Le 21 juillet de la commune de Hamois a été célébré à Natoye cette année

DSC_0006.jpgAlors qu’habituellement, la célébration du 21 juillet dans la commune de Hamois se déroule à Hamois (proximité de l’église, du monument aux morts et d’une salle pour une réception après la partie officielle), cette année, vu l’absence de verre de l’amitié et de repas, la commémoration de notre fête nationale s’est déroulée à Natoye: tout d’abord devant le monument aux morts pour la traditionnelle remise de la gerbe avec André Fortemaison, entouré par la bourgmestre et le premier échevin,

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puis par le discours de Valérie Caverenne et enfin par l’officie religieux, à quelques centaines de mètres plus loin à l’église du village. La plupart des membres du Collège et du conseil communal étaient présents !

DSC_0003.jpgLa partie musicale était animée par des membres de la Concordia. Par rapport aux autres années, j’ai constaté l’absence d’enfants, que la plupart des personnes présentes (mais pas toutes !) étaient bien masquées. Vu l’endroit où se trouve le monument à Natoye, d’où 3 routes s’y croisent, quelques automobilistes ainsi qu’une trentaine de motards en balade, ont dû prendre leur mal en patience et, malgré eux, ont assisté à quasi toute la partie officielle.

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DSC_0013.jpgVoici la partie intégrale du discours prononcé par Valérie Caverenne, bourgmestre (exceptée pour évoquer les personnes présentes et excuser les absents)

Lorsque Léopold 1er prêta serment le 21 juillet 1831, il hérita d’un pays qui venait de conquérir son indépendance quelques mois plus tôt face aux troupes hollandaises et son Roi Guillaume. C’est finalement le 8 juin 1939 que le traité fixant notamment les frontières de ce nouveau royaume, fût ratifié.

En 1865, à l’âge de 30 ans, c’est au tour de Léopold II de monter sur le trône. Époux de la Reine Marie-Henriette, le « Roi bâtisseur » a soutenu nombre de travaux publics dont la modernisation des ports, le perfectionnement des voies de communications ou encore la construction de monuments remarquables telles les arcades du cinquantenaire à Bruxelles. Il fût également à l’initiative de la colonisation du Congo. Par ailleurs, en 1909, trois jours avant sa mort, le Roi signa la loi sur le service militaire obligatoire.

DSC_0018.jpgLe soixantième anniversaire de l’indépendance du Congo, le 30 juin dernier, a ramené au centre de l’actualité la période coloniale de notre pays avec ses conséquences et ses exactions. Dans ce contexte, notre souverain Philippe a exprimé ses plus profonds regrets au peuple congolais pour les "actes de violence" et les "souffrances" infligés au Congo léopoldien puis belge.

DSC_0012.jpgIndépendamment de l’analyse qui sera réalisée prochainement par une commission d’enquête parlementaire sur la question coloniale, nous devons garder à l’esprit que l’histoire ne s’efface pas en supprimant ses symboles. Au contraire,  il faut être attentif à ne pas condamner l’histoire à l’oubli au même titre que ses enseignements. « La connaissance du passé constitue en effet une pierre angulaire pour la compréhension du présent et la construction du futur ». A nous de poursuivre le travail de mémoire et de sensibilisation notamment aux différentes formes de ségrégation et de racisme.

Ce jour de fête nationale, célébré en Belgique depuis 1890, est d’ordinaire un jour de fêtes populaires aux couleurs du drapeau belge et de la brabançonne. C’est aussi une opportunité pour mettre à l’honneur tous ceux qui se sont battus pour notre pays, sa liberté et sa prospérité.

DSC_0004.jpgCette année, la cérémonie a un accent particulier outre les conditions de notre rassemblement devant ce monument. Nous ne pouvons ignorer la crise sanitaire inédite qui nous touche à l’instar du monde entier. Elle impacte toutes et tous, directement ou indirectement que ce soit humainement, socialement ou économiquement. Pensons spécialement à ceux qui ont perdu un proche ou qui ont été précarisés par le covid-19.

DSC_0010.jpgJe saisis cette occasion pour rendre hommage aux femmes et aux hommes engagés en première ligne. En alerte depuis le début de cette pandémie, ils n’ont pas ménagé leurs efforts : personnel des services de santé, de sécurité ou de secours, de nos écoles ou issu de toutes les autres fonctions essentielles qui ont maintenu courageusement leur activité pour continuer à faire fonctionner notre pays.

D’autre part, je tiens à souligner l’implication de nos concitoyens. L’entraide et la solidarité dont nous avons été les témoins durant ces derniers mois sont réconfortants, de même que le respect des mesures édictées par le Conseil National de sécurité. Que chacun et chacune soient vivement remerciés et encouragés à continuer l’effort. Le virus étant toujours présent, il est essentiel de rester prudents.

Pour conclure, rappelons-nous la devise de notre pays « L’union fait la force ». Devise qui résonne d’une façon singulière en situation de crise. Et surtout, espérons que ces quelques mots, liés aux valeurs fondamentales de la Belgique, puissent inspirer les responsables politiques à qui le Roi vient de confier la tâche délicate de former notre futur Gouvernement fédéral. Vive la Belgique, vive le Roi !

Pour découvrir 18 photos que j’ai prises devant le monument aux morts de Natoye, il suffit de cliquer sur https://ciney.blogs.sudinfo.be/album/21-juillet-hamois-20/

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