L'artisanat a tenu ses états généraux à La Spirale à Natoye

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la création collective de 2011.jpgLe Centre des Métiers d’Art La Spirale situé à Natoye accueillait ce mercredi 19 novembre les « Etats généraux de l’artisanat ». 
Ce dynamique Centre d'Education Permanente se réjouissait que cette initiative a pu voir le jour grâce au partenariat avec trois groupes d’action locale, les GAL, dans le cadre de leur projet commun « Made by art » issu des projets européens Leader. 
Si les rencontres entre artisans de La Spirale sont courants, l’occasion était ici donnée à la cinquantaine de personnes présentes issues des 4 coins de la Belgique, artisans ou responsables de structures de soutien aux métiers d’art, de réfléchir ensemble au futur de l’artisanat et à son développement ou encore au statut de l’artisan et à la transmission du savoir.
La présence d'un représentant du Ministre fédéral ayant l'artisanat dans ses compétences a d'emblée montré tout l'enjeu de ce débat.

La matinée était consacrée à un retour d’expérience. Le choix des invités a permis d’avoir une belle vision du secteur et d’aller voir ce qui se faisait entre autre en France grâce à la présentation de la responsable du Village des artisans de Desvres (sorte de pépinière pour jeunes créateurs) ou du Centre des Métiers d’Art de Givet. Etaient aussi invités comme orateurs des représentant du World Craft Council, de l’Entente Interprovinciale des Métiers d’Art, de l’Union des Artisans du Patrimoine et du Centre des Métiers d’Art  La Spirale.

DSC_0042.jpgLe colloque a permis de redire que, même si un statut d'artisan est aujourd'hui voté, sa mise en oeuvre suscite encore beaucoup d'interrogation. Par ailleurs, l'artisan s'accorde assez mal des exigences d'un statut officiel... L'artisan est un résistant, souvent. Son moteur, c'est le travail bien fait, pas spécialement la rentabilité. L’occasion aussi de redire que  la qualité de l'oeuvre doit être reconnue. Car les artisans se désolent d'être souvent confondus avec les "bricoleurs du dimanche", les amateurs de loisirs créatifs. Leur métier, disent-ils, c'est autre chose. Tout ne se vaut pas. Et les Etats généraux ont été l'occasion de le redire.

 

DSC_0060.jpgL’écrivain-calligraphe Luc Templier, auteur du livre « Eloge de l’artisan » a introduit le colloque en re situant la place de l’artisan dans  notre société actuelle et son importance  où grand nombre  veulent toujours plus pour aller plus loin et plus vite.

L’après-midi était consacrée à quatre tables rondes permettant de débattre sur les problématiques de promotion, de financement, de valorisation du secteur et de formation.

De nombreuses pistes de solution pour rendre les métiers de l'artisanat plus attrayants ont été mises sur la table.

DSC_0072.jpgOnt entre autre été discutées la problématique du taux de TVA à 21% sur les prestations de service ou dès qu'une oeuvre a une fonction utilitaire, la difficulté pour un artisan de prendre en charge un apprenti au vu des coûts des charges de l'emploi ou encore l'absence d'un véritable organisme fédérateur en Belgique. 

En fin de Colloque, l'ensemble des participants se réjouissaient de ce premier partage d'idées qui servira très certainement lors d'une  nouvelle  rencontre pour affiner les nombreuses pistes de réflexion en cours voire pour créer un véritable réseau des professionnels des Métiers d'Art. . 

Les actes du colloque seront prochainement publiés et destinés à la fois au monde politique et au tout public. Info : contact@laspirale.be  ou www.laspirale.be

 

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