Fous de jardins au domaine de Chevetogne ce week-end des 18 et 19 mai

Ces samedi 18 et dimanche 19 mai se déroulera au Domaine de Chevetogne une toute nouvelle manifestation intitulée «  Fous de jardins » et qui a pour objectif de faire découvrir par le détail les objectifs et les métiers du Parc … Les jardiniers expliqueront leurs gestes quotidiens, les animateurs guideront dans les plus beaux coins du Parc qui sera alors au « sommet » de son épanouissement végétal, des comédiens interpréteront sous les frondaisons des « créations » inspirées par le lieu, chacun des acteurs qui font le Parc tout au long de l’année confiera les secrets de son métier !

DSC_0084.jpgC’est le moment qu’ont choisi Bruno Belvaux et Angeline Sedran pour sortir le premier volume de deux ouvrages intitulés  «  Comprendre Chevetogne » .

Ce premier opus intitulé « Utopie, paysage, jardins, développement  durable » nous arrivera ce lundi. Le deuxième sera présenté le 8 septembre à l’occasion de la grande Garden Party et s’intitulera « La culture, l’architecture, les plaines de jeux »

Quatrième page de couverture de "Comprendre Chevetogne" - volume 1

« Utopie, paysage, jardins, développement  durable »

Qu’appelle-t-on nature? Qu’est-ce qu’un parc ? Et un jardin ?

Le vocabulaire relatif à l’environnement est aussi riche que varié, tant il doit recouvrir des réalités et des concepts distincts, des approches singulières, des options et des points de vue parfois antagonistes.

Potager, jardin historique, jardin de simples, jardin de plaisir, jardin d’enfants, jardin mellifère, jardin public, arboretum, réserve, sanctuaire, conservatoire…

Quelles réalités recouvrent ces mots ?

On pourrait presque dire qu’il y a autant de représentations de la nature qu’il y a d’individus !

La forêt du chasseur, celle du promeneur-rêveur, Jean-Jacques Rousseau, la symbolique du peintre Courbet, et celle, mystérieuse, du géographe-aventurier Sylvain Tesson.

Lorsqu’il s’agit de transformer et de modifier la nature –une conception qui, en soi, a déjà ses détracteurs –, lorsqu’il s’agit d’aligner des arbres, de sélectionner des essences, de drainer ou au contraire de restaurer des zones humides, de tondre les pelouses ou de les laisser monter en graines, mille questions se posent au jardinier, dont les réponses généreront toutes des paysages et des biotopes différents.

Faut-il agir sur la nature, tailler le buis et contraindre la glycine?  Et si oui, comment artialiser sans disneylandiser ?

Ce livre aborde les questions relatives à l’aménagement du paysage de Chevetogne que nous nous sommes posées au cours des trente dernières années et comment nous y avons répondu.

Certains choix se sont vraisemblablement révélés meilleurs que d’autres mais rien, pas un mètre carré, ne s’est fait sans une réflexion plurielle, contradictoire, sans un objectif à atteindre qui n’ait été au préalable clairement exprimé.On ne laisse pas au hasard l’organisation de l’espace public, on ne joue pas le bonheur du plus grand nombre sur une partie de dés !

 

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