Célébration du 11 novembre à Hamois

DSC_0022.jpgComme d’habitude, et toutes générations confondues, beaucoup de monde pour la cérémonie d’hommage au Monument aux morts à l’occasion de la traditionnelle cérémonie patriotique du 11 novembre dans la commune de Hamois. Cette année, la cérémonie se déroulait à Hamois, après l’office religieux de 11h. En plus des porte-drapeaux habituels, on notait la présence d’enfants de chaque école communale de l’entité, également porte-drapeaux de leur école. Aux côtés des autorités communales, on retrouvait bon nombre de militaires et d’anciens militaires de l’entité de Hamois, dont le lieutenant-général Jean-Marie Jockin (après avoir été vice-chef de la Défense, il devient représentant permanent de la Belgique auprès du Comité militaire de l’OTAN. Il exercera la fonction de Commandant militaire du Palais de la Nation jusqu’à son départ de la vie active), des enseignants et des enfants de toutes les écoles communales et bon nombre de citoyens. Symboliquement, vu le centenaire du début de la grande guerre, des écoliers ont déposé au pied du monument aux morts, des petits galets sur lesquels ils avaient écrit leur nom et prénom.

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DSC_0053.jpgVoici l’intégralité du discours prononcé par Luc Jadot, bourgmestre, au pied du monument : «Aujourd’hui, dans chaque commune du Royaume, on commémore l’armistice du 11 novembre 1918. Nous sommes réunis pour méditer le sens de ce carnage qui a endeuillé la plupart des familles belges, françaises, anglaises, américaines et allemandes, sans parler de toutes les petites nations venus éreinter leur jeunesse dans un conflit que pour la première fois on a qualifié de mondial. 14-18 marque l’invention de la guerre totale. L’un des critères de la guerre totale, c’est la rupture de la barrière entre les forces armées et les populations civiles. Dans notre pays et plus particulièrement dans notre région, l’invasion allemande du mois d’août s’est traduite par des massacres de masse de populations civiles comme à Dinant, Spontin, Andenne. Notre commune ne fut pas épargnée, le village de Natoye paiera malheureusement aussi son tribut avec la mort de civils. 9 millions de morts, 23 millions de blessés, quel désastre pour débuter un siècle ! On peut s’interroger pourquoi le Kaiser, réfugié en Hollande, n’a pas été poursuivi comme criminel de guerre, mais la notion de crimes contre l’humanité n’était peut-être qu’à ses premiers balbutiements. On ne peut s’empêcher de se demander ce que le dernier combattant de l’Yser aurait pensé de la réconciliation entre les représentants des gouvernements alliés et ceux du gouvernement allemand. Peut-être s’en serait-il réjoui en regrettant que l’homme n’ait jamais eu le goût de l’anticipation qui permet d’éviter des conflits plutôt que passer ensuite des décennies à s’en souvenir. La mort du dernier combattant de 14-18 aurait dû sonner le glas d’une certaine forme de nationalisme, mais nous avons malheureusement encore bien du mal à l’éradiquer au niveau du continent européen. Le devoir de mémoire que nous exerçons aujourd’hui, c’est de tout faire pour que ces drames ne se reproduisent plus ! Votre présence à toutes et à tous, celle des enfants qui deviendront les transmetteurs de mémoire est un acte de citoyenneté qui contribue à promouvoir la démocratie et la liberté. Je vous remercie pour votre participation qui honore les noms de nos combattants immortalisés dans la pierre de ce monument aux morts. Vive la Belgique, vive le Roi. »

En cliquant, à droite, sur l'album intitulé "11 novembre 2014 Hamois", vous découvrirez toutes les photos prises mardi en fin de matinée pendant la cérémonie.

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