Vernissage de l'expo "[se] Reconstruire après la Grande Guerre" et "1918, l'offensive libératrice " à l'OCTC de Hamois

L'expo est ouverte tous les jours jusqu'au 3 juin de 14h à 18h ! La conférence du 25 mai à 20h se déroule à la salle des fanfares et non à l'OCTC !

DSC_0065.jpg

DSC_0066.jpgBeaucoup de monde, comme d'habitude, vendredi soir lors du vernissage de l'expo "1918, l'offensive libératrice" organisée par la Maison de la Mémoire de Hamois dans les locaux de l'OCTC de Hamois jusqu'au 3 juin. 

Voici, en grande partie, le discours prononcé par Jacques de Cartier d'Yves, président de la Maison de la Mémoire qui d'emblée, a remercié la province de Namur et, en particulier, Mélodie Brassinne de la cellule du patrimoine culturel pour son soutien précieux et sa collaboration efficace dans l'organisation de l'exposition parallèle à la nôtre, sur le thème "[se] Reconstruire après la Grande Guerre" et pour l'édition des catalogues d'expositions.

DSC_0063.jpgL'année 1918, la sixième exposition de la Maison de la Mémoire de Hamois...  la quatrième année de guerre qui commence bien mal par l'offensive allemande de printemps qui tourne presqu'à la catastrophe pour les Alliés qui reculent de plus de 50 kilomètres à certains endroits du front enfoncé. Le résistance tenace des Alliés et l'envoi vers les points critiques des dernières réserves  permettra de tenir, avant de se réorganiser et de lancer une vaste contre-offensive que les Alliés espéraient décisive, même si certains étaient persuadés que la guerre se prolongerait en 1919. A la fin de l'été, le groupe d'armée des Flandres, placé sous le commandement du Roi Albert Ier, était prêt à donner le coup de boutoir décisif qui devait rompre le front allemand. Le Roi qui était parvenu à maintenir son armée en dehors des offensives mangeuses d'hommes - et à la sauver d'une destruction sans doute totale - était convaincu que l'heure de la libération du Pays avait sonné. L'Histoire lui donnera raison et nos vaillants soldats volèrent de succès en succès - non sans rencontrer une farouche résistance de l'ennemi - libérant les uns après les autres villes et villages de Flandre. L'entrée solennelle des Souverains dans les premières grandes villes libérées - Ostende, Bruges, Gand...- se fera dans une liesse populaire indescriptible, proche du délire. Et puis du côté allemand, la machine de guerre s'enraie. L'Empereur Guillaume II n'est plus rentré en Allemagne depuis le mois d'avril ; il réside à Spa - d'où il s'enfuira vers les Pays-Bas le 10 novembre - ou à Avesnes-sur-Helpe dans le nord de la France d'où il croit encore pouvoir présider aux destinées de ses armées... En Allemagne, le front arrière - la société civile, entre autres - est à bout de forces, affamée et misérable. Bientôt, la révolte gronde... Les négociations entamées secrètement, il y a quelques mois déjà, s'accélèrent. Le 11 novembre à 6 heures du matin, un armistice est signé dans la forêt de Rethondes, près de Compiègne en France. A 11 heures du matin, après la sonnerie du cessez-le-feu, sur toute la ligne de front, de la mer du Nord aux Alpes, c'est un silence irréel puis la liesse qui succèdent à ces quatre années d'orages de feu et de fer, à ce cortège incessant de mort et de destructions. Dans les quinze jours qui vous suivre, c'est le spectacle étonnant d'une armée allemande en retraite qui s'offre aux yeux de nos aïeux. Elle est suivie de près par les troupes alliées - Belges, Britanniques, Canadiens, Australiens, Néo-Zélandais, Sud-Africains qui ont dû découvrir avec un certain étonnement les villes et villages de notre Condroz où certains d'entre eux resteront cantonnés jusqu'au printemps 1919, les autres ramenant jusqu'au Rhin les seigneurs Germains de la guerre.

DSC_0077.jpgLe bilan de cette folie humaine est tragique : près de 10.000.000 de soldats morts et près de 9.000.000 de civils tués, plus de 21.000.000 de blessés, près de 8.000.000 de soldats prisonniers durant le conflit. Il ya ceux qui reviennent sains et sauf ou blessés, mutilés parfois, meurtris dans leur chair et dans leur esprit, hébétés pour toujours...Il y a ceux qui ne reviendront jamais, allongeant la liste de nos monuments aux morts, laissant inconsolables leurs grands-mères, leurs mères, leurs épouses et leurs filles auxquelles il est temps de rendre un hommage...

C'est tout cela que vous pourrez découvrir et plus encore dans l'exposition que nous inaugurons ensemble ce soir.

Contrairement à une habitude prise dès le début de notre cycle d'expositions, une seule conférence est prévue cette année durant cette période d'expositions : le vendredi 25 mai à 20 heures, le professeur émérite Francis Balace - que l'on ne présente plus - nous parlera, non pas ici à l'OCTC comme annoncé, mais à la salle de la fanfare à 100 mètres en contrebas, de "L'offensive libératrice en Belgique" et de "Burkel, la dernière charge de cavalerie". Nous ne doutons pas que vous serez nombreux à venir écouter ce brillant et passionnant orateur.

Avant de conclure, je remercie, une fois encore, tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à faire de cette exposition un futur succès. Alain vous les citera tous dans quelques instants, mais je m'en voudrais de ne pas citer les autorités  et services communaux pour leur soutien sans faille, les collectionneurs, prêteurs d'objets aussi intéressants que rares, tous ceux - et en particulier les membres du groupe de travail et du groupe de montage de la Maison de la Mémoire - qui n'ont pas compté leurs heures de travail pour atteindre le but fixé... par notre infatigable et dévoué commissaire des expositions Alain Piette, les journalistes de tous les médias qui assurent notre publicité et nos amis de la Confrérie de la Gatte d'Or qui sont fidèles à ce rendez-vous annuel de la Maison de la Mémoire avec leurs délicieux produits de bouche.

DSC_0069.jpgCe fut ensuite le tour d'Alain Piette d'intervenir. Voici la quasi intégralité de son discours:

Reprenons une fois de plus, la machine à remonter le temps : l’HISTOIRE. Nous sommes le 04 mai 1918. Cela fait exactement 1.370 jours que la 1èreguerre mondiale a éclaté ! Dans 191 jours, ce sera l’armistice et la fin tant attendue de cette épouvantable boucherie à l’échelle planétaire. Dans les Balkans, sur le front russe, sur le front italien, au Proche-Orient, cette année 1918  n’apporte que des déceptions à l’ennemi. Et sur le front occidental, cette année 1918 avait débuté en « demi-teintes ». Après l’offensive désastreuse des Flandres de 1917 où ils perdirent environ 400.000 hommes, les Britanniques, en ce début de printemps 1918, ne sont plus capables de fournir un effort immédiat. L’armée se porte un peu mieux. Elle augmente sa puissance par la mise en ligne de nombreuses pièces d’artillerie lourde ainsi que des nouveaux  chars d’assaut bien plus efficaces que leurs prédécesseurs. Toutefois, les réserves françaises en hommes diminuent considérablement.

DSC_0079.jpgL’armé belge, quant à elle, est au mieux de sa condition. Elle a su entretenir la valeur combative de ses unités par de petites opérations sans avoir dû consentir à de grandes pertes. Et cela, rappelons-le, par la volonté inébranlable de notre Roi Albert 1er !

Le 21 mars, l’armée allemande déclenche une grande offensive en Picardie et tente le tout pour le tout. Ca passe ou ça casse ! Et cela réussit presque. Sauf que les Alliés se ressaisissent et parviennent finalement à stopper l’avancée ennemie. Cette fois, l’armée allemande a perdu toutes ses chances de gagner la guerre. C’est aux alliés, maintenant, à réagir fermement, ce qui se fera dès juillet avec le début d’une offensive commune sur toute la longueur des fronts belges, français et britanniques, en compagnie des unités américaines enfin opérationnelles ! C’est ce que l’on nommera plus tard, l’offensive libératrice, qui aboutira, après le recul impressionnant des Allemands, à l’armistice du 11 novembre.

DSC_0088.jpgEnfin, la guerre est terminée ! Les armes se sont tues pour de bon. Mais nos soldats ne rentrent pas encore chez eux : beaucoup devront aussi servir en Allemagne occupée, dans ce que l’on appellera « la Garde au Rhin ».

Tout ce dont je viens de vous parler brièvement se trouve beaucoup mieux expliqué dans notre exposition où vous pourrez aussi vous documenter sur les thèmes que nous abordons cette année.

Remerciements

Comme chaque fois, cette exposition est le fruit d’un travail de longue réflexion et de patientes recherches effectuées par mon équipe de rédaction et moi-même, équipe qu’il me plaît de remercier ici de vive voix. Il s’agit de notre Président d’Honneur, Jean Marie GILLET, de notre Président, Jacques de CARTIER d’YVES, de notre bourgmestre Luc JADOT ainsi que de Joseph CLETTE, notre archiviste-photographe aux mille talents. Un grand merci à tous les autres confrères et consoeurs qui ont participé au montage de l’expo. Il s’agit de : Gilbert CELLIER, Joseph CLETTE, Jacques de CARTIER, Luc JADOT, Marie NICAISE et son mari Walter, Daniel ROSSOMME, Claude ROUARD et son fils Raphaël ainsi que Claudine WARNON

DSC_0094.jpgEt puis, comme chaque année, depuis maintenant 6 ans, je tiens aussi à remercier chaleureusement tous les amis qui ont bien voulu prêter les plus belles pièces de leur collection et les retrouver aux côtés des éléments des collections de mes confrères Jacques de CARTIER d’YVES et Luc JADOT ainsi que de ma propre collection.
Il s’agit de : 
Patrick HILGERS (de Erpent), Jean-Pierre HENROTIN (de Rochefort), Michel TIMPERMAN (de Lavaux-Ste-Anne), Francis GAUTHIER (de Rochefort), Roland de TIMARY (du musée « Héritage » de Goesnes et Jean-Luc JADOT (de Hamois). D’autres personnes nous ont également prêté des documents familiaux. Il s’agit de : Françoise LECHIEN, Francis MONSEUR (que l'on peut voir sur une photo avec sa maman ! et de notre regrettée Odette FAMEREE. Un merci tout spécial à Christian BOUTEFEUX pour le prêt du chariot allemand qui se trouve derrière moi ainsi qu’à Alain LAFFUT pour son transport sur plateau.

Un grand merci également à deux de nos échevins pour leur aide infaillible et indispensable au bon déroulement des préparatifs et du montage : Pierre-Henri ROLAND, premier échevin et échevin de la culture et José TATON, échevin des travaux (qui n’a pas hésité à mouiller sa chemise avec nous !), ainsi que l’équipe technique de la commune pour sa précieuse aide logistique et technique.

DSC_0067.jpg

Merci aussi à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la bonne marche de cette entreprise : Stéphanie SANZOT, Sarah LECLERCQ, Manon GODART, Marie de MOREAU de l’Office du Tourisme et de la Culture (O.C.T.C.)., Muriel ROTH de l’Administration Communale ainsi que Mr HENNUY de Ciney pour l’éclairage de la salle.Merci aussi à ceux qui nous ont prêté les 2 chevaux qui se trouvent à l’intérieur : Quentin FILSFILS du magasin « M.BRICOLAGE » de Ciney et Marc PIERLOT du magasin « TERWAGNE » de Ciney, mais également Paulette WARNIER qui nous a de nouveau prêté son van pour les amener ici. Merci également à Marie DAOUST pour ses superbes coquelicots en céramique qui symbolisent bien notre thème principal (Ils sont à vendre !).

DSC_0100.jpgUn merci tout personnel à mon épouse Jeanine qui a, encore une fois, fait preuve d’une grande patience et de beaucoup d’efficacité dans le « secrétariat » de cette expo.

Et enfin, merci à vous tous, nos amis qui nous suivez, pour beaucoup, depuis 2013 dans nos différentes expositions. A vous voir toujours aussi nombreux, nous ne pouvons qu’éprouver une énorme satisfaction et un sentiment de devoir accompli.

Nous vous donnons d’ores et déjà, rendez-vous pour notre 7èmeet dernière exposition « 14-18 » qui aura lieu, comme d’habitude,  au mois de mai,  l’année prochaine et qui abordera les différents thèmes de l’après-guerre : les années folles et le devoir de souvenir. Nous sommes déjà certains de vous y retrouver tant votre fidélité est réelle !

Pour découvrir 39 photos prises lors du vernissage, il suffit de se rendre, en haut, à droite, à la rubrique Albums Photos et de cliquer sur l'album "expo offensive libératrice Hamois"

Les commentaires sont fermés.