Garden Party des Namurois au Domaine de Chevetogne pour y fêter ses 50 ans

DSC_0153.jpgComme d’habitude, ceux qui ont oublié de rejoindre le domaine provincial en de premier samedi de septembre pour y fêter le 50eanniversaire de l’acquisition du Domaine de Chevetogne par la province de Namur ont eu tort : la météo prévue a été bien meilleure que prévue et pas une goutte de pluie n’est venue contrarier le beau programme concocté par l’équipe du Domaine.

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DSC_0200.jpgLes activités se déroulaient sur 5 sites ou zones avec des ambiances spécifiques (congés payés, la vie de château, trappeur, latino et plaisirs simples) : devant et derrière le château, à l’entrée du Domaine via la passerelle et aux étangs côté le Héron et près du futur pont Palladien.

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Ambiance musicale, concerts, promenades, transats, jeux divers pour adultes et enfants, bars, restos, le tout dans une ambiance très décontractée !

Partie protocolaire, un peu chahuté par Benoît Poelvoorde, ami et complice de Bruno Belvaux (en présence de beaucoup de politiciens de la province de Namur)

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DSC_0227.jpgJean-Marc Van Espen, député-président de la province de Namur, a rappelé l’histoire du château, de son hôpital de campagne durant la première guerre mondiale, son achat en 1969 à Valéry Cousin, son dernier propriétaire, le tourisme d’un jour dans les années 70 puis le lancement du caravaning avec un objectif social, les frémissements de l’écoute environnementale dans les années 80 (panneaux solaires, classes vertes), une réflexion en 1995 sur un schéma directeur de l’aménagement du Domaine, avec, chaque année, un élément neuf créé. Nature, culture, tourisme sont ici complémentaires pour un lieu qui n’est ni un parc animalier, ni un parc d’attraction ! En 2008, la piscine est rénovée et cette année, le pont Palladien devrait être achevé. Le Domaine, c’est 7.000 abonnés, 60.000 personnes fréquentant les hébergements, 500.000 personnes par année le visitant, 80 agents, 24 saisonniers, 55 étudiants l’été. Son taux de satisfaction est proche de 98 % (pour Bruno Belvaux, les 2 % mécontents souhaitent à nouveau un karting !). Pour son avenir, il s’agira de savoir comment continuer et de trouver notre place, pour un domaine public, par rapport aux privés. »

 

DSC_0230.jpgPour Bruno Belvaux, directeur du Domaine Provincial, « … pas de livre possible au sujet de Chevetogne sans ceux qui ont fait Chevetogne :

  • Le personnel du Parc qui a pris l’habitude de délais raccourcis et d’entreprises irréalistes, qui construira bientôt un mont Fuji et dont il n’est pas exagéré dès lors de dire qu’il peut déplacer des montagnes. qui pour produire sans cesse plus de bonheur collectif travaille la nuit, les congés, à Pâques et au Nouvel An
  • Les entreprises privées qui ont considéré comme les bâtisseurs des cathédrales jadis que la beauté du geste consenti dans une entreprise généreuse comme la nôtre valait bien de mordre parfois sur les bénéfices
  • Les artistes, les musiciens, les plasticiens, les circassiens, tous ces amuseurs à qui le public demande sans cesse de revoir leur prix, mais qui ont considéré que le projet de démocratie culturelle du Parc leur amènerait en reconnaissance de rires d’enfants, ce qu’ils n’auraient pas de fortune
  • Merci ceux et ils sont plus nombreux parmi les politiques qui nous ont soutenu quand il aurait plus opportuniste, plus démagogue, de critiquer nos coûts alors que certains disent que les urgences sont ailleurs que dans le bonheur d’un pré … faisant mine d’ignorer que plus de nature génère moins de sécurité sociale
  • Je pense à ceux dont on ne voit jamais le travail parce qu’il est administratif, nos juristes, nos services du patrimoine, des assurances, ceux qui gèrent les accidents, les dégâts, ceux qui nous aident à monter nos dossiers régionaux, européens
  • Merci aux indépendants qui nous offrent depuis 20 ans de la bière, des vins, … 700 bouteilles de Maitrank par an pour nos matins câlins, des bâtiments même comme l’Expobox, … tous ce généreux donateurs qui nous donnent à nous parce que nous sommes pauvres comma jadis on donnait à la messe pour se garantir un bout de paradis
  • Merci à ces bénévoles de plus en plus nombreux qui rejoignent chaque jour notre utopie rousseauiste pour nous aider dans les jardins, protéger nos zones humides, défendre nos castors
  • Merci aux journalistes qui ont compris qu’ils avaient ici une incroyable opportunité de promouvoir un beau journalisme moderne de solution qui met les projets fantastiques en exemple plutôt que d’éternellement stigmatiser les mille petites choses qui ne vont pas
  • Je m’incline devant l’abnégation des équipes de nettoyage qui repasseront 3 fois par jour au même endroit sans se lasser, pour imposer le principe cardinal et transcendant qu’une société vertueuse s’enracine dans un environnement propre. Ils contribuent ainsi, par leur travail à affirmer que le civisme commence dans le respect des infrastructures publiques
  • Merci à Benoît Fondu, notre paysagiste, Pascal Lebrun et Pierre Englebert nos dessinateurs roughers qui ont esquissé chaque projet du Parc depuis 25 ans et grâce aux talents de qui, il nous a été plus facile de convaincre ceux pour qui une image vaut mieux que 20.000 mots

Grâce à vous tous, notre Parc est une Arche, un refuge, un labo de la société nouvelle, la nouvelle abbaye de Thélème dont parle Rabelais, ce monde idéal, car, qu’on ne s’y trompe pas, on ne saurait nous réduire comme jadis à une villégiature champêtre façon 19echère à ma collègue Angeline Sedran (sourires complices !) … où l’on traînait une mélancolie désœuvrée entre la chasse au gibier des bois et celui des alcôves en rêvant à Madame Bovary.

Notre objet est politique et philosophique : on réfléchit ici aujourd’hui à la manière de vivre en harmonie avec les autres hommes venus au monde, avec la nature, on s’interroge sur la manière de consommer moins, mieux et différemment, d’inventer de nouvelles sources d’énergie, de régénérer l’environnement et les milieux, de recréer le cadre idéal à l’épanouissement de la biodiversité. Nous sommes des combattants mais des combattants d’un genre nouveau, nous n’avons pas d’ennemis, nous ne voulons battre personne, nous ne voulons coloniser aucun autre peuple, nous n’ambitionnons ni d’être les premiers sur Mars, ni d’acheter le Groenland pour en piller le sous-sol, à quoi bon chercher sous la glace puisque le bonheur, nous le savons, est ici !

Nous voulons, simplement, à l’égal de Voltaire, cultiver notre jardin, bâtir le projet d’une société nouvelle, là ! Arrêtons de jouer les Cassandre, cessons de désespérer nos enfants en leur disant que ce mieux monde est foutu, il suffit pour s’en convaincre de regarder par la fenêtre pour se dire que lorsqu’il le veut, l’homme peut tout, il n’est condamné à aucune fatalité, il peut effacer ses erreurs, semer du pré fleuri, planter des arbres, arrêter l’érosion, faire reculer le désert, dépolluer les rivières, refroidir les océans, arrêter d’ici, par nos haies et avec nos arbres le vent de ouragans. Nous sommes chaque jour plus nombreux à y croire, à induire le changement par l’exemple, et cet enthousiasme est contagieux, des milliers nous rejoignent chaque année, ils seront plus nombreux encore demain. Merci d’avoir été présents toutes ces années à nos côtés, merci d’être venus à notre anniversaire qui est aussi le vôtre et, à dans 50 ans ! »

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DSC_0229.jpgPour René Collin, ministre régional du tourisme, « Le Domaine de Chevetogne est le 3esite le plus fréquenté de la province et le 7eau niveau de la Wallonie (le Domaine des Grottes de Han est le premier), ce qui démontre votre efficacité tout en veillant à y maintenir le tourisme de proximité. Depuis 5 ans, la Wallonie y a investi 1,5 millions d’euros. Vous avez réussi une intégration harmonieuse et de qualité dans la nature. Coup de chapeau à vos ambassadeurs volontaires… »

 

DSC_0231.jpgPour Michel Lecomte (originaire de Havelange), « mon papa était conseiller provincial. Il a porté le Domaine sur les fonds baptismaux. Je ne reviendrai pas sur le 0-4, ici, au Domaine, les équipes sont plus convaincantes ! Bruno, quelque chose a changé au Domaine depuis que tu y es passé ! Tu as pu lui communiquer tous les éclats de ta passion ! »

 

 

 

DSC_0232.jpgPour le directeur de Stabilame, « Nous avons débuté la collaboration avec le Domaine depuis 2006 avec la cabane au bout du monde. Un jour, Bruno m’a demandé si je n’avais pas un bâtiment pour le donner au Domaine en me disant que cela donnera une publicité gratuite pour notre entreprise ! C’est ainsi que l’expo box a été créée et que le Domaine est accessible à nos 150 collaborateurs,  …. »

 

 

DSC_0233.jpgPour José Gilles de Rochefort, représentant les guides et les ambassadeurs bénévoles du domaine de Chevetogne, « je suis très heureux de pouvoir m’intégrer dans ce beau projet. Je le ressens comme un double plaisir un peu comme un enfant à qui on offre une glace à deux boules, la première qui serait une boule vanille symbolisant la douceur et la beauté du parc ainsi que la relation de douce complicité avec la direction, le personnel ouvrier et les bénévoles du parc. On sent que tout le monde avance dans la même direction, que ce soit le chauffeur du petit train qui n’a pas encore eu le temps de dîner à 15h parce qu’il a peur de décevoir les gens qui l’attendent impatiemment ou un des cadres du parc qui fait la plonge un jour de réception du Domaine. Dans ces conditions, on ne peut qu’être enthousiaste et donner le meilleur de soi-même.

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La deuxième boule est un peu au goût du jour, parfois au chocolat, à la fraise ou au gingembre suivant les rencontres avec les différents groupes qui nous rendent visite dans le Domaine. Souvent, ce sont des enfants d’écoles voisines ou d’autres régions du pays, de la campagne ou de la ville avec des perceptions différentes de la nature, de l’environnement. Parfois, ce sont des groupes de pensionnés ou des familles entières qui demandent une autre approche pour découvrir les merveilles de Chevetogne.

C’est cette variété de publics qui est intéressante, elle nous permet la rencontre de personnes d’âges et d’horizons différents. Plutôt que de rester assis devant la télévision, le bénévolat dans le Domaine permet de tisser des relations qui, même si elles sont le plus souvent éphémères, permettent au senior bénévole d’encore trouver une utilité dans la société et des contacts enrichissants pour lui, parce que les groupes ne sont pas muets et sont aussi fiers de nous parler de leur région, de nous donner des suggestions pertinentes pour le développement du parc. Ces contacts sont également enrichissants pour les visiteurs parce que, même si le guide privilégie une communication ludique, il ne permet pas de donner de faux renseignements, ce qu’il dit, il l’a étudié, parfois récemment, ou il le sait pas expérience. Avec nous les bénévoles, il y aura peut-être un problème au niveau des finances de l’Etat car il me semble que le fait de prester ici, à Chevetogne, me rend plus jeune et en meilleure forme. Je pense qu’il en est de même pour les autres bénévoles et comme nous touchons tous une pension, je crains bien qu’on ne contribue pendant longtemps à l’appauvrissement des caisses de l’Etat ! »

DSC_0234.jpgDernier intervenant, non prévu au départ, le fils de Marcel Marlier, le papa de Martine, venu pour la Garden Party avec sa famille, qui, en quelques mots, a résumé l’action de Bruno Belvaux au Domaine, « il fait de l’anti Donald Trump !»

Pour voir 102 photos que j’ai prises tout au long de la Garden Party, il suffit de cliquer sur https://ciney.blogs.sudinfo.be/album/garden-party-chevetogne/

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