La Brabançonne et la Marseillaise lors de la commémoration du 21 juillet à Hamois

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DSC_0656.jpgC’est en présence de la plupart des membres du conseil communal de Hamois, du Lieutenant-général en retraite, des portes drapeaux et, comme tous les 4 ans, des Valgorgeois participant au jumelage avec Hamois que s’est déroulée la commémoration du 21 juillet. En absence de Luc Jadot, bourgmestre, pour des raisons de santé, c’est le premier échevin, Pierre-Henri Roland qui a lu son discours devant le monument aux morts de Hamois. Le voici :

«C’est avec une profonde tristesse que je ne peux m’associer à cette journée qui, comme chaque année, marque notre attachement à notre patrie. D’autant plus qu’aujourd’hui, nous associons à cette commémoration nos amis français de Valgorge, leurs édiles et leurs habitants. Imaginons un citoyen qui a 60 ans en 1831, à l’avènement du Roi Léopold Ier que nous fêtons aujourd’hui. Il aura été autrichien jusqu’à l’âge de 20 ans. Puis jusqu’à ses 43 ans, français, alors il devient hollandais et enfin belge à partir de ses 59 ans.

DSC_0666.jpgSans vouloir remonter au décès de Charles Quint et à la domination Espagnole, il aura fallu beaucoup de courage et de réalisme à nos aïeux pour accepter leur sort. Bruxelles, capitale européenne mérite bien l’honneur qui lui est réservé par l’Europe. Milles faits composent notre histoire et la pugnacité de nos prédécesseurs. Pensons à toutes celles et ceux qui depuis 1831 ont versé leur sang pour que notre pays reste libre.

La stèle qui se trouve devant vous, vous rappelle le souvenir des combattants de 1914 qui ont résisté héroïquement à l’envahisseur en préservant durant le conflit, une partie du territoire national. L’horreur et l’inhumanité du second conflit mondial est encore marqué dans les esprits de nos aînés et gravés dans la pierre du monument dédié aux victimes de cette dernière guerre.

La présence de nos amis français aujourd’hui est très symbolique. Si nous avons pu contribuer à ralentir la progression de l’envahisseur en 1914, ils ont contribué par leur courage et leur sang à nous libérer lors de deux conflits mondiaux. Lorsque nos révolutionnaires de 1830 nous ont débarrassé du joug hollandais, ils se sont employés à nous doter d’une admirable constitution en s’inspirant de l’héritage politique de la révolution française. Cet héritage et ses traces indélébiles conditionnent toujours le fonctionnement de notre état malgré ses différentes réformes institutionnelles.

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Je forme le vœu que nos dirigeants au niveau fédéral qui semblent avoir marqué une pause communautaire, puisse s’inspirer de ce passé pour assurer l’essor de notre société et maintenir notre unité nationale. Vive la France, vive la Belgique, vive le Roi ! »

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