'école communale de Natoye a lu une lettre émouvante qu'une certaine Madeline aurait pu écrire il y a cent ans sur son arrivée à Emptinne après être descendue du train à Haversin.

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    Pour découvrir les 31 photos prises ce vendredi après-midi, il suffit de cliquer, en haut, à droite, sur l'album intitulé "Inauguration Natoye 1917"