Visite du chantier de la zone humide du domaine provincial pour présenter les différentes phases du projet

DSC_0963.jpgC’est en présence du député-président Jean-Marc Van Espen, de son collègue chargé de l’environnement et des travaux, Amaury Alexandre, des responsables du Domaine provincial de Chevetogne et des différents concepteurs et responsables provinciaux des travaux que s’est déroulée une visite de chantier (sous un beau soleil, heureusement !) et de présentation du chantier de la zone humide.

DVC 1.jpgLa presse a ainsi pu prendre connaissance de l'avancement du projet et les différentes étapes et enjeux à venir. Plutôt que la pose d'une première pierre, on a pu participer davantage à une levée d’un peu de vase, comme l’a déclaré Jean-Marc Van Espen au premier moment presse dans les locaux du château.

Philosophie du projet

DSC_0972.jpgCe projet consiste en la restauration du fond de vallée et la reconstruction de la zone humide au confluent des ruisseaux du Mivau et du Molignat. En effet, l’intérêt que l’on porte actuellement aux aspects environnementaux et climatiques n’a pas toujours été la norme et certains aménagements réalisés dans les années 60 ont, parfois, altéré la physionomie et la diversité de nos milieux aquatiques.

DSC_0978.jpgL’objectif de cet ambitieux projet est donc de restaurer cette nature, tant au niveau paysager qu’au niveau de la biodiversité. Anciennement, cette zone était réservée à l’espace caravaning (il accueillait sur 2,5 km entre 350 et 400 caravanes). Les 50 caravanes situées entre le chalet d’accueil et l’étang de retenue du Mivau ont été déplacées, en amont, hors de la zone inondable. Les tarmacs, affectés à l’époque à la circulation, ont été arrachés et recyclés.

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Plus d’un million d’euros d’investissement !

DSC_0965.jpgEn 2016, le Fond Européen FEADER lance un appel à projets portant sur la réhabilitation des milieux naturels endommagés. La Province de Namur remet un projet réalisé par l’équipe du Domaine qui comprend le déplacement des caravanes et la création d’une zone humide telle qu’elle existait à l’origine pour un coût estimé, pour la Province de Namur, de +/- 2 millions d’euros. Le projet sélectionné qui arrive en tête est retenu et fait l’objet d’un financement européen à 80% de la première phase de la zone humide estimée à 1.210.000€ soit un subside de 968.000€ :

  • 580.OOO € du Commissariat Général au Tourisme
  • 387.200 € du Fond FEADER.

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La deuxième phase du projet fait également l’objet de demandes de subventions régionales et les dossiers sont en cours d’instruction auprès, respectivement, du Commissariat Général au Tourisme et d’Infrasports.

Trois phases des travaux jusqu’en 2022

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La première phase des travaux se concentre essentiellement sur :

  • Les travaux de réhabilitation des cours d’eau (reméandrage, création de zones de marnages, remise à ciel ouvert des parties de ruisseaux canalisées)
  • Les terrassements (déplacement des remblais effectués dans les années 70 et aménagement des abords) qui seraient terminés d’ici le début juillet. Les terres déplacées seront utilisées pour construire au fur et à mesure le futur Mont Fuji érigé entre le site du banc du nain géant et de l’esplanade. On peut déjà voir que des filets d’eau apparaissent déjà suite aux débuts de ces travaux !

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  • Le travail sur les voiries (correction de la courbe et abaissement de la voirie au niveau de l’eau
  • La création d’un sentier PMR (en complément des 5 km de promenade PMR autour des plans d’eau du Domaine).

La deuxième phase du projet consistera en :

  • La création d’un pont et d’un sentier en caillebotis d’un km surplombant le plan d’eau et qui servira de zone d’observation privilégiée de l’écosystème environnant,
  • Un aménagement d’une zone de jeu et de psychomotricité à destination des enfants de moins de sept ans.

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La troisième et dernière phase du chantier verra le jour par :

  • La création d’une zone de pique-nique et de barbecue
  • La mise en place d’une sculpture représentant une nymphe au sein du plan d’eau. Elle devrait culminer à 8 m de hauteur et un système élèvera l’eau à son sommet pour faire à la vouivre de grands cheveux d’algues vivantes !

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Le futur pont

DSC_0964.jpgEtienne Cellier a détaillé certains points du projet comme le pont sur lequel les véhicules passeront pour se rendre de l’entrée du domaine vers ses différents sites : tout le monde passe par cet endroit clé du domaine d’où l’on voit à gauche le début de l’étang sans le regarder ! C’est donc une volonté de modifier le paysage pour le redécouvrir ! La digue artificielle qui ferme aujourd’hui la vallée sera remplacée par un pont tout en légèreté qui décorsetera les deux ruisseaux pour leur rendre la liberté. Juste posé à une cinquantaine de cm au-dessus de la zone humide, il ralentira naturellement la circulation par la conduite prudente qu’il induira.

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A quoi vont servir les travaux ?

DSC_0976.jpgIl faut savoir que les zones humides sont les biotopes les plus riches de nos environnements terrestres. Mais, ils sont aussi les plus exposés et les plus menacés et leurs fonctions sont nombreuses ! Détaillons les bénéfices escomptés de la mesure et des travaux réalisés de la zone humide :

  • Une fonction biologique avec un départ de la chaîne alimentaire avec des micro-organismes, des petits poissons, des batraciens, des insectes, … et la poursuite de l’installation des castors (ils ont déjà commencé à travailler dans la nouvelle zone humide), des poules d’eau, des aigrettes, ….

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  • Une fonction hydrologique car la zone inondée (avant le Mivau et le Molignat ont été recouverts et canalisés) fera écran d’orage et bassin de sédimentation pour les terres charriées de l’amont
  • Une fonction touristique qui permettra de mieux mettre en contact l’homme avec la nature

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  • Une fonction pédagogique et citoyenne car on se trouve à peu de distance des classes de forêts. Elle sera donc un observatoire privilégié du milieu lacustre pour les 3.000 enfants qui fréquentent ces classes

 

  • Une fonction sociale et culturelle dont notamment la future zone pique-nique et barbecue
  • Une fonction paysagère plus en adéquation avec tous les aménagements et modifications qu’ont connu le domaine

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