Tout savoir sur le plan stratégique 2020 2022 de l'AIEC

Les lignes directrices de ce plan, présentées fin de l'année dernière, sont établies pour atteindre certains objectifs généraux à plus ou moins long terme.

  • Remplacement du parc des canalisations à raison de 1%/an, soit +/- 5 km/an ;
  • Entretien et remplacement de l’hydraulique du réseau (vannes, pompes, chlorations, …) ;
  • Entretien et rénovation des multiples bâtiments du réseau ;
  • Optimalisation de la gestion et de l’exploitation du réseau à distance ;
  • Mise à jour de la cartographie et adaptation à l’utilisation sur le terrain ;
  • Facturation et créances ;
  • Gestion des zones de protection des prises d’eau.

Ces actions sont réalisées afin de garantir une fourniture d’eau en quantité et en qualité, de travailler de manière performante, et de distribuer l’eau au meilleur prix !

Ce document texte présente les lignes directrices de la politique de l’AIEC pour les prochaines années. Un document composé de tableaux financiers annuels complète et précise certains points de ce plan stratégique.

  • Remplacement du parc des canalisations (objectif 1%/an, soit +/- 5 km/an)

Afin de garantir un bon fonctionnement du réseau en limitant les pertes (fuites d’eau) et le travail de terrain associé, l’AIEC a mis en place une politique de remplacement systématique d’anciennes canalisations. Les canalisations ciblées prioritairement sont des tronçons connus pour leurs faiblesses et leur vétusté. Rentrent aussi en ligne de compte les déplacements de canalisations sur privé.

A l’heure d’aujourd’hui les canalisations listées ci-dessous sont remplacées prioritairement. 

  • Les canalisations en acier (l’ensemble de ces canalisations seront remplacées à court terme - les villages de Maffe, Méan, Bonsin, Bassines, Gros-chêne sont presqu’entièrement constituées de ce type de canalisations – Bonsin et Méan sont presque terminés de ce point de vue).
  • Les canalisations en polyéthylène de diamètre trop faible ou posées sans protection (Conneux, Gemenne p.ex).
  • Les canalisations pouvant présenter un risque majeur d’approvisionnement en cas de rupture (traversées souterraines d’autoroute, traversées de rivières sous les ponts, …).
  • Les canalisations présentant des risques de dommages lors de chantiers de réfections de voiries (fonte grise p.ex.). 
  • Entretien et remplacement de l’hydraulique du réseau (vannes, pompes, chlorations, …)

La gestion de la désinfection du réseau est garante d’une eau saine. C’est ainsi que l’ensemble des points de transit de l’eau sera équipé de dosages automatiques de chlore, il reste XX points d’eau à équiper : X, X, ...

Le suivi de cette chloration sera fait en temps réel avec alarmes de dysfonctionnements.

Certaines pompes connaissent des dysfonctionnements liés à leur usure normale. En fonction de leur ancienneté et de leur état elles sont soit réparées soit remplacées. L’AIEC avait investi et investi toujours dans des pompes de qualité. Lorsque leur âge ou leur rendement ne justifie plus leur réparation, souvent très coûteuse, nous procédons à l’achat de pompes neuves et performantes.

Enfin, la capacité du château d’eau de Gros chêne (40 m³ à seulement 10 mètres de haut) pose problème : il n’a qu’une autonomie de moins d’une heure et ne permet pas de faire face à des déséquilibres entre production et distribution (sécheresse, surconsommations, accidents, …). De plus le faible temps de transit ne permet pas une chloration stable. Vu son âge avancé, 69 ans, il faut envisager de le remplacer. Une étude doit être menée afin de le remplacer par des réservoirs enterrés munis de surpresseurs conséquents ou par un château d’eau plus important (750 m³ à 30 mètres de haut). Le coût d’un tel ouvrage serait compris entre 1 et 2 millions d’euros.

  • Entretien des divers bâtiments du réseau

Des travaux d’envergure sont initiés chaque année afin d’entretenir les 82 ouvrages du réseau (châssis, toitures, maçonneries, étanchéité, …). Un marché de réfection de maçonneries devra encore être lancé ainsi qu’un important chantier de réfection d’étanchéité de réservoirs (cuves).

Outre ces travaux importants sous-traités, l’AIEC réalise l’entretien courant de ces bâtiments.

Des clôtures doivent encore être installées autour des bâtiments. Un nouveau marché de pose de clôtures sera relancé.

Après la réfection de la salle nouvellement acquise auprès de la commune, l’AIEC a prévu de rénover les vestiaires ainsi que le hall (grange) de stockage attenant. Un cahier des charges en vue de choisir un architecte sera présenté fin 2019 afin de réaliser ces travaux en 2020.

Le petit bâtiment dédié à devenir un atelier d’électromécanique sera rénové par nos soins.

A la suite de ces travaux l’ensemble de la cour devra être refait et des loges à matériaux seront aussi créées (2021).

Un autre marché sera aussi lancé afin de protéger nos stockages d’eau (réservoirs enterrés, puits captages) contre de potentiels actes de malveillance (ventilations, regards, alarmes, …) 

  • Optimalisation de la gestion et de l’exploitation du réseau à distance

La totalité des stations actives de l’AIEC sont maintenant connectées au siège de l’exploitation. Le suivi des différents ouvrages et des consommations peut donc s’opérer depuis un ordinateur central.

Un logiciel adapté à l’AIEC et fait « sur mesure » permet depuis 2018 de suivre le réseau depuis des appareils distants du siège (ordinateurs, tablettes, smartphones). Le grand avantage de cet outil est qu’il permet aussi de gérer le réseau et de modifier à distance les paramètres d’exploitation des différents sites (fonctionnement des pompes, niveaux d’eau, …). Il permet également de suivre les différents taux de désinfectant (chlore) à différents points du réseau, les points de chloration sont en train d’être connectés à notre système informatique. Les électromécaniciens travaillent à implémenter sur le terrain d’autres stations de relevés et de mesures connectées.

Les compteurs divisionnaires (villages, quartiers) seront remplacés par des débitmètres connectés. Leurs données (débits de nuit, débit instantané, …) pourront être accessible à tout moment depuis notre siège. Ceci nous permettra de mieux détecter les fuites et les tronçons concernés.

  • Personnel - organisation

En matière de personnel, certains employés entrevoient déjà leur retraite méritée. Dans les cinq prochaines années les contremaîtres (Marc Marée 2024, Marc David 2024), un électromécanicien (sur deux) (Didier Kinard 2023), un technico-administratif (Christian Beghuin 2024) et la comptable (Claudine Burette 2023) se pensionneront. L’équipe devra leur trouver un successeur dans les délais les plus adaptés à leur remplacement.

  • Mise à jour de la cartographie

Une formation nous a permis de mieux exploiter les logiciels de cartographie. Nous utilisons le logiciel libre QGis. Avant la pension des deux contremaitres et réglementairement pour 2024, la cartographie devra être optimale. Nous dessinons cette cartographie en 2D statique. Dans le futur elle pourra évoluer vers une représentation dynamique en temps réel… Du temps devra être dégagé pour cette tâche.

Afin de peaufiner cette réalisation un GPS de précision devra âtre acquis.

  • Sécurité des données : Directives NIS et RGPD

La mise en conformité du fonctionnement doit être adapté. Après avoir échappé aux certifications ISO, il semble désormais que les nouvelles impositions administratives nous obligent à y arriver. En effet, la réglementation générale sur la protection des données personnelles (RGPD) ainsi que la nouvelle imposition sur la protection des données informatiques (directive européenne N.I.S.) vont sans doute nous forcer à être accrédités ISO 9001 (fonctionnement) et ISO 27001 (sécurité informatique). Ce travail de taille demandera du temps au personnel administratif qui n’en dispose actuellement pas.

  • Compteurs abonnés

Les compteurs intelligents font doucement leur apparition sur le marché. Leur coût est toujours assez élevé, +/- 100 €/pc et 5-10 €/an pour la connexion à distance. L’AIEC suit de près cette technologie qui nous permettrait de relever instantanément les index ou l’historique des consommations journalières de l’ensemble du réseau ou d’une partie de celui-ci pour une période donnée et de voir les anomalies (surconsommations, fuites, retours d’eau, compteur à sec, …). Ce système permettrait de facturer trimestriellement la consommation réelle des abonnés.

D’autres types de compteurs intelligents font aussi leur apparition : les compteurs à prépaiement ou compteurs à budget. L’AIEC ne reçoit pas encore de demandes des usagers en ce sens mais ces appareillages pourraient soulager des personnes en difficultés de paiements, voire de permettre à certaines personnes d’apurer leurs dettes. Ce sont des compteurs équipés d’une vanne automatique et reliés à un lecteur de carte qui lorsque le solde devient insuffisant réduisent le débit au minimum et forcent ainsi l’usager à recharger sa carte (CPAS, AIEC, commune, …).

  • Réalisation et facturation des raccordements : terrassements et/ou sous-traitance

En dehors du remplacement de canalisations qui s’est renforcé et se maintient, l’entretien du réseau a été délaissé ces dernières années : remplacement de vannes, de BI, de compteurs, … L’accent est mis sur cet aspect à présent mais le temps de travail reste le même. C’est la raison pour laquelle de nombreux raccordements sont sous-traités depuis près de 1 an.

De plus les règlements et autorisations pour les terrassements en terrain public (voiries, accotements, …) se sont compliqués : Powalco, police, Clim, SPW, … Enfin, les mentalités s’individualisent et les personnes pour qui nous travaillons (abonnés) sont de plus en plus critiques et difficiles.

Pour ces raisons, l’AIEC envisage de ne plus travailler dans le domaine privé, voire même public.

Si cette disposition est déjà d’actualité dans d’autres sociétés de distribution, le rôle de « service public » s’en trouverait atteint. Sur base de cette réflexion et du coût de la sous-traitance il pourrait également être envisageable de recruter une équipe de terrassiers fontainiers et d’investir dans du nouveau matériel.

En termes de devis et de facturation de la réalisation des raccordements l’AIEC réalise des devis au cas par cas ; c’est ainsi que nos prix peuvent varier du simple (raccordement en cave sans ouvrir la voirie) au triple (raccordement en traversée de voirie régionale). Un prix forfaitaire pour les raccordements des logements unifamiliaux pourrait être utilisé afin de mettre tous les habitants sur un même pied d’égalité. 

  • Réduction de l’impact environnemental et production d’énergie

Les placements et les garanties des banques ne sont pas satisfaisants. Afin garantir l’argent placé en banque, des investissements pourraient être réalisés.

Des pistes de réflexions avaient été lancées : achat d’immeubles (terrains, appartements, …), investissements énergétiques, remplacement d’infrastructures du réseau, … Ces deux dernières sont en phase de développement.

L’autonomisation énergétique de l’AIEC permettrait d’investir de l’argent à court terme pour une rentabilité à long terme. Des sites de production d’énergie pourraient être implantés sur notre territoire, éolien et solaire principalement.

En parallèle, une étude de réduction de la consommation énergétique doit être menée : isolation, performances moteurs, gestion des chauffages, récupération de chaleur, …

En termes de réduction des émissions de gaz à effets de serre des énergies alternatives pourraient être implémentées : gaz naturel CNG, véhicules électriques, géothermie de l’eau souterraine, …

Une étude de l’ULg débutera en ce sens dès que l’état des lieux des ouvrages de l’AIEC sera fait.

  • Sécurisation du réseau : garantir une fourniture d’eau en quantité et en qualité

La sécurisation du réseau doit devenir une priorité : le manque d’eau se fait ressentir un peu plus chaque année et nos réservoirs ne sont pas assez sécurisés contre des actes de malveillance (cf. point 3).

L’année 2019 a à nouveau été sensible en termes de volumes d’eau disponibles. En effet, une surconsommation constante a été constatée durant les épisodes très chauds de mai à août 2018, alors que la recharge hivernale est restée trop faible. Il semble de plus en plus important de se prémunir contre ce genre d’inconvénient climatique récurrent.

Bien avant ces sécheresses, il paraissait important de trouver des points d’eau afin d’assurer un approvisionnement conséquent pour les zones de Noiseux et les zonings de Baillonville. Il s’agit de renforcer l’alimentation en eau du château d’eau de Gros-Chêne. Une prospection a été menée aux alentours de Mirlipinpin et de Gros-Chêne. Concluante en novembre 2018, elle l’était beaucoup moins en juillet 2019.

Si un point de forage a été désigné (sourcier) à Moressée, celui-ci ne sera pas utilisé pour renforcer le réseau mais bien pour remplacer la source de ce village dont la protection n’est pas envisageable vu sa situation.

Par contre un point d’eau a été mis en évidence par un sourcier en septembre 2019 alors que les nappes atteignent des niveaux historiquement bas. Ce point d’eau est annoncé à une profondeur de +/- 100 mètres pour un débit de +/- 25 m³/h à proximité de notre captage de Buzin (+/- 50 mètres). Avant d’envisager le forage un bureau d’hydrogéologues sera consulter pour tenter de confirmer cette nouvelle ressource.

D’autres prospections pourraient également être initiées au niveau de la Calestienne en vue de s’autonomiser sur la zone de Hotton.

  • Entretien du parc informatique

Le parc informatique a été renouvelé en 2019, nous attendions que les travaux de connexion du village de Scy à un internet rapide (fibres optiques) soient réalisés. Le serveur a été remplacé en 2017. Mis à part le renforcement de la sécurité informatique, nous n’envisageons pas d’investissements dans ce domaine.

 

  • Gestion des zones de protection des prises d’eau

L’étude des zones de protection de toutes les ressources en eau de l’AIEC se termine. Il faut maintenant s’atteler à mettre en œuvre les plans d’actions établis.

Divers permis d’environnement (anciennement permis d’exploiter) doivent être rédigés ou actualisés, puis être approuvés. La rédaction de ces documents demande beaucoup d’énergie. De plus des parcelles devront être acquises ; en effet l’AIEC doit être propriétaire des parcelles situées dans un rayon de 10 mètres autour des captages.

  • Mise à disposition de la nouvelle salle de réunion

La nouvelle salle de réunion, ancienne salle du village à l’abandon, a été acquise auprès de la commune avec la condition de la mettre à disposition des habitants du village pour un prix modique.

A ce jour nous ne l’avons pas encore louée car il manque certaines garanties ainsi que certaines installations. Des clôtures doivent encore être installées afin d’empêcher l’accès des visiteurs au reste de la cour. Un contrat d’assurance doit être construit. La gestion du matériel de l’AIEC doit être sécurisée (vidéoprojecteur, sono, vaisselle, etc.).

La salle devrait pouvoir être louée en 2020 !

  • Et enfin distribuer l’eau au meilleur prix !

Le prix actuel est de 2,15 €/m³ depuis 2012. Le moins cher de Wallonie…

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