Vie économique

  • Portes ouvertes à la cidrerie du Condroz durant l'été

    20170606 Affiche JPO Cidrerie du Condroz.jpgLes journées portes ouvertes de la Cidrerie du Condroz auront lieu les dimanches 9 et 23 juillet, 6 et 20 août et 10 septembre de 13h à 20h.

    Pour chacune de ces journées estivales, les responsables comptent créer une ambiance sympathique et festive avec des visites de la Cidrerie ainsi que de la Ferme de Froidefontaine, des dégustations de cidre et de jus de pomme, de la petite restauration, des animations et de la musique tout au long de la journée pour le plaisir des grands et des petits.

    La cidrerie est située à Froidefontaine 1, Barsy. Pour plus infos, info@froidefontaine.be
     
  • Hamois vous accueille ce week-end pour l'opération Wallonie Bienvenue

    walloniebienvenueHamois171.JPG35 ambassadeurs, sites, ... vous ouvrent vous ouvrent leurs portes : expo de matériels agricoles anciens, visite d’un jardin exceptionnel, délices d’Italie, une maison rose, peintres, céramistes, couture, ébéniste, espace muséal, atelier floral, vannerie, promenades, restauration, expositions… Vous n'aurez que l'embarras du choix !

     

    walloniebienvenueHamois174.JPGRendez vous ces samedi 17 et dimanche 18 juin de 10h à 18h au départ de l'Office communal du Tourisme et de la Culture de Hamois, 25, rue d'Hubinne à Hamois pour y recevoir toutes les infos.

    Vous pouvez aussi surfer sur www.walloniebienvenue.be pour obtenir toutes les infos.

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  • Technobel lance en Wallonie et en exclusivité la première formation « IoT Expert Smart Industry Oriented »

    L’Internet des Objets (IoT) au coeur de la stratégie du Centre Technobel

    Depuis plusieurs mois déjà, Technobel s’intéresse aux technologies liées à l’Internet des Objets. Un catalogue complet de formations dédiées - repris sous le nom de programme ELIOT (pour Experiential Learning with Internet of Things) - a d’ailleurs vu le jour en 2016.

    Dans le cadre de ce programme, Technobel est fier de lancer, en Wallonie, la première formation professionnelle qualifiante exclusivement consacrée à l’Internet des Objets et appliquée au monde de l’industrie. Gratuite pour les demandeurs d’emploi, les participants parcouront durant 70 jours les enjeux technologiques liés à l’IoT.

    Plus qu’une évolution, une révolution !

    Résultante d'une multitude d'évolutions technologiques, l'Internet des Objets représente un enjeu colossal, tant pour les particuliers que pour les professionnels. On comptera en effet plus de 50 milliards d'objets connectés d'ici 2020 (Cisco) à travers le monde. Ces objets intelligents bouleverseront nos habitudes quotidiennes en invitant la technologie partout et tout le temps !

    En termes économiques, l’Internet des Objets représentera par ailleurs une malle de près de 20 billions de dollars dans la prochaine décénie. Les entreprises et les industries l’ont bien compris, l’IoT, en plus d’être un véritable levier pour l'innovation technologique, leur permettra de rester compétitives, de créer de nouveau produits, services et donc de se démarquer !

    Se construire un profil de compétences pointues grâce à Technobel

    La formation « IoT Expert - Smart Industry oriented », construite en partenariat avec le Centre Technifutur, permettra aux demandeurs d’emploi de se spécialiser dans un domaine de compétences pointu et hautement recherché par les entreprises qui ne souhaitent pas louper le train de la transformation numérique de leurs activités 

    Technobel, en tant que Centre de compétences spécialisé dans l’informatique, souhaite, au travers de ses formations expertes, d’une part sensibiliser le monde économique aux changements technologiques et à leurs enjeux économiques et d’autres part former du personnel compétent capable de concevoir, d’implémenter et d’assurer la maintenance de solutions numériques innovantes.

    Détails sur la formation

    Durée : 70 jours Dates : du 05/09 au 18/12/2017 Prix : formation gratuite pour les demandeurs d’emploi Lieu : Technobel (Ciney) et Factor-e (Dinant)

    Technobel —Allée des Artisans , 19 CINEY — 0800 188 22— www.technobel.be

  • 1er juin, Journée Mondiale du Lait ! A lire !

    La Cellule d’Information Lait rappelle l’importance du lait dans une alimentation équilibrée

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  • Salon du fromage et des produits laitiers à Ciney

    Comme souvent, plein soleil le jour de l’Ascension à l’occasion des portes ouvertes de l’école provinciale d’agronomie et des sciences de Ciney, journée qui coïncide avec le salon du fromage et des produits laitiers, premier salon professionnel de notre pays ouvert au grand public.

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    DSC_0551.jpgPour les Cinaciens, c’était l’occasion de goûter le Collégial et le dernier né du pôle fromager de l’EPASC, le Jacquentin, un fromage à pâte molle, sans lactose, avec une croûte fleurie recouverte de thym. Pour trouver le nom de ce fromage, il suffit de se souvenir de Jacques Warnier, l’ancien directeur de l’EPASC et de Saint Quentin ! A vous de trouver l’astuce !

    Lors de l’inauguration officielle, en présence de la direction de l’EPASC, des autorités provinciales, cinaciennes, de la ministre régionale Eliane Tillieux et des représentants des ministres Collin et Borsus, plusieurs discours ont été prononcés.

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    DSC_0564.jpgQuelques chiffres ont été énoncés par le représentant du ministre fédéral Borsus : «Je me permets de souligner le rôle joué par l’AFSCA qui s’est dorénavant dotée, à la demande du Ministre Borsus, d’une cellule spécialisée dans l’accompagnement des petits producteurs alimentaires. Cette cellule initiée en 2015 est dorénavant à 100% opérationnelle et a pour objectif de faciliter les contacts entre les petits producteurs et l’Agence alimentaire. Son rôle d’accompagnement et de vulgarisation des normes est une priorité. La Cellule de vulgarisation et d’accompagnement est pour cela un point de contact direct pour les opérateurs. Si on se concentre sur les producteurs de produits laitiers à la ferme : ils étaient 666 début 2015 pour 790 en 2017 (soit plus 18,6 %). En ce qui concerne les producteurs de fromage au lait cru, leur nombre ne fait qu’augmenter et on en dénombre plus d’une centaine en Région wallonne. »

    DSC_0565.jpgPour le représentant du ministre régional Collin : «le hall relais agricole de Saint Quentin, aidé par la Région wallonne, a permis de diversifier et d’encouragezr les producteurs. La plupart sont passé par le pôle fromager pour commercialiser, et fabriquer et mettre en évidence nos produits wallons. » En s’adressant aux consommateurs présent ou qui achètent wallon pour leurs produits laitiers : par votre acte, vous pouvez influencer la production, vous êtes acteurs et consommateurs ! »

     

    DSC_0566.jpgLa ministre régionale Eliane Tillieux, de passage pour goûter les produits locaux a rappelé, qu’en tant que ministre en charge de la formation professionnelle, que l’école provinciale était importante car les filières que les étudiants y poursuivent mènent à des métiers dont on a besoin !

    En cliquant, en haut, à droite, sur l'album intitulé "salon fromage 2017", vous découvrirez 56 photos prises essentiellement au salon du fromage.

  • Le Repair Café du Haut Bocq à Ciney pour une première !


    DSC_0121.jpgHabituellement, le Repair Café du Haut Bocq se déroule dans les locaux de la Spirale à Natoye, mais, comme en mai, l’habituel rendez-vous mensuel avait lieu en même temps que la 11e rencontre d’artistes, les bénévoles ont émigré le temps d’un dimanche dans les locaux de la Maison des Jeunes de Ciney, ce qui leur a permis d’accueillir un public qui ne déplaçait pas à Natoye.

     

     

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    DSC_0119.jpgPour rappel, réparer ensemble, c’est l’idée des Repair Cafés dont l’entrée est ouverte à tous. Outils et matériel sont disponibles à l’endroit où est organisé le Repair Café, pour faire toutes les réparations possibles et imaginables. Vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, objets utiles, jouets, et autres.

    DSC_0116.jpgD’autre part sont présents dans le Repair Café des experts bénévoles, qui ont une connaissance et une compétence de la réparation dans toutes sortes de domaines. On y apporte des objets en mauvais état qu’on a chez soi. Et on se met à l’ouvrage avec les gens du métier.

     

    DSC_0118.jpgIl y a toujours quelque chose à apprendre au Repair Café. Ceux qui n’ont rien à réparer prennent un café ou un thé, ou aident à réparer un objet appartenant à un autre. En pratique, pour le moment, à chaque rendez-vous, vous trouverez au Repair Café du Haut Bocq, un écrivain public, un spécialiste des plantes, une spécialiste du tricot et de la couture, une en vannerie et des spécialistes en informatique et électricité (les fers à repasser et les cafetières sont aux premières places du hit parade).

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    Rendez-vous donc tous les troisièmes dimanche du mois de 10h à 13h à la Spirale à Natoye pour le Repair Café du Haut Bocq !

  • Ciney retrouve le clocher de sa collégiale !

    Situation avant:

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    situation après: 

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    Comme pour l"opération "chantiers ouverts des travaux de la Collégiale le 7 juin dernier, c'est près de 2.000 personnes qui ont envahi sympathiquement la place Monseu pour y vivre, d'un peu plus près la pose du clocher de la Collégiale qu'elle avait perdu le 14 juillet 2010 à 16h30 lors de la tempête qui s'était abattu sur Ciney et sa région.

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    DSC_0036.jpgC'est en présence des ministres fédéraux Borsus et Bellot, des représentants de la province de Namur, des autorités communales de Ciney au grand complet, de la plupart des représentants politiques de la région, du chanoine Huet, du doyen de Ciney et de ses vicaires, des membres de la fabrique d'église de la Collégiale et surtout, de beaucoup de curieux que s'est déroulée la délicate opération de la montée et de la pose du clocher. Alors que toutes ces opérations devaient durer près 1h30, 20 minutes ont suffi pour que tout soit bien fixé, sous l'applaudissement de la foule présente et des fumées multicolores que les ouvriers, au sommet de la tour, ont déclenché.

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    DSC_0074.jpgAvant la montée du clocher et sa bénédiction par le doyen Renard, Jean-Marie Cheffert, bourgmestre, a retracé toute l'historique des travaux, qui devraient se terminés en avril au mai 2018: nous retrouvons un des symboles de Ciney. Quand la Collégiale sera réouverte au culte, les paroissiens seront contents de la retrouver et de quitter l'église des Capucins dont le parking et l'accès ne sont pas aisés. Dans la 3e phase, une horloge sera posée sur le clocher et les heures sonneront.

     

     

     

     

     

     

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     (merci à Mike pour cette superbe photo )

    Plus tôt que prévu, chacun a eu l'occasion de prendre une verre offert par la ville et de rapporter un galopin souvenir chez lui avec l'effigie de la Collégiale comme avant !

    En cliquant, en haut, à droite, sur l'album intitulé "Pose clocher Collégiale", vous découvrirez 104 photos prises ce matin.

     

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  • 100 après, commémoration franco-belge des évacués français à Natoye

    C'est en présence des autorités communales de Hamois, des représentants des 3 communes françaises de Fouqièrees-les-Lens, Brisey-Méricourt et Ribemont, des représentants de la Maison de la mémoire, des enfants de l'école communale de Natoye et de nombreux curieux que s'est déroulée, en ce 12 avril, une commémoration des évacués français chassés de l'Aisne et du Pas-de-Calais par l'occupant allemand vers notre région il y a un siècle.

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    Qui se souvient encore aujourd'hui de ces milliers de civils français - femmes, hommes et enfants - des départements de l'Aisne et du Pas-de-Calais, chassés de France par l'occupant allemand et évacués de force vers la province de Namur, entre autres ?

    Début 1917, les Allemands repositionnent leur ligne de front vers la « ligne Hindenburg » qui part d’Arras jusqu’à Soissons, d’une longueur d'environ 150 km. Dès lors, La population occupant le « no man’s land » entre cette ligne et les positions alliées se retrouve en situation très périlleuse.

    L’état-major allemand décide l’évacuation forcée de 143.000 personnes vers la Belgique, principalement vers les provinces de Hainaut (32.000), Namur (41.000), Luxembourg (10.000), liège (35.000) et la région Bruxelloise (25.000). Près de 3.000 personnes arrivent dans les villages de l’entité hamoisienne au printemps 1917, après une évacuation, sans ménagement. Ils sont transportés en wagons à bestiaux, plus que sommairement aménagés, où se mêlent le désarroi, la peur, l’affolement et les cris. Plusieurs personnes âgées en meurent.

    Bien que subissant aussi les affres de l’occupation, la population locale accueille relativement bien les évacués, même si le choc culturel de la rencontre avec des populations issues des corons miniers du Pas-de-Calais a été important.

    Voici le court récit d’un évacué, l'abbé Léopold Ledoux, vicaire de Lens

    Après des mois d'occupation allemande, les Lensois suivent de près les avances des armées alliées. "Les Canadiens se sont emparés des hauteurs de Vimy et bientôt, les autorités allemandes songent à évacuer. D'ailleurs les bombardements sont si fréquents et si meurtriers que la vie n'est plus tenable en ville. Au mois de mars, les Allemands font évacuer 6.000 personnes en cinq nuits. Quel lugubre départ ! Le Vendredi saint, nous subissons une véritable pluie de fer. Le bombardement, commencé à 10 heures du matin, ne cessera qu'à 4 heures du soir, sans interruption".

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    Quelques jours plus tard, les opérations d'évacuation de la ville s'accélèrent. "Le mercredi 11 avril à 10 heures, l'ordre arrive disant que tout Lens doit être évacué pour 15 heures. Pas de voitures ni pour les bagages ni pour les vieillards ni pour les enfants. Emportez ce que vous pouvez dans vos bras. Les trois vicaires se rendent aux trois chapelles pour enlever le Saint- Sacrement. Les uns emportent leurs paquets sur une brouette, les autres sur une voiture d'enfants et nous sommes divisés par caravanes de 1.500 personnes avec un cavalier allemand à notre tête".

    La population lensoise entame ainsi un exode de plusieurs jours dans des conditions difficiles.

    "La neige tombe, le froid est vif, les obus nous poursuivent et tombent à côté de nous dans le marais. Nous traversons Loison, Harnes, Courrières et notre caravane s'arrête à Oignies. C 'est là notre première étape".

    Hébergés dans des écoles et des maisons, les Lensois passent deux jours sur place, avant de reprendre leur marche en direction de Dourges. Là, ils embarquent dans des trains qui les mènent en Belgique. "Depuis trois ans, nous n'avons pas vu un train. Nous devons embarquer. Le froid est encore rigoureux. La neige couvre le sol. Notre voyage n'est pas terminé". Après avoir traversé Mons, Charleroi, Namur et Ciney, les évacués sont répartis dans les différents villages des environs. "Le sort me désigna pour Jeneffe. Quelle joie pour un réfugié quand il constate qu’il est reçu à cœur ouvert par des personnes charitables. Ce fut mon cas »

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    Répartition des évacués (au total 2547)

    Faucoucourt (316) et Wissignicourt (186) de l'Aisne à Hamois  

    Achéry (424) et Brissay-Choigny (104) de l'Aisne à Natoye

    Fouquières (201), Noyelles (31), Lens  (161) et Billy-Montigny d(6)u Pas-de-Calais à Emptinne

    Avion (80), Méricourt (159) du Pas-de-Calais, Rouvroy (3) et  Anizy-le-Château (2)  de l'Aisne à Achet

    Drocourt (66! Avion (65) et Beaumont/Lens (36) du Pas-de-Calais à Scy

    Avion !90) et  Méricourt (169) du Pas-de-Calais à Mohiville

    Fouquières du Pas-de-Calais 448 (et d'autres localités non précisées) (estimation) à Schaltin

    DSC_0010.jpgLuc Jadot, bourgmestre a rappelé les 9 millions de morts de la première guerre mondiale: "depuis 2013, nous commémorons dans notre commune cette guerre comme beaucoup de Français, de Belges, ... Nous avons confié à la Maison de lMémoire de rappeler tout ce qui s'est passé entre 1913 et 1919. Cette année, nous commémorons plus précisément l'arrivée chez nous des Français de l'Aisne et du Pas-de-Calais en 1917, évacués de force en Belgique et venus principalement en province de Namur. Des enfants  ont fréquenté nos écoles communales, certains y même fait leur communion! Leur retour s'est effectué entre 1917 et 1919. Un devoir de mémoire s'impose en réponse à toutes les dérives actuelles."

    DSC_0011.jpgJean Hermant, adjoint au maire de Fouqières-les-Lens remercie tous les habitants de la commune de ce qu'ils ont fait pour les réfugiés français. Tout comme Marie-Pierre Aldouli, adjointe au maire de Brisey-Méricourt: "100 ans après, c'est important d'être ici !"

     

     

     

     

     

     DSC_0014.jpgVoici le discours d'Emilie Martial, de la commission culture de Ribemont

    Nous sommes très heureux de pouvoir aujourd’hui participer aux commémorations données ici à Natoye et c’est avec une grande émotion que nous vous remercions de rendre hommage à nos aïeux oubliés. Merci également d’impliquer les communes concernées par l’évacuation à votre cérémonie et de créer aujourd’hui une passerelle entre nos deux régions frontalières.

    Le quotidien des civils a été pendant fort longtemps occulté des travaux de recherches historiques.

    A partir de 2013, afin de commémorer le Centenaire de la Grande Guerre dans l’Aisne un mouvement citoyen s’est instauré dans les campagnes afin de collecter des archives sur la Grande Guerre. Des élus de communes, des associations d’Anciens Combattants, des sociétés historiques mais aussi des particuliers ont commencé à se pencher sur le sujet et à mettre à jour : des lettres, des carnets de guerre, des photographies, des dessins, etc.

    C’est à cette époque que j’ai pris contact avec Marie-France Mulet-Lesage, retraitée passionnée de la Grande Guerre, qui avait constitué un dossier faisant état de faits totalement méconnus et s’étant déroulés chez nous, dans la Vallée de l’Oise. Ce fut le point de départ d’une longue collaboration qui aboutit trois ans plus tard à l’organisation de la marche « La Grande Guerre dans la Vallée de l’Oise. Témoignages de civils et de militaires ».

    Dans un premier temps, notre travail se concentra sur le Bataille de Guise, c’est-à-dire les combats de fin août 1914 à Ribemont et aux alentours. Ces faits sont relatés par l’officier Charles de Menditte dans ses carnets de guerre. Il qualifie la bataille de la cote 140, à peu de distance de Ribemont comme « La minute la plus douloureuse de sa vie militaire ». Ce recueil et les archives collectées à l’époque, en 2013 et 2014, ont été transmis aux professeurs du collège de Ribemont afin de faire connaitre cette mémoire et la partager.

    Le projet « L’œil du Tigre » mené par une classe de 3e du collège de Ribemont en est l’aboutissement. Les élèves se sont approprié l’histoire oubliée de la mémoire collective. Les collégiens ont organisé une cérémonie en juin 2015 devant une assemblée nombreuse. Une œuvre mémoire a été érigée, réalisée par les élèves, en métal et pierre et inscrivant le souvenir dans la terre à l’emplacement du fait d’arme de la cote 140.En recherchant et compilant des archives sur l’histoire locale, nous avons pu voir se dessiner les réalités sociales de cette guerre dans notre canton : l’exode de 1914, les contraintes de la vie sous l’administration militaire allemande, la déportation et l’internement de civils en Allemagne, les vagues d’évacuations, le rapatriement, le retour des civils et la vie des civils au sortir de la guerre survivants dans des ruines. Pour ne citer que la commune de Brissay- Choigny, durant ces 4 années de guerre, ses habitants ont évacué à Natoye et Emptinne, d’autres ont été déportés à Güstrow, Parchim, Rastatt. Certains reviendront, d’autres non.

    Il s’avérait nécessaire de rendre compte du quotidien des civils, de transmettre la mémoire d’événements vécus par nos aïeux. En septembre 2016, nous avons organisé une journée de marche commentée à travers les communes de Ribemont, Villers-le-Sec et Pleine-Selve afin de retracer l’histoire méconnue du territoire rattaché à la Kommandantur de Ribemont. Ce parcours mettait en évidence le contexte militaire et ses répercussions sur la vie de la population locale, les particularités de la zone occupée et les vagues d’évacuations, vers la Belgique, les rapatriements par la Suisse, pour ensuite rejoindre Evian-Annemasse.

    Les déplacements subis par les civils constituent des expériences marquantes, traumatisantes. Certains monuments aux morts de notre région rappellent la gravité de ces déplacements forcés.

    Aujourd’hui, avec vous, autour de ce beau projet, nous redonnons à entendre la voix des évacués de la Grande Guerre, des migrants comme on les appelle aujourd’hui. Nous vous sommes très reconnaissants de transmettre cette mémoire de guerre, de la faire partager au plus grand nombre afin de contribuer à une meilleure connaissance historique mais aussi et surtout d’ouvrir les yeux sur les réalités de la guerre, des guerres, sa violence, ses déchirements et les mouvements de populations qu’elle impose.

    Malgré le contexte particulièrement difficile pour les uns et les autres, malgré les tensions, les civils belges ont fait preuve de solidarité, de dignité envers les évacués français. Les correspondances retrouvées témoignent de l’accueil des civils français par la population belge. Des amitiés se sont forgées et ont perduré parfois même pendant plusieurs années.

    « Quelle joie pour un réfugié quand il constate qu’il est reçu à cœur ouvert par des personnes charitables ». Par ces quelques mots, l’abbé Ledoux rendait hommage aux villes, villages de Belgique et à leurs habitants de les avoir accueillis malgré l’occupation allemande dont ils étaient eux-mêmes victimes.

    Quel beau message humanitaire et de fraternité ainsi offert aux populations françaises contraintes à l’exil dans des conditions effroyables.

     

     

     

     

     

     

    DSC_0015.jpgAvant le dévoilement d'une plaque commémorative et d'un panneau explicatif de l'arrivée des Français dans les villages de la commune de Hamois, Madeline Burton, élève de l'école communale de Natoye a lu une lettre émouvante qu'une certaine Madeline aurait pu écrire il y a cent ans sur son arrivée à Emptinne après être descendue du train à Haversin.

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    Pour découvrir les 31 photos prises ce vendredi après-midi, il suffit de cliquer, en haut, à droite, sur l'album intitulé "Inauguration Natoye 1917"