Enseignement

  • Commémoration du 75e anniversaire de l'Institut de Schaltin et de la rafle d'enfants juifs et de réfractaires au travail les 18 et 19 octobre

    Voici le programme de la journée officielle du vendredi 17  à l'Institut de Schaltin:

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    - 14h: séance académique

    - 17h30: conférence "d'un château à l'autre", de Schaltin à Buckingham Palace

    - 19h: apéro Schaltinois

    - 19h30: repas du 75e anniversaire

     

    Voici le programme des vendredi 18 et samedi 19 octobre dès 10h:
    - expositions
    - diffusion de reportages
    - reconstitution d'une scène de vie
    - Camp Militaria et balades à bord de véhicules historiques
    - Jeux pour enfants
    - Bar et petite restauration
     
    Les châteaux de Schaltin

    Le château féodal

    On ignore quand fut construit le premier château - château fort - de Schaltin. En 1604-1605, à la demande du prince Charles de Croy, le peintre Adrien de Montigny peint le château et le village de Schaltin, construit dans la vallée du ruisseau de Champion qui alimentait ses douves.

    Il se compose du château avec donjon et tours, accessible par un pont-levis - la haute cour - et d'une ferme - basse-cour.

    Le château est rénové en 1724 par Jacques (de) Blochouse, Receveur de S.A. & des Etats du Païs de Liège, pour en faire un lieu de vie plus agréable et confortable, au goût du jour.

    Il est décrit en détails en 1743 par Pierre-Lambert de Saumery - dit Saumery - dans Les délices du Pais de Liège, dans les termes suivants : Entre les différens ruisseaux qui forme la rivière du Bouc, on voit s'élever des coteaux fertiles dont le travail infatigable des habitants augmente encore la richesse. C'est au pié de l'un d'eux qu'est situé le château de Schaltin, siège de la juridiction du village du même nom & de celui de Frisée qui en est voisin. Sa première entrée, située au nord, est celle d'une basse cour, fournie de tout ce qui sert à l'économie de la campagne. On y voit une seconde porte défendue de deux tours par où on entre dans une seconde cour plus grande que la première, & bordée de vastes bâtiments voutés avec une grande solidité. Le donjon, situé à l'orient, est un bâtiment oblong flanqué de deux tours & entouré d'un fossé d'eau vive, revêtu de pierres de taille avec un garde-fou de même. C'est un bâtiment dont le plan consiste en trois chambres quarrées & deux autres rondes, ménagées dans la capacité des tours : ajoutés à cela un  vestibule dont les murs sont enduits de stuc en panneaux, & où l'on trouve un bel escalier en rampe par où on monte aux étages supérieurs. La chapelle, placée au-dessus du vestibule, communique à un balcon, placé au-dessus de la porte, & d'où l'oeil découvre un paisage très-agréablement varié. Le jardin situé à l'orient, est un parterre divisé en six quarrés, bordés de plate-bandes de fleurs, & orné d'un joli cabinet de maçonnerie. Il est environné d'un petit ruisseau qui le sépare d'un jardin potager & va ensuite se jetter dans le Bouc...

    Les deuxième et troisième châteaux

    C'est à côté du château féodal qu'est construit, vers 1825-1830, par Léopold-Joseph de Valensart, un petit château de style néoclassique (ou Empire), très similaire au château de Buresse, de style Empire également.
    Ce château disparaît dans un incendie vers 1900. Sur son emplacement, le comte Louis de Meeûs et son épouse Anna Martini reconstruisent un château de style éclectique, en utilisant les matériaux du pays : la pierre d'avoine pour le gros oeuvre et la pierre bleue pour les soubassements et encadrements de portes et fenêtres.

    En 1935, à la mort du baron Alfred de Jacquier de Rosée, le château devient un hôtel- restaurant. C'est un endroit cossu et de bonne renommée.

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    De la cure à l'institut...
    C'est le 1er avril 1943 que s'ouvre au château de Schaltin, à l’initiative du père jésuite Pierre Capart et de ses amis de la « Jeunesse Ouvrière Chrétienne », la Cure pour adolescents débiles qui accueille des enfants souffrant d'un déficit alimentaire chronique, des réfractaires au Service du Travail Obligatoire (S.T.O.) imposé par l'occupant allemand, des enfants et des adultes juifs pourchassés par l’occupant.

    Tous sont accueillis et bénéficient de la volonté pragmatique des fondateurs qui disaient «Il faut faire quelque chose ! ».

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    A la fin du second conflit mondial, un nouveau type de solidarité voit le jour, la prise en charge de jeunes en difficulté sociale.

    L’insertion dans le milieu scolaire ordinaire des jeunes étant compliquée, les responsables décident en 1948 de créer, sous l’appellation « Ecole adoptable du Home de Schaltin », un enseignement primaire.

    En 1953, la « Cure pour Adolescents débiles » devient les « Cures et Foyers pour Adolescents ». Ils sont composés d’un home qui propose une éducation dans un climat familial, ainsi que d’une école primaire et professionnelle. Ils prennent en charge 80 jeunes ayant des difficultés scolaires et comportementales, issus de familles dont les parents étaient déchus de leurs droits, sous décision des juges de la jeunesse, orphelins et « inclassables ».

    En 1954, grâce à la générosité d'un mécène, ils deviennent propriétaires du domaine de Schaltin.

    En 1955, l’école se transforme en école professionnelle de type B5 – B6 et organise des formations pour les métiers du cuir, de la mécanique et de la menuiserie, conjointement à l'enseignement primaire

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    Fin des années 50, l’école n’organise plus l’enseignement primaire.
    Suite à l’assemblée générale de l’association du 6 mars 1962, les « Cures et Foyers pour

    Adolescents » deviennent les « Foyers pour adolescents ».
    En application de la loi du 06.06.1970, l'école professionnelle devient un établissement

    d'enseignement secondaire inférieur spécialisé.

    En 1977, le home devient un Institut Médico-Pédagogique (I.M.P.), agréé pour des jeunes présentant des troubles du comportement.

    En 1985, l’école d’enseignement secondaire spécialisé devient l’asbl «Ecole Professionnelle Secondaire Inférieure Spécialisée de Schaltin».

    Suite à la création de l’« Agence Wallonne pour l’Intégration des Personnes Handicapées » l’IMP devient en 1997 le « Service Résidentiel pour jeunes de Schaltin », il accueille 79 garçons de 6 à 18 ans atteints de troubles caractériels présentant un état névrotique ou prépsychotique et nécessitant une éducation appropriée.

    En 2002, l’asbl « Foyers pour Adolescents » élargit son offre à des jeunes bénéficiaires français et aux adultes porteurs de handicaps.

    Elle crée le Service de Logements Supervisés « Mon projet » situé à Ciney et le Service d’Accueil de Jour pour Adultes « Solignac » situé dans les anciens bâtiments de l’asbl « La bergerie » à Frisée -Schaltin et devient, en 2005, l’asbl « Foyers pour Jeunes et Adultes ».

    Le 1er septembre 2004, le site de Schaltin accueille une décentralisation du Centre Scolaire « Claire d’Assise » de Bouge qui propose un enseignement primaire spécialisé.

    A ce jour, l’« Institut de Schaltin » est composé :

    • -  De l’école primaire d’enseignement spécialisé « Centre Scolaire Claire d’Assise » sur le site de Schaltin.

    • -  De l’ « Ecole Professionnelle Secondaire Inférieure Spécialisé » sur le site de Schaltin qui propose les finalités travaux du bâtiment, cuisine de collectivité et mécanique automobile.

    • -  Du Service d’Accueil de Jour pour Adultes « Solignac » situé à Frisée-Schaltin.

    • -  Du Service de Logements Supervisés « Mon projet » situé à Ciney.

    • -  Du Service Résidentiel pour Jeunes sur le site de Schaltin.

    Schaltin en Belgique occupée – Professeur Docteur Luc MICHEL
    Schaltin est un nom qui résonne du début à la fin du conflit mondial 1940–1945. On le

    retrouve dans trois grands drames de la Belgique occupée.

    Premier drame : le 10 mai 1940, le Ministère de la Défense Nationale donne, par voie d'affiche et radio, l’ordre aux hommes de 16 à 35 ans, qui ne sont pas mobilisés mais inscrits dans la "Réserve de recrutement", de se soustraire à l’envahisseur en rejoignant par leurs propres moyens les Centres de Recrutement de l'Armée Belge (CRAB) : 100 000 jeunes obéissent. Les CRAB, installés d’abord dans le Hainaut et les Flandres, sont transférés rapidement dans les régions militaires de la Gironde, de Toulouse, Nîmes et Béziers suite à l’avance foudroyante de l’armée allemande. La capitulation de l'Armée belge le 28 mai ne signifie pas la fermeture des CRAB. Certains officiers d’encadrement sont même mis aux arrêts par les autorités françaises.

    L’encadrement militaire de ces jeunes est souvent insuffisant et les soucis d’intendance sont majeurs pour ceux qui n’ont pas la chance d’être logés chez l’habitant. Vers la fin d’août 1940, la majorité des 100 000 jeunes sont progressivement rapatriés. Cependant, 321 jeunes Belges perdent la vie dans l'aventure, dont au moins quatre fusillés arbitrairement par l‘armée française sous le motif d'espionnage.

    Un camp de regroupement de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) fonctionne au château de Gaujac à Pinsaguel-lez-Toulouse, transformé en sanatorium par le R.P. Capart jusqu’en septembre 1940 pour les plus jeunes éléments des CRAB. Nombre de ceux-ci présentent un sévère état de délabrement physique, psychique et moral. Après leur rapatriement, certains sont accueillis dans les « Centres de cures pour adolescents débilesde l’entraide jociste » installés à Tourneppe, Braine-l’Alleud, Schaltin et Leffe. Ces centres hébergent déjà, sous de fausses identités, des jeunes issus des cantons d’Eupen – Malmédy - Saint-Vith qui s’opposent à leur enrôlement de force dans la Wehrmacht.

    Second drame : le 20 janvier 1942, lors de la conférence tenue dans la villa Marlier à Wannsee, la dernière main est mise à la « Endlösung der Judenfrage » (la solution finale du problème juif). La machine bureaucratique nazie intensifie la Shoah sur une échelle industrielle. La Shoah est caractérisée en Belgique par l’ordonnance du 27 mai 1942 sur le port de l’étoile jaune, les rafles des 15 et 28 août à Anvers, du 3 septembre à Bruxelles et du 11 septembre à nouveau Anvers. Mais, il n'y a pas que des rafles. La moitié des Juifs arrêtés le sont de façon individuelle. Ces arrestations individuelles sont le fait des Allemands, mais sont aussi la conséquence des "chasseurs de Juifs", qui guident la police allemande. Yvonne Jospa (nom de code Jaspar) et Yvonne Nevejean, directrice de l’œuvre Nationale de l’Enfance, collaborent avec le Comité de Défense des Juifs (CDJ) coordonné par Andrée Geulen, et entrent en contact avec la JOC.

    Plus précisément, Yvonne Jospa rencontre les responsables nationaux de la JOC à la Centrale Jociste au 79 Boulevard Poincaré à Bruxelles, qui est un centre actif de Résistance côtoyant dans le même bâtiment les logements d’auxiliaires féminines del’armée allemande : les souris grises. Au sein de la JOC est ainsi créé un groupe clandestin supplémentaire mettant l’appareil jociste au service du CDJ. Les maisons de cure de la JOC, dont celle de Schaltin, accueillent des enfants et adolescents juifs dès la fin 1942 et jusqu’à la fin de la guerre malgré la rafle à Schaltin du 2 août 1944.Tôt après la libération, le nom de Schaltin est souligné dans un rapport publié le 28 septembre 1945 par l’Office Israélite de Presse et de Documentation. Ce rapport identifie le rôle du R.P. Pierre Capart, aumônier de la JOC au Centre de cures de Schaltin; le même père qui s’occupait avec les jocistes des CRAB en juin 1940 au château de Gaujac. Il sert également de "boîte aux lettres" pour maintenir un lien entre les 58 enfants juifs cachés à (certains y séjourneront plus de 590 jours) et leurs parents. Il est reconnu Juste parmi les nations par l’Institut Yad Vashem en 1971.

    Troisième drame : au début 1942, Winston Churchill initie la « go slow policy » consistant à ralentir par tous les moyens possibles l’effort de guerre allemand. Rien qu’en biens industriels confisqués depuis le 28 mai 1940 par l’occupant, le montant total s’élève, le 31 août 1940, à une valeur représentant cinq fois le total des exportations d’avant-guerre de la Belgique vers l’Allemagne. Par ailleurs la Belgique compte un grand nombre d’ouvriersspécialisés. Le 6 mars 1942 une ordonnance allemande institue le service du travail obligatoire en Belgique. L’ordonnance du 6 octobre 1942 va encore plus loin : elle instaure le service du travail obligatoire en Allemagne (STO). D’avril 1941 à avril 1943, 200 000 belges travaillent en Allemagne (volontaires et STO). A partir du 7 mars 1943, les étudiants de première année des Universités doivent s’inscrire aux Offices du Travail pour une période de 6 mois, et le 2 avril 1943, il en est de même pour les séminaristes. En juillet 1943, le bilan est de 310 000 travailleurs belges en Allemagne. Vont alors s’organiser en Belgique occupée de nombreux réseaux d’aide aux travailleurs réfractaires au STO, dont celui de la JOC, cheville ouvrière de l’ATE (Aide aux Travailleurs à l’Etranger) qui est, en fait, une couverture officielle pour les activités clandestines de l’ATR (Aide aux TravailleursRéfractaires aux STO). Stimulé fermement par Churchill, le gouvernement belge Pierlot- Spaak, exilé à Londres, va tenter de coordonner toutes ces initiatives en les aidant financièrement.

    C'est dans ce but que la Sûreté de l’Etat belge à Londres et le Special Operations Executive (SOE) britannique, ainsi que le Political Warfare Executive (PWE) organisent plusieurs missions en Belgique occupée qui établissent, entre autres, des contacts entre deux agents parachutés et le président de la JOC ; contacts qui aboutissent dès septembre 1943 à la constitution du Réseau Socrate. Fait exceptionnel, Socrate lève enBelgique occupée un emprunt de plus de 270 millions de francs de l’époque pour financer effectivement et équitablement la Résistance civile et armée, l’aide aux familles des condamnés pour fait de résistance, l’aide aux juifs, et à partir de fin 1943 l’aide aux réfractaires au STO. Schaltin héberge en permanence plusieurs dizaines de réfractaires au STO sous la houlette des pères Pierre Capart et Charles Dauvin en coordination avec les responsables nationaux de la JOC.

    Un rapport d’activité du 15 novembre 1942 au 31 octobre 1943 mentionne que 131 réfractaires au STO sont hébergés à Schaltin. Toutefois, l’aide à Schaltin ne se fait via le réseau Socrate qu’au début 1944 par le biais du président de la JOC, Victor Michel, en accord avec l’aumônier général, le chanoine Joseph Cardijn. Ils sont les seuls à connaître la provenance des fonds jusqu’à la libération.

    Par la rafle du 2 août 1944, le nom de Schaltin reste un témoignage en terre wallonne de la barbarie nazie. Toutefois, Schaltin constitue aussi un lumineux symbole de l’Accueil et de la Solidarité en Belgique occupée envers les plus faibles et les plus démunis, et ce sans aucune distinction; ainsi qu’un précieux témoignage de la Résistance de simples citoyens contre la Shoah et le STO.

    La rafle des enfants juifs et des réfractaires au Service du travail obligatoire (S.T.O.) - 2 août 1944. Voici le récit de la rafle par Marcel Liebman, un des enfants juifs cachés à Schaltin :

    Le 2 août, vers 9 heures, alors que le rassemblement du matin venait de s'achever, je montai dans une chambre qui servait de salle d'études, ouvris mes livres et mes cahiers de latin. J'avais à peine écrit quelques lignes qu'un vrombissement d'autos me fit sursauter [...] Je me précipitai vers la fenêtre, jetai un coup d'oeil au dehors et reculai d'horreur. Les Allemands étaient là et, hurlant des commandements incompréhensibles, faisaient irruption dans le château. Je fis quelques pas dans le hall du deuxième étage et j'y rencontrai un camarade juif. Nous restâmes là quelques instants, prêtant l'oreille, essayant de comprendre ce qui se passait sans nous risquer à descendre.

    -Ne descendons pas, dis-je à mon compagnon. S'ils montent, nous nous enfermeront dans les cabinets ou nous nous échapperons par les toits...

    -Fais ce que tu veux, moi je vais au rez-de-chaussée, me dit-il. Il tremblait comme une feuille et me regardait, hagard.

    -Tu es fou : ils vont t'arrêter ! Qu'est ce que tu risques à rester ici ?

    -C'est inutile. Nous sommes fichus ! Autant se rendre.

    Je le suppliai de n'en rien faire, de ne pas m'abandonner. En vain... Le malheureux avait perdu la tête. Il me quitta, descendit dans le hall d'entrée et se livra aux policiers nazis. Quant à moi, je me terrai dans ma chambre. Y restai-je une heure ou deux à attendre, prêt, si j'entendais les Allemands approcher, à me jeter sous un lit. Le temps me parut interminable et la situation désespérée. A tout moment, je m'attendais à voir les gestapistes faire leur apparition et s'emparer de moi. mais les minutes passaient et les quarts d'heure, interminables. Seules les rumeurs de la maison et quelques cris prouvaient que les Allemands étaient toujours dans le château. Lorsque j'entendis un nouveau bruit de moteur, je n'osai plus regarder par la fenêtre, craignant que ces vrombissements annoncent non pas le départ des Allemands, mais l'arrivée de nouveaux policiers. Après toute cette agitation, un grands silence s'était emparé des lieux. Pourtant, je restai rivé à mon lit. Cette prudence me sauva car une pétarade se produisit peu après : c'était une seconde voiture allemande arrivée en renfort.

    Il était très tard lorsque je me risquai hors de ma cachette. Prudemment, je descendis vers le premier étage et me trouvai bientôt confirmé dans mon espoir : les gestapistes avaient disparu. C'est à ce moment que je pensai à mon frère Léon. Qu'était-il devenu ? Les Allemands l'avaient-il arrêté ? Et mes camarades ? Je me précipitai au rez-de-chaussée. Léon était là, dans le hall, qui me faisait de grands signes. Et les autres, où étaient-ils ? Ils en ont arrêté sept, me dit Léon, et il me raconta le drame.

    A peine les Allemands étaient entrés au château et avaient-ils fait irruption dans le bureau de l'aumônier que tout le monde avait été rassemblé sur le perron par un des policiers. Quelques minutes plus tard, un gestapiste se planta devant le groupe de garçons, promenant sur leurs visages un regard inquisiteur. A ces côtés, il y avait ce jeune Juif qui, mort de peur, m'avait quitté pour se livrer à la police. Il était d'origine allemande et complètement égaré : cette double raison suffit à lui faire accepter la fonction d'interprète et celle d'intermédiaire. S'adressant à ses camarades, il déclara : "Voilà, nous sommes découverts. Cela ne sert à rien de nier. Ils sont venus chercher sept Juifs et c'est moi qui doit les désigner. Si je le fais pas, ils s'en chargeront eux-mêmes. Et maintenant, je vais vous traduire toutes les paroles de l'officier". Et il traduisit : "Que les jeunes gens juifs sortent des rangs. C'est une question d'honneur et de loyauté. Pourquoi vous cachez-vous ici d'ailleurs ? Car vous êtes des lâches des hypocrites, des parasites et des fainéants. Maintenant, vous allez partir pour l'Allemagne où nous vous mettrons au travail. Ce sera pour vous une vie nouvelle. Je ne vous cache pas que ce sera assez dur, mais nous vous traiterons correctement.

    Après quoi, le malheureux interprète désigna du doigt sept garçons. Parmi eux, il y avaient six Juifs, dont Léon et un jeune homme "aryen" qui put se faire reconnaitre comme tel. Les six garçons furent séparés des autres et durent se présenter dans un salon où d'autres Allemands les attendaient. Quand Léon y pénétra, il eut la présence d'esprit de déclarer : "Je ne suis pas Juif. Je suis Espagnol et vous n'avez pas le droit de m'arrêter". A sa plus grande surprise, il entendit un officier lui répondre : "Dans ce cas, excusez-nous. Les Espagnols sont nos alliés et nous avons le plus grand respect pour le général Franco. Vous pouvez vous retirer". Léon s'exécuta, abasourdi. Un autre Juif réussit à duper les Allemands et fut immédiatement relâché. Quatre garçons, parmi lesquels Samuel Freuman, furent emmenés. Après quoi, furieux sans doute de na pas avoir pu découvrir les sept Juifs qu'ils recherchaient, les Allemands se vengèrent en arrêtant trois dirigeants de la colonie (dont deux étaient des réfractaires au Service du Travail Obligatoire - S.T.O.). Tous furent déportés en Allemagne[...]

    (Ex : LIEBMAN, Marcel, Né Juif - une famille juive pendant la guerre, Bruxelles, 2011)

  • Plus d’un millier d’anciens de Saint Jo pour fêter le 175e anniversaire de leur école

    DSC_0136.jpgSi, pour la partie officielle, le public présent était plutôt composé d’anciens professeurs de l’école (mais les anciens élèves comme un ancien député président, Willy Borsus, une ancienne ministre, Catherine Fonck, des anciens devenus bourgmestres, député, … n’avaient pas manqué le rendez-vous) et d’anciens élèves qui sont arrivés, au fur et à mesure, en fonction des timings familiaux, pour la fête proprement dite, ils sont venus par centaines rejoindre le site de l’école.

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    DSC_0118.jpgLes conditions climatiques particulièrement favorables (pas de pluie, tout avait été prévu pour s’abriter !) ont provoqué pas mal d’embouteillages entre les deux grands chapiteaux et l’espace entre Europe, Darwin et Archimède où se trouvaient des food-trucks et bars de spécialités. Petite expo photos, espaces conversations, animations musicales, témoignages d’anciens et surtout retrouvailles entre anciens des mêmes promotions étaient au programme d’une longue, très longue soirée où il ne fallait pas oublier de mettre sa petite laine pour éviter tout problème au lendemain de l’événement !

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    Si, pour les discours officiels, j’ai épinglé quelques phrases de chacun des orateurs, par contre, pour les témoignages des parcours de Franz Delieux et de Thibault Hastir à Saint-Jo, j’ai préféré tout écrire.

    DSC_0125.jpgFrance Goossens, inspectrice principale des écoles lasalliennes, a rappelé l’histoire de St Jean-Baptiste de la Salle à Reims où il créée une communauté éducative et évangélique : « les maîtres deviendront très vite des Frères des écoles chrétiennes. 3 siècles plus tard, le projet éducatif lasallien est toujours présent même si le contexte actuel est très différent. Aujourd’hui, nous pouvons toujours puiser des idées de St Jean-Baptiste pour notre enseignement. Nous ne devons pas seulement former des futurs étudiants bons et instruits mais faire du jeune un citoyen éduqué ! Nous avons obligation de toucher les cœurs ! »

    DSC_0129.jpgPour Daniel Latour, président du P.O., « notre école n’a cessé de croître. De nouvelles constructions sont apparues au détriment des espaces verts. Il a fallu abattre des arbres ! Prochainement, sur le nouveau parking, des hêtres verront le jour, pour démontrer notre désir de préserver notre beau cadre. Actuellement, notre enseignement secondaire compte 1.735 élèves. »

    Le pacte d’excellence, le tronc commun et toute la pédagogie développée à l’école ont également été développées par les directions des humanités techniques et générales avant que la plaque anniversaire ne soit dévoilée.

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    Deux témoignages croisés des promotions 1958 (Franz Delieux) et 2006 (Thibault Hastir)

    DSC_0132.jpgFranz : En 1946, je suis rentré en 1èreprimaire à l’Institut Saint Joseph, chez les Frères, comme on disait alors. C’était dans le bâtiment aujourd’hui disparu de la rue Courtejoie. Les soutanes et les rabats blancs des religieux côtoyaient les costumes cravates des maîtres laïcs. Nos récréations se déroulaient dans la cour et dans la plaine où se trouve actuellement le bâtiment Darwin. J’ai commencé l’école primaire chez Frère Marcel et je l’ai terminée chez le Frère Modeste. Les Frères en prenant l’habit religieux recevaient un nouveau nom commençant par M en Belgique-Sud.

     

    DSC_0133.jpgThibault : Je suis, pour ma part, entré à Saint Jo accompagné de ma maman, institutrice maternelle, 45 ans plus tard, dans le courant de l’année 1991. Le bâtiment dans lequel j’ai effectué mes premiers pas à Saint-Jo était également situé rue Courtejoie mais quelques centaines de mètres plus haut qu’à l’époque de Franz. J’ai effectué ma rentrée en primaire en 1994, année du 150e. Les Frères y ayant cédé leur place à une sympathique équipe d’enseignants. Je garde notamment de très beaux souvenirs de mes passages successifs auprès du regretté Pierre Donnay, d’Annie Henry, Jannick Focant, sans oublier Jean-Pierre Mazy, notre emblématique professeur d’éducation physique de l’époque (lui-même ancien élève de l’école). Notre voyage à bord d’un train couchette en direction de la Suisse, nos verts séjours à Wellin et Chevetogne ou encore nos innombrables parties de football sur la cour de récréation restent à tout jamais gravés dans ma mémoire. Et je donnerai très cher pour faire un bond dans le passé et revivre une journée type à Saint-Jo, accompagné de tous mes camarades et profs de l’école.

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    Franz : En 1952, je suis entré en humanités modernes, l’année même où sortait la première promotion : ils étaient 8 ! En 6emoderne, chez le Frère Marie-Théophile, nous étions 41 dans la même classe. L’année suivante, nous sommes entrés dans ce bâtiment, appelé bloc des modernes, le premier de tous les bâtiments du site actuel. Au terme des 6 années secondaires, nous étions 7 pour terminer notre parcours chez le Frère Ménandre-Luc mieux connu sous le nom de Choumaque. Sa mort, en 1988, marquera la fin des Frères à l’école. En cette année 1958, l’Institut comptait 10 classes primaires et 8 en modernes.

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    Thibault : Après 6 merveilleuses années passées dans le primaire, c’est en 2000 que j’effectue mon entrée dans la grande école accompagné de mes camarades de primaire et rejoint par de très nombreux jeunes des villages voisins. Le 1erseptembre 2000, nous n’étions plus 41 en attente de l’appel de nos noms et prénoms afin d’intégrer une classe du bâtiment Archimède mais bien 243 ! Ce que je retiens avant toute autre chose de mes 15 années passées sur les bancs de Saint-Jo, c’est cet esprit de camaraderie, ces innombrables rencontres, ces amitiés nées sur ce site magnifique qui perdurent encore aujourd’hui. Quand on y repense, quel bonheur de se lever chaque matin et de retrouver les copains chaque jour de la semaine tout au long de l’année. Qu’est ce qu’on a pu se marrer !

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    Franz : Après ma formation pédagogique à Malonne, encore chez les Frères, je suis venu enseigner à Saint-Joseph pendant 40 ans. J’ai connu les festivités du 100een 1951 (retardé par la guerre), du 120e, du 125eet bien sûr, du 150een 1994 et du 175eaujourd’hui. Pour celle du bicentenaire, je passe le relais à mon jeune voisin !

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    Thibault : Sorti en 2006, non plus à 7, mais bien à 141 et après un passage, comme mon voisin, par Malonne, j’effectue mon retour à Saint-Jo en 2012, après y avoir déposé mon seul et unique CV. Saint-Jo, c’était un choix évident, tellement nostalgique de mon passage, je ne pouvais bosser qu’à Saint-Jo ! En 6 années, bien des choses avaient changé. Le bâtiment Icare, ci-dessous, était sorti de terre. M.Leveau, professeur de sciences tout au long de ma scolarité, avait remplacé M. Volvert à la tête de l’enseignement général et bien des professeurs marquants étaient partis vers de nouveaux horizons. La liste est longue, Gérard Trompette, Bernard Georges, Paulette Laffut, Jean-Marc Colinet ou encore Jacques Maljean pour ne citer qu’eux. Je n’ai malheureusement pas connu les festivités antérieures, mais, c’est avec grand plaisir que j’accepte le relais qui m’est cédé par Franz, lui aussi un pur produit Saint-Jo pour les 25 années prochaines, au moins, ….

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    Franz : Depuis le 29 septembre 1844, 243 disciples de Saint Jean-Baptiste de la Salle sont passés par Saint-Joseph qui s’est remarquablement développée. A l’école primaire des débuts vient s’ajouter l’école moyenne en octobre 1882, une école industrielle du soir en 1901, le début en 1949 du dernier cycle des humanités modernes, de l’école technique en 1959 et de la section latine, en 1962 de l’école normale, en 1964 de l’internat. En 1971, l’enseignement dévient rénové et ouvre une large panoplie d’options. Les Frères, tout au long de ces années, ont transmis leur foi et leur savoir à des générations de jeunes de la région cinacienne. Présents à l’école jusqu’en 1988, ils furent d’abord épaulés puis remplacés au fil des années par des enseignants laïcs qui perpétuent aujourd’hui en 2019 le projet éducatif lasallien.

    Toutes les photos de la matinée et de la fête (192 en tout !) sont à voir sur https://ciney.blogs.sudinfo.be/album/175-ans-st-jo/

  • 175 ans de Saint Joseph la fête a déjà commencé ce matin à l'école

    Si la partie officielle du 175e anniversaire de la création de l'Institut Saint Joseph de Ciney débute cet après-midi à 17h30, toute une série d'animations (la journée était sans cours) étaient prévues tout au long de ce vendredi.

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    Toutes les photos de cette matinée et de la fête sont et seront sur https://ciney.blogs.sudinfo.be/album/175-ans-st-jo/

  • L’institut Saint Joseph de Ciney fête ses 175 ans le 20 septembre

    Depuis le 29 mars, les anciens rhétoricien(ne)s témoignent sur la page Facebook Générations Saint-Jo

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  • Vingtième rencontre Eurodyssée à Budapest pour des Cinaciens

    La 33eédition de l’Eurodyssée de l’Institut Saint Joseph de Ciney s’achève avec la venue à Budapest d’un groupe de 11 étudiants accompagnés par deux professeurs, Isabelle Paul et Laurence Fisse. Si les élèves sont hébergés chez leurs jumeaux qui ont été accueillis dans les familles cinaciennes en avril dernier, les professeurs sont hébergées à l’école.

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    DSC_0120.jpgSi, c’est la vingtième fois qu’un échange européen existe entre Saint Joseph et une école de Budapest, c’est le septième échange avec l'Apasczai Caere Janos Gyakorlogimmnazium.

                   

    Comme tous les autres échanges de Saint Jo, c’est avant tout une véritable aventure humaine d’échanges culturels pour les jeunes !

    Au programme de la semaine, le dimanche en famille, la découverte de Budapest (la place des Héros, le parc de Városliget, les bains de Széchenyi

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    DSC_0192.jpg, le quartier du château de Buda, la visite du parlement, une promenade sur la colline de Gellert), un pique-nique sur l’île de Marguerite avec en soirée des feux d’artifice (la fête nationale hongroise était mardi), un bain dans le lac Velencei (il fait très chaud à Budapest et sa région) et la découverte de Szentendre, petit paradis pour les artistes et artisans près de Budapest. Le retour en Belgique se déroule samedi soir, en espérant qu’aucune grève de Ryanair ne le perturbe !

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  • 14e rencontre Eurodyssée en Roumanie pour des Cinaciens de Saint Jo

    Dans le cadre de l’Eurodyssée, 11 élèves de l’institut Saint-Joseph de Ciney, accompagnés de leurs professeurs Valériane Frippiat et Renaud Delieux, viennent d’effectuer un séjour d’une semaine en Roumanie, et plus spécialement à Résita à environ 130km de Timisoara. C’était la quatorzième fois que l’échange était organisé entre le Colegiul National Traian Lalescu et l’ISJ.

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    Grâce à un programme varié, les élèves belges, hébergés chez leurs jumeaux roumains qu’ils avaient reçu durant la première semaine de Pâques, ont pu découvrir les multiples facettes de cette région. Les professeurs et élèves roumains leur ont montré la ville de Résita grâce à un parcours-jeu. Cette ville est célèbre pour ses industries. C’est de là que provient le métal de la tour Eiffel. Ils ont pu voir l’exposition des locomotives fabriquées dans cette ville depuis 1872. Le groupe a pu découvrir la ville de Timisoara avec son centre-ville accueillant ainsi que sa cathédrale orthodoxe et les différentes places comme celle de la Liberté. Il y eut également un moment de shopping dans le grand centre commercial de cette ville et la visite d’un musée consacré à l’histoire de l’habitat roumain.

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    En outre, les élèves belges et roumains ont profité du climat méditerranéen pour se détendre dans une piscine. Un atelier de danses locales, une marche dans la belle nature roumaine, la visite d’un zoo ont été les nombreuses activités de la semaine. Tout cela s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse et amicale. Pour preuve, le pique nique  préparé par les parents et les professeurs ainsi que des soirées karaoké et just dance bien distrayantes. Les élèves belges ont été marqués par l’accueil roumain. Cet échange était le prolongement de la 33èmeédition de l’Eurodyssée qui se clôturera au mois d’août par le septième échange avec l’Apasczai Csere Janos à Budapest.

  • 14e échange entre l’institut Saint Joseph de Ciney et Banska Bystrica

    Dans le cadre du projet Eurodyssée de l’Institut Saint Joseph de Ciney, un petit groupe d’étudiants de l’école, accompagnés par deux professeurs, Aline Demin et Céline Vonêche, ont retrouvé leurs jumeaux slovaques durant une semaine d'échange qui vient de s’achever. C’était la quatorzième fois que des Cinaciens effectuaient un séjour en Slovaquie centrale, et plus spécialement à Banska Bystrica, accueillis par le Gymnasium J.G. Tajovsky dont la ville était bien connue pour son exploitation du minerai de fer.

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    Au programme :

    • le weekend d’arrivée dans les familles
    • le lundi, accueil par la proviseur du lycée, match dans la salle du sport au choix le volley, le foot,... puis des ateliers de fabrication des T-shirts, création avec du fil métallique et présentation de l’alliance française
    • le mardi, descente de la rivière qui traverse la ville en rafts, pique-nique avec des grillades
    • le mercredi: visite de la ville de Banska Bystrica et particulièrement de son musée de la 2e guerre mondiale et du soulèvement
    • le jeudi, visite d'une ville classée par l'UNESCO, d'abord la visite d'une ancienne mine d'argent, puis visite guidée de la ville et baignade dans un lac naturel dans l'après midi. Au retour à Banska, le dîner d'adieu en présence des familles qui ont accueillis les Belges durant une semaine
    • départ pour Bratislava le vendredi pour le retour en Belgique

     

  • Atelier gratuit de confiance en soi à St Joseph à Ciney le 24 juin ouvert aux 5e et aux rhétos

    Dans 15 villes de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Ciney et Dinant pour notre région) les élèves de 5eou de rhétos peuvent  participer à une journée FREE (donc gratuite) de découverte de leur personnalité de base avec l’ennéagramme. Un max d'infos sur www.librele24juin.be

    Qu’est-ce que c’est que ce truc pour un jeune : « Un modèle qui te permet de comprendre comment tu fonctionnes, ce qui te motive au fond de toi, tes plus belles qualités et tes besoins essentiels pour ta vie en général. Un outil efficace pour te comprendre dans ce moment de ta vie où tu vas quitter l’école et choisir ta voie ! Si tu viens avec tes amis, c’est encore plus intéressant car tu pourras aussi mieux les comprendre.

    Ce ne sera pas un cours ! Cette journée sera ludique et interactive, en groupe, animée par des formateurs professionnels et expérimentés. Tu passeras à l’avance un questionnaire de personnalité validé scientifiquement et tu recevras tes résultats ainsi qu’un livre sur l’ennéagramme. Pour s’inscrire, il suffit de cliquer sur  l’organisation de cette journée sur #registration C’est gratuit mais l’inscription est obligatoire ! A l’institut Saint Joseph de Ciney, c’est une ancienne de l’école, Julie Engels, qui organise cet atelier gratuit !

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    Pour ceux qui le souhaitent, ceux qui sentent qu’ils ont besoin d’aide à l’orientation, ils peuvent poursuivre l’atelier gratuit avec deux journées de coaching, en groupe, avec une méthode nouvelle et originale, « Projeter les films de ma carrière »

    La journée gratuite du 24 juin est en effet la première étape, pour bien se connaître. Les deux suivantes permettent, si ceux qui en ont besoin, d’aller plus loin dans le choix de leurs études, à partir de leurs centres d’intérêt, de leurs valeurs, de leurs compétences et des environnements qui leur correspondent le mieux.